‹ Le Cathéterisme des Uretères: Par les Voies NaturellesChapitre 3 sur 44 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

A l'époque où j'ai commencé ce travail et lorsque j'en ai présenté les premières conclusions dans un concours de l’Assistance publique de Paris (Concours pour le prix Giviale,1896), le cathétérisme cystoscopique des uretères élait encore confiné dans le domaine d’une étroite spécialité. Parmi les méthodes proposées, bien que cerlaines fussent déjà vieilles de plusieurs années, les unes étaient abandonnées, les autres n'offraient au chirurgien que des instruments encore imparfaits. Depuis cette époque, l’école de Necker a repris la question, perfectionné les appareils, amélioré la technique. On peut dire que, à l'heure actuelle, grâce à l'instrument de M. Albarran, l'introduction d’une sonde dans les uretères par les voies naturelles est devenue une méthode véritablement pratique pour tout chirurgien habitué à l’examen cystoscopique.

Je crois donc que le moment est venu de présenter un premier travail d'ensemble sur une question qui intéresse à un si haut point la chirurgie du rein et de l’uretère.

En commencant l'exposé de ce travail, fait tout entier à la Clinique des voies urinaires de l'Hôpital Necker, je ne puis qu'adresser à M. le professeur Guyon l'hommage d'une reconnaissance profondément respectueuse pour l'honneur qu'il m'a fait en m’admettant au nombre de ses élèves, pour sa haute et si bienveillante bonté, pour le bel enseignement qu'il distribue si largement à ceux qui l'entourent.

J'offre l'expression de ma respectueuse gralitude à M. le professeur Panas, qui a bien voulu m'accepter comme interne ei

NIUE

m'a témoigné une bienveillance dont je lui suis profondément reconnaissant.

Je remercie vivement M. Malassez de m'avoir ouvert les portes de son laboratoire au Collège de France et de m'avoir permis d'y travailler sous sa savante direction.

Je dois à M. le professeur agrégé Albarran le sujet de ce travail et nombre des observations qu’il renferme ; il m'a constamment guidé au cours de cette étude, et j’ai bien souvent mis son obligeance à l'épreuve. En outre, il a été pour moi plus et mieux qu'un maitre, et je tiens à dire ici combien j'ai été touché de l’affectueux intérêt qu'il n'a cessé de mé témoigner.

Je dois à M, le professeur agrégé Schwartz une bonne partie de mon instruction chirurgicale générale ; j'ai trouvé près de lui une constante bienveillance et je lui garderai toujours un respectueux attachement.

L'année trop écourtée, que j'ai passée à l'Hôpital Trousseau, dans le service de M. Jalaguier, m'a permis d'apprécier toutes ses qualités de chirurgien, je n’oublierai jamais ses marques de cordiale sympathie. =

Je gardera toujours le souvenir de l’année que j'ai passée à Bicètre dans le service de M. Bazy, et je le prie de croire à toute ma gratitude pour les marques d’intérêt qu'il m'a données.

Je remercie M. le professeur Tédenat de m'avoir fait l'honneur d'accepter la présidence de ma thèse.

J'ai accompli toute ma scolarité dans cette vieille Faculté de Montpellier, dont les siècles n’ont pas affaibli la vitalité. C’est : auprès des maîtres de celte école que j’ai commencé à comprendre el à aimer la médecine; j'ai reçu d'eux, pendant de longues années, de savantes leçons et de beaux exemples professionnels. Je suis heureux de leur revenir aujourd’hui pour leur dire quel pieux attachement j'ai conservé à l’antique Université méridionale et combien je lui suis profondément reconnaissant de ce que je lui dois.

LE

CATHÉTÉRISME DES URETÈRES

Page 1