‹ Le cénacle de Joseph Delorme, (1827-1830) (volume 3)Chapitre 8 sur 43 · ACHILLE ET EUGENE DEVEI\IA · texte numérisé non relu

ACHILLE ET EUGENE DEVEI\IA

catholique dans l'antique cité des papes. Mais le hasard ou l'esprit d'aventure l'ayant conduit quel-= ques années après au pays du Béarnais, qui l'avait si bien inspiré à ses débuts, il se fixa définitivement à Pau (i). Et là, par une de ces contradictions qui déroutent l'esprit, tournant le dos au grand exemple de la vie d'Henri IV, il abjura le catholicisme, trouvant sans doute que Paris ne valait pas une messe.

On ju^^e du scandale que causa parmi ses compagnons de jeunesse cette abjuration inexplicable. Victor Pavie, passant sur ces entrefaites à Pau, lui refusa franchement connaissance ; et le protestant Ulric Guttinguer qui, tout en demeurant fidèle à la religion de son berceau, allait plus souvent à l'église qu'au temple, s'exprima ainsi sur son compte : « J'aurais encore compris cela de la part d'Achille qui, lui, du moins, avait le masque et les allures d'un huguenot, mais de la part d'Eugène, dont le talent et les mœurs faisaient songer aux Romains de la Renaissance, c'est un acte de folie ([iii me le fait prendre en pitié (2). »

Restons sur ce mot de Guttingiier, ((lu'lqnc dnr qu'il soit, je le trouve assez judicieux.

(1) ')ii il iiiDiinit rotiscrvatciir du Miisl'i-, le .'> fi'vricr i 86^t . (a) Journal inédit ilc (jiiitlin^'urr.

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