COMBATTRE LA LUXURE
crime d'un seul, on a vu détruire non seulement le cou-* pable, mais parfois une ville entière, comme ce fut le cas de Sichem.
« Pour détourner les hommes de ces criminels excès, le curé pourra très bien rassembler d'autres traits de la vengeance divine consignés dans les saints Livres, tels que la ruine de Sodome et des autres villes voisines, la punition des Israélites qui avaient péché avec les filles de Moab dans le désert, et la destruction des Benjamites. « Ceux qui échappent à la mort n'échappent ni aux ■ douleurs, ni aux tourments cruels dont ils seront frappés. ! Dans l'aveuglement de leur esprit, ils en viennent à ce I point de ne tenir compte ni de Dieu, ni de leur réputation, 1 ni de leur dignité, ni de leurs enfants, ni enfin de la vie ; I et ils se rendent par là tellement mauvais et inutiles \ qu'on ne peut leur confier rien d'important et qu'ils ne ! sont propres à aucun emploi. David et Salomon en sont I la preuve. Le premier, après son adultère, devint tout à coup si différent de lui-même et passa de la plus grande douceur à une cruauté telle qu'il exposa à une mort certaine Urie, dont il avait reçu les plus grands services. Le second, une fois livré sans retenue à l'amour des femmes, abandonna le culte du vrai Dieu pour suivre des dieux étrangers. Tant il est vrai que ce péché, selon l'expression d'Osée (i), emporte le cœur de l'homme et le plonge dans l'aveuglement (2). »
II. La pratique de certaines vertus. — i. Celle de la tempérance et de la mortification en général. Car l'homme, depuis la chute, par l'intempérance et l'immortificatioii, est porté vers le mal, notamment vers la luxure ; et en lui, ce n'est pas seulement le corps tout seul, ni l'âme toute seule, « c'est l'homme tout entier, tel qu'il naît d'Adam, avec sa double vie morale et physique ; c'est cet homme naturel qui reste toujours tout l'homme, même après que la grâce du Christ nous a relevés, guéris et déifiés.