IV. Péchés contre la foi
Après avoir eu soin de rattacher à la foi les dons d'intelligence et de science, eaint Thomas traite des vices contraires. Les uns sont opposés à la foi elle-même : tels, l'infidélité, qui comprend l'infidélité en général, l'hérésie et l'apostasie ; les autres sont opposés à sa profession: tel, le blasphème; d'autres enfin aux dons d'intelligence : tels, l'ignorance, l'aveuglement volontaire et Thébétude coupable du sens intellectuel. Les plus graves sont ceux qui détruisent la foi; mais quelques uns, sans la
I. Alexandre VII, le 29 septembre i665, a condamné cette proposition : « L'homme n'est obligé dans aucun temps de sa vie à produire un acte de foi, d'espérance et de charité, qui soit prescrit par des lois divines relatives à ces vertus. » Prop. I ; Denzinger, n. iioi (972). — Innocent XI, le 2 mars 1679, a condamné ces deux autres : « La foi n'est pas censée tomber sous un précepte spécial, si on la prend en ellemême. » — « C'est assez de faire un acte de foi dans sa vie. » Prop. 16 et 17 ; Denzinger, n. 1 166-1 167 (io33-io34). — 3. Voir t. I, p. 1 46-1 49, le texte de cette profession de foi, rénumération des personnes qui sont tenues de la faire et les circonstances où oUe doit être faite*