‹ Le CauseurChapitre 45 sur 63 · LA GALANTERIE DE M. KOTZEBUE · texte numérisé non relu

LA GALANTERIE DE M. KOTZEBUE

En offrant à nos lecteurs le morceau suivant^ extrait d'un ouvrage tleM.Kotzebue, quia pour titre iJjGléances d'un époux injoîiuné, ou Jlisloijr vcntahle d'un avocat , telle quil la contée luimême à ses juges ; nous sommes loin de chercher à accréditer les injures grossières de l'auteur Allemand contre la plus belle moitié du genre humain. Au reste, l'amabilité, la douceur et la tendresse de nos dames Françaises, les qualités qui distinguent même les compatriotes de M. Kotzebue j enfin, les vertus qui font l'apanage ordinaire des femmes de tous les pays, sont bien une réfutation vivante des sottises de Fauteur.

Que M. Kotziebue ait à se plaindre de

aSô -LE C A U S E U R.

quelques femmes^ cela se peut j mais il restera toujours à expli(|uer comment un e'crivain qui se respecte et qui prétend à la réputation , a pu se décider à re'unir et à accumuler tant d'impertinences, indignes d'un liomme honnête.

Maintenant, ayons le courage d'entendre M. Kotzcbue :

« Adam pécha, Samson fut enchaîné, « David perdit la santé, le sage wSalo- H mon s'abandonna à la débauche- el « c[ui les entraîna dans ces excès? Des « femmes.IJne femme excita Saint-Pierre « à renier son divin maître ; une femme « maltraita Job, plus que n'avait fait le « diable lui-même. Le poète Codrus di- « sait : Le ciel n'a pas autant d'étoiles , « la mer autant de poissons , que la u femme a de ruses. ïlippocrate assure « que la méchanceté est innée chez les (f femmes ; Labérius dit qu'aussitôt K qu'une femme est seule , elle pense à u faire du mal. L'histoire de Tamer- « lan nous apprend que chez les Tarie tares , le nom de femme est regardé

« comme une expression immonde, que « personne n'ose prononcer ni écrire.

« La source de tout mai , dit Socrale, « c'est la femme. Saint-Clirysostômc « va jusqu'à prétendre que de toutes les (( betes féroces, il n'en est point de plus « dangereuse qu'une femme. 11 les ap- « pelle les ennemies jure'es de famitié, « des fardeaux insupportables, des dé - (( mons tentateurs. Le savaiît Origène « appelle la femme une re'union des t( sept pe'che's capitaux , l'arme de Sa- « tan , l'exil du Paradis. A l'église et « dans la rue , les femmes nous parais- « sent souvent des anges ,• mais à la (( maison ce sont des fléaux, des liiboux « à la fenêtre, des pies à la porte, des u chèvres au jardin , des sangsues la » nuit, des liocbets pour les imbécilles, a des tamis d'argent, des pierres d'a- « cboppement pour la patience , des <( tourbillons où la raison s'engloutit^ (X etc., etc. »

aSa LE CAUSEUR.

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