VERITES A CROIRE DE NECESSITE DE MOYEN
gnements de la foi chrétienne et l'efficacité des sacrements, semble être pour tous les fidèles une nécessité de moyen. Si, cependant, ils a étaient dans l'impossibilité de connaître les autres dogmes chrétiens, et si, avec la grâce de Dieu et sur son témoignage, ils croyaient fermement qu'il existe une divinité juste, bonne, digne de confiance, supérieure au monde, qu'elle est offensée par nos fautes, mais qu'elle veut bien nous les pardonner quand nous nous en repentons, qu'elle récompense nos bonnes actions en une autre vie par un bonheur sans fin qu'il peut seul nous donner et qui dépasse les joies d'ici-bas ; s'ils pensaient en outre que Dieu a révélé tout cela, ces hommes auraient, au sentiment des plus illustres théologiens, la foi en Dieu strictement nécessaire pour leur justification, alors même qu'ils ne se formeraient de ces vérités que des notions concrètes et qu'ils y mêleraient de bonne foi un assez grand nombre d'erreurs (i). »
Ce n'est là qu'un minimum indispensable et qui ne supprime pas, pour chacun, l'obligation de s'instruire le mieux possible de la religion qu'il professe et des devoirs qu'elle impose. Mais hélas I il faut bien le reconnaître, c'est une obligation à laquelle on se soustrait beaucoup trop facilement de nos jours, et il n'est pas rare de rencontrer même des chrétiens pratiquants d'une ignorance invraisemblable en matière religieuse, et qui sont coupables de leur insuffisance d'instruction. Toujours est-il que l'acte de foi, dans la mesure où on peut le faire, doit intervenir dans la vie chrétienne comme l'une de ses nécessaires manifestations. Le mieux serait (le le réitérer chaque jour, au moins chaque semaine; et les moralistes estiment qu'oji ne saurait s'en