‹ Le Cathéterisme des Uretères: Par les Voies NaturellesChapitre 20 sur 44 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

Jeune fille de 25 ans, atteinte de cystite tuberculeuse très douloureuse, avec pyélonéphrite gauche; la taille hypogastrique, faite par le professeur Guyon, montra des lésions très avancées de la muqueuse vésicale. Les sondes furent introduites dans chaque uretère à la profondeur de quatre centimètres, et leur extrémité libre fut passée dans l'urètre, de façon à pouvoir recueillir l’urine de chaque rein dans un récipient stérilisé; après quoi, M. Guyon cautérisa fortement la vessie. Dès le lendemain, la malade put dormir cinq heures de suite, ce qui ne lui était pas arrivé depuis plusieurs années; les sondes fonctionnèrent parfaitement, elles furent laissées en place une dizaine de jours, et le résultat fut satisfaisant. La malade mourut de tuberculose pulmonaire deux ans après.

Comme conclusion à la dernière partie de cette étude, on voit que le cathétérisme des uretères constitue quelquefois une ressource utile dans le traitement des hydronéphroses, des pyonéphroses, des rétrécissements de l'uretère. Il apporte un moyen, d’une efficacité confirmée par les faits, pour le traitement des fistules rénales.

On Lira plus loin les observations de cathétérisme que j'ai pu rassembler. Celles que je dois à MM. Guyon et Albarran, celles que j'ai pu recueillir moi-même sont les premières en date dans la littérature française. Elles laissent sans doute bien des points obscurs; mais elles montrent que, dans bien des cas, le cathétérisme de l’uretère met entre les mains du chirurgien un précieux moyen de diagnostic et une méthode de traitement parfois efficace. Je laisse à de nouvelles recherches le soin de confirmer ou de modifier les conclusions que j'ai cru devoir en tirer.

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