V*® VICTOR HUGO
Ce vendredi lo février.
Deux jours après, M"^® Victor Hugo écrivait à son tour à Robelin une lettre qui pourrait laisser croire à ceux qui ne connaîtraient pas le ménage Hugo qu'on l'avait invité par intérêt ou parce qu'on avait besoin de lui :
« Mon cher monsieur Robelin, Didine nous quitte, en effet, le jour de son mariage, pour aller habiter Le Havre, mais elle ne se plaint pas, je vous assure, elle est heureuse, soyons-le donc tous avec elle.
CHARLES ROBELIN
<( Nous comptons donc sur vous pour la messe et le dîner. Voici quelques détails touchant Téglise. Elle se dira k neuj heures très précises. Vous demanderez à Saint-Paul, notre paroisse, la chapelle des Catéchismes, C'est là où se célébrera le mariage. Nous serons dans le petit comité, une quinzaine de personnes.
« Dites-moi, pouvez-vous me prêter de Fargenterie pour le dîner? Ecrivez- moi ce que vous pouvez mettre à ma disposition ce jour-là. Vous voyez, je ne me gêne pas avec vous. Vous savez notre misère de ce côté. Et nous sommes encore vingt-quatre personnes au dîner.
« Vous savez que c'est mercredi prochain^ i5 de ce mois.
(( Répondez-moi le plus tôt possible là-dessus et ce qu'il y aurait de mieux, si cela se pouvait, serait que vous vinssiez nous voir.
« A vous de cœur, cher ami.