URINE DU REIN SAIN. URINES DU REIN MALADE
CHARS NAS MER teen A SOD NC) ORNE Eee, ET dd. 250 RP ne PL OI De DD en rie ee Re LIT DES Urée #1... 8,80 par litre . Urée........,..... 4,80 par litre Albumine.,...... traces. Albumine.......... 3,80 —
Enfin, l'injection sous-cutanée de bleu de méthylène, répétée à deux reprises selon la méthode de MM. Achard et Castaigne, a donné chaque fois un résultat positif pour le rein gauche, au bout d’une heure et demie environ. Pour le rein droit, la coloration n’est apparue à aucun moment'.
La sonde urétérale est laissée en place pendant quinze jours; elle est retirée le 4 juin. A partir de ce moment, le malade continue à avoir des urines légèrement troubles, dont la quantité totale s'élève environ à 2,000 gram. par 24 heures.
11 part au bout de huit jours pour l'asile de Vincennes, d'où il revient quinze jours après, pour se faire examiner.
L'hydronéphrose ne s’est nullement reproduite.
Revu au mois de décembre 1897, le malade se sent parfaitement guéri et se refuse à toute nouvelle exploration de son uretère ; il est donc impossible de dire si la poche d'hydronéphrose est complètement vide. Cependant, à la palpation, on ne sent que le rein légèrement descendu, non volumineux, et l’on peut très facilement le refouler sous les fausses côtes. Le bruit de galop est devenu beaucoup moins marqué.
1 Les détails suivants complètent l'observation communiquée à la Société de
Chirurgie.
OBservATION IL (personnelle et inédite) '.
(Service de M. Boureey).
Kyste hydatique du foie pris pour une hydronéphrose ;le cathétérisme de l'’uretère
montre que le rein est indemne. — Laparotomie.
G... Cécile, 48 ans, entre le 9 juin 1897 dans le service de M. Bouilly à l'hôpital Cochin, salle [V, it n° 11.
Ménopause depuis un an; trois enfants, le dernier il y a onze ans.
Il y a sept ans, la malade s’est aperçue de l'existence, dans l'hypocondre droit, d'une grosseur du volume d'un œuf de poule, qui a augmenté progressivément, sans débâcles urinaires ; depuis un an, la tymeur est demeurée sensiblement stationnaire.
A l'entrée de la malade, on trouve une tuméfaction occupant le flanc droit, descendant jusque dans la fosse iliaque droite et atteignant la ligne médiane ; elle est arrondie, lisse, régulière, sans fluctuation, très mobile ; matité se continuant avec la matité hépatique. Culs-desac vaginaux libres.
Je pratique sans difficulté le cathétérisme urétéral ; la sonde, laissée en place 24 heures, donne une urine normale eu quantité et en qualité ; la tumeur ne diminue pas, après son application. &
Le 26 juin, on fait une incision lombaire, et l'on reconnaît que le rein est sain et complètement indépendant de la tumeur. On referme l’incision et l'on fait une laparotomie. On tombe sur une masse rougeâtre, entourée de tous côtés par les anses intestinales et recouverte par l’épiploon. Au cours des manœuvres, la tumeur est ouverte et laisse échapper des hydatides de différentes grosseurs. La rumeur est largement ouverte et l'on voit quelle s’est développée aux dépens de la face inférieure du foie. Drainage et tamponnement. Le drainage est maintenu jusqu'au 6 août. À sa sortie, la malade ne conserve plus qu’un trajet fistuleux extrêmement court par lequel s'échappent à peine une ou deux gouttes de liquide.
1 Je remercie M. Bouilly d'avoir bien voulu me permettre de reproduire célte observation. ; :
OBservaTioN LIT {Inédite).
(Service de M. le professeur Guyow),
Hématurie. — Le cathétérisme montre que le rein que l'on supposait malade est sain,
P..., 39 ans, entre, le 6 juin 1897, salle Velpeau, n° 8. Ilyaun an, glycosurie assez abondante, ayant disparu, paraît-il, au bout d’un mois de traitement. Il y a un mois, est survenue une hématurie qui s’est produite sans cause appréciable et a duré quinze jours environ; elle à eu le premier jour le caractère terminal, puis est devenue totale dès le lendemain. M. Guyon, qui a examiné le malade à ce moment, a constaté que le rein droit était gros; prostate et vésicules saines. Quelques jours après, l’hématurie a reparu et elle dure encore.
Le cathétérisme des uretères donne les résultats suivants.
Rein droit : 900 centim. cubes d'urine acide ; densité 1020 ; urée 12 gram, par litre ; chlorures 94,20 ; phosphates 28,10.
Rein gauche : 560 centim. cubes d'urine neutre; densité 1011 ; urée 35,30 par litre ; chlorures 48,30 ; phosphates 08',36.
Le rein droit qui paraissait malade fournit donc une urine à peu près normale ; par contre, l'urine du rein gauche, peu abondante, est très pauvre en urée, chlorures et phosphates.
OBsSERvVATION IV.
(Service de M. le professeur Goyox. Communiquée par M. Albarran au Congrès d'urologie, 1897).
Hydronéphrose diaguostiquée cliniquement. — Erreur reconnue par le cathétérisme Urétéral.
Me G..., âgée de 62 ans, a vu, sans aucune cause déterminée, son ventre se développer de plus en plus ; elle accuse des troubles digestifs et une grande fatigue. En outre, la malade remarque qu'elle uriue fort peu ; à deux reprises, la quantité d'urine mesurée dans les vingt-quatre heures n’atteint pas 550 gram. La composition des urines est, du reste, normale. S
A l'examen, on constate une volumineuse tumeur abdominale remplissaut tout le côté droit du ventre et dépassant largement, à gauche, la limite externe du muscle droit. La tumeur est lisse, régulière, rénitente, mate à la percussion, et sa matité se continue avec celle
du foie. Cette tumeur, trop grosse, ne ballotte pas, mais elle est largement en contact avec la fosse lombaire. L'utérus est normal et mobile. M. Nélaton, qui voit la malade, pense à la possibilité d'une hydronéphrose et me l’envoie pour que je l’étudie par le cathétérisme urétéral.
Le 9 septembre 1897, je fais avec la plus grande facilité ie cathétérisme de l'uretère droit. Sur le moment, il ne s'écoule par la sonde que quelques gouttes de liquide ; la sonde est laissée à demeure pendant quarante-huit heures, et les urines des deux reins séparément analysées.
9 septembre : Rein droit. Rein gauche, Quantité RS Ne 220 250 Densié. retire ue 1027 1025 Réaction..... Se ea Acide Acide Uréépar htre.:7."%%: 268,90 2ie",30 Chlorures...... RE 8 gram. 08" ,60 :
PhOsSphates Sterne 38".88 38,44 Albumine......... Aie 1 gram. 18r,10
Septembre : Rein droit. Rein gauche.
Otantiié rene ee ss 230 215 Densité iraniens 1021 1022 RéACUHON Eee sneRe ee Acide Acide É UISe RATER ere A 248,90 268,20 CGhlorures ere 8r,20 78,80 Phosphates chere 25,64 28,50 AIDUMINES ES enter 1 gram. 0.90
La facilité avec laquelle j'avais pratiqué le cathétérisme sans qu'il s'écoulât immédiatement par la sonde une grande quantité d'urine, comme cela se voit lorsqu'on pénètre dans une poche d’uronéphrose, m'avait déjà fait penser qu'il ne s'agissait pas d'une rétention rénale; l'analyse comparative des urines des deux reins démontra que les glandes fonctionnaient bien, ce qui écarta définitivement le diagnostic jusqu'alors probable d'hydronéphrose.
Je pensai alors soit à un kyste ovarique adhérent, soit à un kyste du foie, et je pratiquai la laparotomie, le 10 septembre 1897. Je trouvai un grand kyste multiloculaire de l’ovaire droit adhérent au foie et à la paroi abdominale. Gette malade guérit sans accidents d'aucune sorte,
EAN MM RE TEs
OgsEnvaTION V (Inédite).
(Service de M. le professeur Guvox).
Rein mobile, — Légère rétention rénale,
S... Joséphine, 43 ans, entrée le 6 mars 1894, salle Faugier, n° 20. A eu deux grossesses, la dernière en 1890, Peu de temps après, elle commença à ressentir des douleurs dans le côté gauche, survenant après la marche et s’accompagnant de vomissements alimentaires, Au mois d'août 1893, elle a eu une crise très violente accompagnée de rétention d'urine ; les urines n'ont jamais contenu ni sang ni pus.
L'examen, pratiqué en 1894, donne les résultats suivants. Le rein gauche n’est pas senti; Le rein droit, très mobile, descend jusque dans la fosse iliaque. La malade quitte le service avec une ceinture. Elle y entre de nouveau le 20 mars 1897. Les douleurs, quiavaient été très améliorées par le port de la ceinture, ont reparu depuis trois mois, s’accompagnant de troubles dyspeptiques et d'un amaigrissement notable ; la malade est incapable de tout travail.
Le rein droit, petit, descend au-dessous du rebord des fausses côtes; il n'est pas augmenté de volume ; on sent, au niveau du hile, une petite masse dure, qui est probablement un noyau d'urétérite. Cathétérisme de l’uretère.
On constate une petite rétention rénale de 12 centim. cubes.
Néphropexie le 9 juin 1897.
La malade sort le 9 juillet, complètement guérie.
Elle est revue en septembre 1897. Cathétérisme de l’uretére. Pas de rétention rénale.
OBsERvATION VI (Inédite).
(Service de M. le professeur Guxox).
Hydronéphrose et rein mobile, — La sonde urétérale donne une urine claire Néphropexie.
GC... Aline, 42 ans, entre le 21 juin 1897, salle Laugier n° 7. Trois accouchements, le dernier il y a douze aus.
Eu décembre 1896, elle commence à ressentir pour la première fois de vives douleurs dans le flanc droit; ces douleurs se produisirent à deux reprises différentes à la suite d'un effort et ne durèrent que quelques instants. En février 1897, elle commence à avoir de véritables crises
douloureuses qui surviennent au moment des règles, à trois reprises différentes ; c'étaient des douleurs continues, très vives, s'exaspérant à certains moments et siégeant dans le flanc droit et dans la région lombaire droite ; décubitus dorsal et latéral gauche impossible. La quantité d'urine était diminuée pendant la crise, mais n’augmentait pas brusquement après sa terminaison ; la malade n’y a jamais remarqué de pus ni de sang. La dernière crise remonte au 30 avril ; les dernières règles, survenues le 31 mai, n'ont pas été accompagnées de douleurs.
A son entrée, la malade ne ressent qu'une douleur sourde, continue, mais peu intense, dans le flanc droit, n'augmentant pas pendant les efforts ; les mictions sont normales, les urines claires.
A la palpation, on sent dans le flanc droit une tumeur arrondie, rénitente, dont, l’extrémitésupérieure n'atteint pas les fausses côtes, de sorte qu'on peut insinuer la main au-dessus d'elle. L’extrémité inférieure descend à 3 travers de doigt au-dessous de l'ombilic, le bord interne est à deux travers de doigt de la ligne médiane; en arrière, la tumeur n'arrive au contact de la région lombaire que lorsqu'on la déprime fortement d'avant en arrière. Le ballottement est des plus nets. La tumeur est mate, sauf à sa partie inférieure, où on obtient un peu de sonorité ; elle se laisse refouler sous les fausses côtes.
La sonde urétérale, laissée à demeure dans l’uretère droit, permet de recueillir 480 gram. d'urine, d'aspect, de densité et de composition normales. On conclut à un rein mobile.
Le 16 juillet 1897, M. Albarran fait la néphropexie et constate que le rein droit est un peu gros.
La plaie est complètement guérie le 24 juillet.
OgBsEervarioN VII.
(Service de M. le professeur Guvox. Communiquée par M. Albarran au Congrès d'Urologie, 1897).
Calcul du rein droit diagnostiqué par le cathétérisme urétéral.
M. P..., de Barcelone, souffrait, depuis des années, d'accidents imputables à un calcul rénal; ce malade, dont les urines étaient habituellement très purulentes, présentait des hématuries lorsqu'il fatiguait où qu’il allait en voiture; en même temps, il souffrait dans le rein et dans le ventre, mais sans prédominance de la douleur d’un côté ou de l’autre. Les hématuries et les douleurs étaient calmées par le repos. M. le D' Azcarreta, de Barcelone, qui vit le malade il y a un ap, trouva le rein gauche augmenté de volume et pratiqua la
néphrotomie de ce côté: il trouva dans le bassinet un gros calcul ramifié qui fut enlevé, Depuis cette opération, il persiste une fistule lornbaire uropurulente, sans que le malade ait été soulagé ; le seul symptôme qui ait disparu est l’hématurie; mais les douleurs continuent, les arines sont très purulentes, et tout travail est devenu impossible.
Le 29 septembre, j'examine ce malade et je constate que le rein droit paraît un peu augmenté de volume; mais le malade est gros, et le résuliat de mon exploration reste douteux. Les deux régions lombaires sont sensibles à la pression profonde.
Avec l’aide de mon frère le D' Albarran, de la Havane, je pratique le cathétérisme urétéral le 30 septembre 1897, La sonde arrive facilement,sans rencontrer d'obstacles, jusque dans le bassinet du côté droit (côté non opéré). d
Immédiatement, il s'écoule 125,5 d'urine purulente dont voici l'analyse .
Réactions lin srss st Acide, ER R ORNRE e vr net 08 00 par titre
Acide phosphorique.......... 1 gram.
Chlorures..... A rame dede OÙ
AIbUMINA RS A er, 041, 10ASsez (0rte LPPODOTLON : Nom breux leucocytes. rare hématies.
Après avoir recueilli cette urine, je retirai la sonde, et j'eus alors, de la manière la plus nette, la sensation d'un calcul qui grattait contre ma sonde exactement comme on sent parfois'dans la vessie un calcul avec un instrument mou. Comme ma sonde se trouvait dans le bassinet et que, en outre, je savais, par l'examen cystoscopique, qu'il n’y avait pas de calcul dans la vessie, le diagnostic de calcul rénal du côlé droit se trouvait nettement établi. Je n'ai pu continuer encore l'étude de ce malade.
OgservarTioN VIIT (inédite).
(Service de M. le professeur Guyon).
Colique néphrétique. — Cathétérisme de l'urétère.— Cessation des douleurs.
I] s'agit d’un malade, intéressant à d’autres titres, âgé de 29 ans,et entré le 1% janvier 1897, salle Velpeau n° 30. Il présente des accidents de pyonéphrose dont la cause exacte n’a jamais été clairement élucidée; je ne rapporterai que la partie de son observation relative au cathétérisme de l'uretère. Ce malade est sujet à des coliques néphrétiques
accompagnées d'hématuries. Le 8 juin, une crise s'annonce par des douleurs sourdes dans le côté droit; le 9, on place la sonde urétérale ; les douleurs se calment un peu, mais le malade retire sa sonde le 10. Les jours suivants, les douleurs deviennent très intenses; M.Albarran met une nouvelle sonde Le 14 juin, en pleine crise ; les douleurs disparaissent dans la journée. Le 16 juin au matin, la sonde, qui avait été laissée à demeure depuis le 14, ne fonctionne plus ; le malade la retire ; le soir même, il a une violente crise de coliques qui dure le lendemain et les jours suivants. Le 23 juin, M. Albarran pratique la néphrotomie et incise une vaste poche de pyonéphrose dans laquelle on ne trouve pas de calculs.