CONTRÉ LA TRAITÉ
esclaves, et il ajouta des exhortations aux fidèles pour que, en expiation de leurs fautes, ils offrissent leurs esclaves à Dieu et aux saints. »
5. « D'autres nombreux bienfaits de r Eglise sont également à signaler à ce propos. C'est elle, en effet, qui a constamment défendu, en employant à ce sujet la sévérité de ses peines, les esclaves conl/reles procédés violents et les pernicieux outrages de leurs maîtres ; à ceux qui |étaient opprimés par la violence, elle offrait le refuge de ses temples. Elle ordonna d'admettre les affranchis à ren- [ire témoignage en justice, et elle ne ménagea pas la correction à ceux qui se permettaient, par des artifices coniamnables, de réduire en servitude les hommes libres. Ile favorisa d'autant plus la liberté des esclaves qui, de juelque façon que ce fût, se trouvaient lui appartenir îclonles temps et les lieux, soit en établissant que tout ien d'esclavage pouvait être brisé par l'évêque en faveur le ceux qui, pendant un certain temps, auraient fourni les preuves louables, soit en permettant facilement à 'évêque de déclarer libres, de son autorité souveraine, :ux qui dépendaient de lui. »
(i. Son action sur les lois civiles, « Il faut attribuer à
-prit de miséricorde et au pouvoir de l'Eglise que la
mérité des lois civiles ait été négligée en faveur des
M-laves et que les adoucissements introduits à cet effet
ar saint Grégoire-le-Grand aient été adoptés dans les
'^des des nations, comme cela fut fait, grâce surtout à
liarlemagne, qui les introduisit dans ses Capitulaires ,
même qu'ensuite Gratien dans son Décret. »
7. Contre la traite. A la fin du xv^ siècle, l'Eglise veilà ce que l'esclavage ne vînt pas à s'introduire dans les lys nouvellement découverts de l'Afrique et de l'Amérile. On y eut recours, en effet, pour l'exploitation des rilesses et, pour cela, on établit la traite des nègres ; semable mesure fut prise à l'égard des indiens. Mais, « dès l'il connut avec certitude cet état de choses, Pie II s'aessa sans retard à l'autorité épiscopale compétente par le lettre dans laquelle il blâma et condamna^ trne aussi