‹ Le cenacle de Joseph Delorme, 1827-1830 (volume 2)Chapitre 13 sur 50 · VICTOR HUGO · texte numérisé non relu

VICTOR HUGO

Ces deux refus successifs ont de quoi vous irriter contre Hugo, lorsqu'on connaît sa véritable situation financière en 1872, car, en dépit de ses protestations, elle n'était pas telle qu'il l'exposait à Robelin. Je ne conteste pas ses charges, j'admets qu'elles pesaient lourdement sur son budget annuel. Mais il exagérait singulièrement quand il se prétendait à la merci des directeurs de théâtres et du rendement de ses anciens ouvrages. Nous savons par une lettre de lui que, lorsqu'il quitta la France, en i85i, il avait mis de côté plus de trois cent mille francs (3) et que, vingt ans après, il avait plusieurs millions chez les Rothschild (4).

(i) Juliette Drouet.

{2) Figaro du 21 février 1891 .

(3) Voir, dans sa Correspondance, \a lettre qu'il écrivait, en i845, au rédacteur du Phare de la Loire.

(4) Quand il mourut, en i883, son avoir dans cette banque dépassait cinq millions. Je tiens ce renseignement de Paul Mcurice luimême.

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