‹ Le cavalier servant, ou, Les moeurs italiennesChapitre 14 sur 16 · C0?1MA · texte numérisé non relu

C0?1MA

Comment 1 Monsieur ! nu b.iis(>r !

Mais vous n'C'tcs pas trop sagi'.

ADOLPHE

Pourquoi ?.. Je veux seulement Commencer l'apprentissage D'im bon cavalier servant.

cosiMày avec une feinte résistance.

Mais. . . ( elle approche sa figure. Adolphe lui prend lamain et la ùaise; elle dit à part.) Ah... sur la main.

ADOLPHE, d part, relevant la tCte ducôté du boudoir ^

Elle ne paraît pas. . . alors, passons à quelque chose de plus fort. . . [haut, virement) Ma signera...

cosiMA, vivement.

Mon cavalier . ..

ADOLPHE

Sans façon, une promenade aussi, nous.

Mcmc air.

Célébrons ce jour de fête, Seuls, à la campagne ; et là Qu'un dîner en tête-à-tête...

COSIMA

En tête-à tête! déjàl

Vous n'êtes pas du tout sage.

ADOLPHE

Pourquoi?.. Je veux seulement Compléter l'apprentissage D'un bon cavalier servant.

COSIMA

Non, non. Monsieur. . . consentir sitôt. . .

ADOLPHE

Jamais trop tôt, en fait de bonheur. . . c'est mon systt'mc.

COSIMA, d part.

Décidément, il est aimable.

ADOLPHE, regardant toujours le Ifoudoir du coin de l'œil.

Rien encore, {haut.) C'est convenu . . je vole à ma toilette... cinq minutes, et, pour que vous ne doutiez plus de. ma fidélité, je vaij vous en laisser des arrhes...

11 l'embrasse, Angiola enlr'ouvre la porte, et paraît , sans s'avancer. II l'aperçcir, «-t s'élance (ians son appartement.

COSIMA

Par exemple... vous allti d'un extrême à l'autre, (à part). Le fait est que c'est un homme charmant.

SCEiXK WH.

COSIMA, ANGIOLA, sortant du ùoudoù ,

ANGiOLi, très-agitée, Gosima. . .

COSIMA

Tien^. . . c'est toi. . .

ANGIOLA

Ça ne peut pas durer ainsi. . .

COSIMA

Qu'as-tu donc?., serais tu mécontente de ton cavalier?., (d part,) Je m'en doutais : un vieux pédant.

ANGIOLA

Il ue s'agit pas de lui... mais de mon mari...

COSIMA

Ah! c'est différent. Moi, j*en suis très-contenle. Il se forme avec une rapidité... Vrai, ma chère, tu en serais enchantée.

ANGIOJLA.

Il faut que je lui parle.

COSIMA

Ne le retarde pas... il va m^emmener.

ANGIOLA

Je suis bien. . . et tu irais !. .

COSIMA

Pourquoi non?., tu vas bien avec ton cavalier.

ANGIOLA

Oui... mais ces deux baisers... je les ai entendus.

Et tu les a comptés.. . Fi... moi, en his accordaiil, je m^

compte jamais... D'ailleurs, c'était dans son droit... ça ne

dépasse pas les prérogatives d'un cavalier, et le lien peut de même...

ANGIOLA'

Quelle horreur !.. s'il eût osé...

COSIMA

Ah! tu deviens prude.

ANGIOLA

Non... jalouse.

COSIMA

De ton mari?, .c'est la seule jalousie qui ne soit pas permise à une Italienne.

ANGIOLA

Italienne!., je ne le suis plus... J'ai épousé un Français... je

veux être Française. (£;i ce moment, Jd-ulplic .sort de sa chambre, rient se placer derrière Angiola, d sa gauche, et écoute.) Et cet usage dont tu me fiiisais une loi, je ne puis le suivre... mon cœur s'y refuse. Ainsi, je l'en conjure, accepte un arrangement. îlenJs-moi mon mari; et, en échange, je te cède mon cavalier.

COSIMA

Allons donc... c'est une proposition qai n'est pas même faisable.

AjSOIOLA, Air : C'était Eenaud de Montaiiban.

Eh bien 1 alors , je cours à mon mari.

Peut-être j'obtiendrai, s'il m'aime,

Qu'il daigne renoncer pour lui, A ce qu'il a trouve mal pour moi-même. .le lui dirai : tu vois mon repentir;

Ahl de te commander encore

J'ai perdu le droit; mais j'impioïc

Le droit plus douj de t'offrir.

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