‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 166 sur 312 · I. Cat. Rom», loc, cit., n. 11. — 3. Ibid. n. la · texte numérisé non relu

I. Cat. Rom», loc, cit., n. 11. — 3. Ibid. n. la

RESPECT, AMOUR, OflélSSANCE 879

Dieu auprès de nous ; amour reconnaissant et empressé, puisque, par eux et d'eux, nous viennent tant de biens dans l'ordre physique, intellectuel, moral et religieux. Dette bien douce et facile à payer quand on songe que « leur tendresse est telle que, pour nous, ils ne reculent devant aucune fatigue, aucun effort, aucun danger, et que ce qui peut leur arriver de plus agréable, c'est de se sentir aimés d'enfants pour lesquels ils ont tant d'affection (i), » et consentent tant de sacrifices.

III. Nature de ces devoirs. — Honorer quelqu'un, avons-nous dit plus haut, c'est d'abord avoir de lui des sentiments distingués. Honorer ses parents sera donc, pour Tenfant, concevoir des sentiments conformes à leur nature et à leur rôle, c'est-à-dire les tenir et les vénérer pour les représentants de Dieu, les détenteurs de son autorité, les organes de la transmission de la vie, la source féconde du dévouement et du sacrifice d'où tout lui est venu. Mais honorer quelqu'un, c'est encore s'intéresser au plus haut point à tout ce qui le concerne. Honorer ses parents sera donc encore, pour l'enfant, veiller et travailler autant qu'il le pourra à assurer leur bonheur, leur honneur et leur joie dans toutes les circonstances de la vie. Animé de pareils sentiments, l'enfant n'a pas de peine à prêter à ses parents une oreille attentive, à se soumettre docilement à leurs ordres, à accomplir leurs moindres désirs, à les prendre pour con-

I. IbicL, n. i3. Le Catéchisme Romain ajoute : « Pendant que Joseph jouissait des premiers honneurs et des plus hautes dignités auprès du roi. il reçut son père avec beaucoup d'égards, à son arrivée en Egypte. Et Salomon, voyant un jour sa mère venir à lui, la salua très respectueusement et la fit asseoir sur le trône royal à sa droite, »

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fidents, pour guides et pour modèles, à solliciter au besoin leurs avis et à ne faire toujours avec eux qu'un seul cœur et qu'une seule âme.

« Nous honorons nos parents, dit le Catéchisme Romain, quand nous prions humblement Dieu pour que tout leur réussisse de la manière la plus heureuse, qu'ils soient environnés de la faveur et de la considération des hommes, qu'ils se rendent toutàfait agréables à Dieu et aux saints qui sont dans le ciel. — Nous les honorons quand nous réglons nos dispositions sur leur jugement et leur volonté. Tel est le conseil de Salomon :

(( Ecoute, mon fils, Vinstruclion de ton père, Et ue rejette pas l'enseignement de ta mère : Car c'est une couronne de grâce pour ta tête, Et une parure pour ton cou (i). »

«Semblables conseils dans saint Paul: a Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste (2). » (( Vous, enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur (3). » Les exemples des plus saints personnages sont là pour confirmer cet enseignement. Quand Isaac fut lié par son père pour être sacrifié, il obéit humblement et sans résistance ; les Réchabites, pour ne jamais s'écarter des conseils de leur père, s'abstinrent pour toujours de l'usage du vin. — Nous honorons nos parents, quand nous imitons leurs bonnes actions et leur bonne conduite ; car la plus grande marque d'estime qu'on puisse donner à quelqu'un, c'est de vouloir lui ressembler. — Nous les honorons, non pas seulement en leur demandant des conseils, mais en les mettant en pratique (4). »

L'accomplissement de tels devoirs suppose une famille harmonieusement réglée, dominée et inspirée parle sentiment religieux et comprenant toute l'importance pratique de l'éducation chrétienne.

I. Prou., I, 8-9. — 3. Eph.yW, I. — 3. Col, m, ao, — 4. Coi. Rom., Iqc. cit,, n. i3.

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