‹ Le Cathéterisme des Uretères: Par les Voies NaturellesChapitre 26 sur 44 · PS ES · texte numérisé non relu

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se sont pas accompagnées de douleurs, elles n'augmentent pas la fréquence des mictions ; les fatigues, les transports en voiture sont sans influence sur elles. Deux fois, le malade aurait rendu de petits graviers phosphatiques.

En 1894, les hématuries cessent pour ne plus se reproduire. Peu après, le malade est atteint d'urétrite avec ovchite: ces accidents durent 3 mois, mais disparaissent d'une façon complète. Fièvre typhoïde en avril 1896. Du mois de décembre 1895 au mois d'avril 1897, le malade présente un accès de fièvre quotidien s'élevant de 380 à 40°. Dans l'intervalle, les urines deviennent troubles, le malade maigrit et ressent quelques douleurs vagues dans la région lombaire. Au mois d'avril, il constate pour la première fois une tumeur dans le flanc droit et il entre à l'hôpital.

À son entrée, on constate les signes suivants,

11 y a, dans le côté droit de l'abdomen, une masse de surface irrégulière, sonore dans sa partie inférieure, non douloureuse ; son bord interne arrive à deux travers de doigt de la ligne médiane ; son bord externe à deux travers de doigt de la ligue du flanc; l'extrémité inférieure arrive presque à l’ombilic; l'extrémité supérieure ne semble pas pénétrer sous les côtes. Le ballottement est peu prononcé.

L'uretère n'est pas douloureux; le testicule paraît sain ; la prostate est bosselée et la vésicule gauche est un peu grosse, sans noyaux. La vessie est peu sensible à la distension, bien que le malade urine tous les trois quarts d'heure ; mais la fréquence des mictions existait déjà avant le début de la maladie. Les urines sont très troubles, surtout après la marche; mais à aucun moment on n’y découvre de traces de sang ; pas de bacilles. Fièvre le soir — Signes d'induration au sommet du poumon gauche.

Le 7 mai, M. Albarran pratique le cathétérisme de l’uretère et retire du pus presque pur.

Le 15 mai, une sonde à bout olivaire n° 6 est introduite de nouveau sans obstacle et laissée à demeure jusqu'au soir; il s’en écoule une grande quantité de pus, dans lequel on ne trouve pas de bacilles de Kock, ni d'autres microbes; une sonde plus volumineus: est arrêtée à 10 ou 12? centim. de l'embouchure de l'uretère. A la suite de cette évacuation, la tumeur a diminué sensiblement; les jours suivants, on pratique seulement le massage de la tumeur pour faciliter l'expulsion du pus.

Le 15 juin, cathétérisme de l'uretère gauche (rein saiu) ; on retire 150 gram. d'urine un peu sanguinolente; pendant le séjour de la

sonde, le malade n’expulse pas une goutte d'urine par l'urètre, mais seulement du pus. La sonde détermine une légère crise de colique néphrétique gauche qui cesse après son ablation. Vu l'absence de microbes, on porte le diagnotic de pyonéphrose tuberculeuse avec rétrécissement de l’uretère. | |

Le 19 juin, on pratique de nouveau le cathétérisme de l'uretère sain. La sonde est laissée en place vingt-quatre heures ; les urines recueillies, d’abord un peu sanguinolentes, deviennent ensuite absolument claires.

. Examen comparé des deux urines :

Rein gauche sain Rein droit malade Uriné Hmpidesse pneus es ARC Urine très purulente QT RE RENE EME NA RUE Lu950 "ce:

D AI016 ER RARES 1015 Urée en vingt-quatre heures = 138"80 2820 Chlorures-= tee 3 gram.

A. phosphorique = 1424,.., ,...,.. 0:19

Le 24 juin, néphrotomie par M. Albarran. Le rein droit, énorme, est diicile à mobiliser ; il est entouré de petits foyers purulents ; l'urelère est réséqué dans ‘’étendue de 12 centim. A l'examen de la pièce, on constate que, outre ses lésions tuberculeuses, le rein enlevé est atteint de cancer, ainsi que cela a été démontré par l'examen histologique. Guérison sans incidents.

Le malade est revu guéri et très bien portant en décembre 1897, avec des urines claires.

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