‹ Le Catéchisme romain, ou, L'Enseignement de la doctrine chrétienneChapitre 193 sur 312 · I. Jac, v · texte numérisé non relu

I. Jac, v

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\re, et cela d'autant plus que celui-ci est moins apte à se défendre et que son avoir, pour être de minime importance, revêt un caractère plus sacré. »

4. But encore plus élevé de l Eglise, Il est évident que la fidèle observation des devoirs signalés suffirait pour faire cesser tout antagonisme et en supprimer les causes ; mais l'Eglise vise plus haut, car elle ambitionne de resserrer l'union des deux classes par les liens d'une véritable amitié. Et pour cela elle engage les hommes à considérer la vie terrestre pour ce qu'elle est, c'est-à-dire une épreuve passagère, et les biens d'ici bas pour des moyens d'acquérir la vie éternelle.

L'emploi de la richesse, voilà ce qui importe ; car les afflictions, qui forment presque toute la trame de la vie mortelle, ne sont que des stimulants de la vertu et des sources de mérite; personne n'y échappe, pas même les riches. Et ceux-ci doivent se rappeler que leur richesse n'est d'aucune utilité pour la vie éternelle, maisplutôtun obstacle, qu'elle a été l'objet de menaces inusitées de la part de Jésus-Christ et qu'ils devront rendre à Dieu, leur juge, un compte rigoureux de l'usage qu'ils en auront fait.

(( Nul assurément n'est tenu de soulager le prochain en prenant sur son nécessaire ou sur celui de sa famille, ni même de rien retrancher de ce que les convenances ou la bienséance imposent à sa personne ; nul, en effet, ne doit vivre contrairement aux convenances (i). Mais, dès qu'on a suffisamment donné à la nécessité et au décorum, c'est un devoir de verser le superflu dans le sein des pauvres (2). C'est un devoir, non pas de stricte justice, sauf les cas d'extrême nécessité, mais de charité chrétienne; un devoir, par conséquent, dont on ne peut poursuivre l'accomplissement parles voies de la justice humaine... Voici le résumé de cette doctrine : quiconque a reçu delà divine Bonté une grande abondance soit des biens externes et du corps, soit des biens de l'âme, les a reçus dans le but de les faire servir à son propre perfectionnement,

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