‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 165 sur 312 · I. Cal. Rom.loc. cit,, n · texte numérisé non relu

I. Cal. Rom.loc. cit,, n

pecter, aimer avec un profond sentiment de déférence et respecter avec un sentiment non moins profond d'amour. Voilà ce que l'on oublie trop facilement aujourd'hui. Le foyer domestique n'est guère plus, dans beaucoup de familles, l'école de respect qu'il devrait être, et s'il ne l'est plus, c'est parce qu'il a cessé d'être le sanctuaire religieux, tel que Dieu l'a voulu. Or, c'est le respect, et le respect d'inspiration religieuse, qui doit pénétrer, animer et vivifier les relations domestiques, tant de la part des parents que de celle des enfants. Les motifs en sont faciles à donner.

II. Objet et motifs des devoirs des enfants. — D'après le texte sacré, l'enfant doit honorer son père et sa mère. Les parents sont en effet, « comme une personnification du Dieu immortel. Nous contemplons en eux l'image de notre origine ; par eux la vie nous a été transmise ; c'est d'eux que Dieu s'est servi pour nous communiquer l'âme et l'intelligence ; par eux nous a été ouverte la voie des sacrements, de la religion et de la culture humaine et civique ; par eux nous avons été formés à la pureté des mœurs et à la sainteté (i). » C'est avec raison qu'il est fait mention de la mère, pour nous rappeler en particulier « ses bienfaits et ses services à notre égard, ses soins et sa sollicitude pendant la gestation, sa peine et ses douleurs pendant l'enfantement (2), » ses veilles et sa tendresse incessantes pendant les premières années de notre vie.

La religion et la nature, la piété et la reconnaissance s'unissent ainsi pour dicter nos devoirs envers nos parents : respect et déférence, puisqu'ils sont l'image de Dieu et tiennent visiblement la place de

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