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II. H

BOURGES

De Paris à

a été incendié en 1871 et en partie reconstruit. — Nous suivons les rues qui contournent le jardin au S. et nous arrivons à la grande place Séraucourt (pl. D 5), l’ancien Mail. Il y a à l’extrémité (425 m.) un château d’eau monumental, achevé en 1867.

A l’entrée de l’avenue Séraucourt, qui ramène de la place dans l’intérieur de la ville, se voit, à g., une porte du xn e s., provenant d'une église, avec des bas-reliefs représentant les mois de l’année, une chasse et des fables. — Nous continuons tout droit de ce côté, où nous passons à g. près de la préfecture (pl. C4) et devant le théâtre (pl. B 3).

Plus loin, sur une petite place en face de son ancien hôtel, la statue de Jacques Caur, marbre moderne par Préault.

Jacques Caur ( 1400V -1456) , d’abord «impie ouvrier à la monnaie de Bourges, devint rapidement un des premiers commerçants et financiers de son temps, ayant 7 navires à son service et 300 factoreries. Ses principaux comptoirs en France furent à Montpellier, Marseille, Tours et Bourges. Il fut en outre le plus grand propriétaire du pays, et il eut plus de 30 châteaux et splendides hôtels. Ses immenses richesses lui permirent de prêter 1200 000 éeus d’or à Charles VII, qui le mit à la tète de ses finances. Le roi lui confia encore à diverses reprises d’importantes missions politiques. Aussi cette fortune extraordinaire ne fut pas sans lui sueiter des jalousies, et on l'accusa, sans preuves, d'avoir empoisonné Agnès Sorel (p. 89), sa bienfaitrice; altéré les monnaies, contrefait le poinçon royal, etc. Il fut condamné à mort en 1453 et ne dut la vie qu'à l’intervention du pape. Banni de France, il se retira à Chypre et mourut à Chio.

L’*hôtel de Jacques Cœur (pl. B 3), maintenant le palais de justice, est un édifice fort remarquable de la seconde moitié du xv e s., augmenté de nos jours à dr. d’un lourd appendice dans le style de la renaissance. Au-dessus de la porte goth. de la façade était une statue de Charles VII, et de chaque côté est encore, sculptée dans une fenêtre simulée, la tête d’un domestique qui regarde, dit-on, si son maître revient de l’exil. Les bâtiments de la cour ont mieux conservé leur caractère primitif. Il y a des portiques et des escaliers dans trois belles tourelles octogones, ornées de bas-reliefs et de médaillons. La partie la plus remarquable à l’intérieur est la chapelle, au premier étage, au-dessus de l’entrée (s’adresser au concierge). Elle est précédée d’une belle salle des pas-perdus, l’ancienne salle d’armes, avec deux cheminées sculptées, et voûtée en carène. La chapelle même a pour principale décoration, à la voûte, des peintures duxv e s., représentant des anges. Il y a de l’autre côté une salle voûtée comme la précédente.

On traversera la cour de l’hôtel de Jacques Cœur et descendra par le passage à g. sur la place Berry, l’ancien jardin de l’hôtel, d’oû on voit l’autre façade, construite sur un pan de mur romain de l’enceinte de la ville, dont on a utilisé deux tours, en les exhaussant.

y église St -Pierre -le -Gaillard (pl. B 4), à peu de distance en deçà de la place Berry, presénte à l’intérieur un beau vaisseau goth.

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des xn e -xv c s., à 3 nefs, sans transept. On y remarque les ogives surélevées du choeur.

Le musée (pl. A3), un peu au delà de la place Berry, rue des Arènes, 6, est réinstallé depuis peu dans l’ancien hôtel Cujas, bel édifice de la renaissance restauré et qu’on agrandit sur le derrière. 11 est public le dimanche, de i h. à 4 h. , et visible aussi les autres jours pour les étrangers.

Dans la cour, des sculptures, les marbres destinés à la salle en construction: Odalisque, par Jacquot; Louis XI, pa r Baf fier-, Ménade par J. Valette, de Bourges, de qui est aussi le Semeur d’ivraie du petit jardin voisin.

Rez-de-chaussée. — l re salle, à g. dans le fond de la cour : cheminée de l’époque, avec restes de peintures; curieux plafond: sculptures provenant de la cathédrale, statue tombale d’évêque; modèle de l'anc. Ste- Chapelle de Bourges; ivoires, etc., dans la vitrine du côte de la cour; 10 belles statuettes en albâtre du tombeau du duc de Berry, dont les statues sont à la cathédrale; vieux portraits de Jaeques Cœur et de sa femme; meubles goth., etc. — 2 e salle : antiquités, portraits anciens d’échevins de la ville, haut-relief, le Vaisseau de Jacques Cœur, à la cheminée ; statue antique de la Fortune; plafond remarquable. — Cabinet du fond: orfèvrerie d'église, bas-relief et panneau en bois sculpté. — Galerie ouverte entre la cour et le jardin; sculptures architectoniques; la Colombe et la Fourmi, par J.-A. Corbel, et Diane, par J. Blanchard , marbres modernes. — Autre salle , antiquités; 2 volets de triptyque de J. Boucher, peintre de Bourges (xvn e s.). représentant l’artiste et sa mère; le buste de Boucher, par J. Dumontel (1844), etc.

Entresol: petite salle avec des armes, à la suite de laquelle on doit en organiser une avec des faïences.

1 er étage : l re salle : à g. , portr. ancien de Cnjas; puis quelques vieux tableaux religieux; dans les vitrines, des faïences et des armes; aux fenêtres, des émaux, de vieux meubles, surtout \in en ébène, qui est aussi fort beau à l’intérieur; du côté de. la cour, de beaux bas-reliefs en bois et encore de beaux meubles, en particulier un lavabo; au milieu, une table et un pupitre également remarquables. — 2 e salle: suite de la belle collection de meubles anciens; objets d’art divers; collection déboutons; pendules, glaces; statuettes; tableaux de valeur secondaire. — 3 e salle, a dr. : suite des meubles et tableaux et objets divers. — 4^ salle, de l’autre côté: encore des meubles, dont 4 en marqueterie; coffret; glaces; tableaux. Une porte dans le fond de cette salle doit ouvrir dans la galerie en construction pour les peintures.

II e étage: galerie d’histoire naturelle; portr. de Napoléon 1 er , Charles X et Louis-Philippe.

Revenus à la place Planchât, nous avons près de là, à g., la rue St-Sulpice, où est la curieuse maison de la Reine- lllanche, en bois, au n° 17. — Dans la rue de Paradis, qui part de la place Cujas, au n° 15 (pl. BC2), l’ancien hôtel de ville, du xv e s., avec une belle tour dans la cour. Cette rue aboutit à la rue où se trouve, n°5, Yhôtel Lallemant, de la renaissance, fort curieux du côté de la cour et par son oratoire. Il est le siège de plusieurs sociétés savantes de la ville, et on peut le visiter en s’adressant au concierge.

Plus au N., IV glise St-Bonnet (pl. D2), reconstruite au xvi e s. et peu remarquable. Elle a un tableau peu important de J. Boucher, dans la 3 e cliap. de g., l’Education de la Vierge, panneau principal d’un tryptique dont les volets sont au musée.

Le boul. de la République conduit de cette église vers la gare.

BOURGES

De Pari» à

Les vastes établissements militaires de Bourges, arsenal, fonderie, etc., sont à env. 10 m. au S.-E. de la place St-Bonnet, par le boul. du Progrès, etc.: le public n’y est pas admis. Il y a encore plus loin, à dr., des casernes, un polygone, etc.

Lignes de Montluçou-Clerntont- Ferrand , v. R. 25* ligne de Beaune-la- Rolande, p. 126.

Df. Bourges a Due-sur-Auron, ligne d’intérêt local de 34 kil., en partie par la valle'e de l'Auron, où passe aussi le canal du Berry. Elle se raccorde avec la grande ligne, mais elle a une stat. spéciale dite de Bourges- Ville. — llkil, Trouy-Plaimpied. Plaiinpied a une ane. église abbatiale remarquable, du style roman. — 34 kil. (8 e st.) Dun-sur-Auron ou Dttn-le- Roi (hot. Margot ), vieille ville de 4123 hab. et place forte importante au moyen âge. Elle a conservé une porte de son anc. enceinte. Son église date des xin e -xv e s. C’est une ville industrielle et elle a d’importantes mines de fer.

Notre ligne remonte encore quelque temps la vallée de l'Yèvre, qu elle traversera plusieurs fois. A g., la nouvelle ligne de Sancenre (p. 124). — 242 kil. Moulin» - sur -lettre. On traverse trois fois l’Yèvre. — 248 kil. Savigny - en- Septaine. — 253 kil. Avor , stat. à g. en deçà de laquelle il y a un camp de manœuvres, avec une école de sous -officiers. — 262 kil. Bengy.

268 kil. Ne'rondes, à dr., petite ville de 2481 hab. Puis un assez long tunnel, et on traverse ÏAubois et le canal du Berry, près de la Guerche.

280 kil. La Guerche, à g., petite ville de 3515 hab., sur l’Aubois. Il y a dans les environs des hauts -fourneaux et une carrière de pierres lithographiques.

De la Guerche (Nevers) a St-Amasd et a Villeeraechk-d’Allier (Montluçon): 54 et 70 kil., deux lignes d’intérêt local, qui se confondent jusqu’à A'anroin* (15 kil.), petite ville sur le canal du Berry. La première continue de là au S. -O. dans la direction du canal jusqu à St-Amand (v. ci-dessous), la seconde tourne au S. et se raccorde à Cosne-sur-l' ilSil (61 kil.) avec la ligne de Moulins par Bourbon- l’Archambault (p. 131). — Villefranche-d' Allier, v. p. 148.

289 kil. Le Gue'tin. Le chemin de fer traverse ensuite un raccordement du canal Latéral à la Loire (p. 143) avec l’Ailier, à dr., et le pont-aqueduc, de 500 m. de long, par lequel le canal franchit cette même rivière. Bientôt après un pont sur Y Allier, et la grande ligne venant du Paris par Nevers.

291 kil. Saincaizc (buffet) 10 kil. au S. de Nevers, etc. (p. 129).

21. De Paris à Clermont-Ferrand par Orléans, Montluçon et Gannat.

435 kil. Trajet en 12 h. 10 à 16 h. 35. Prix: env. 48 fr. 95 , 33 fr. 05, 21 fr. 60. — D’Orléans: 314 kil.; 10 h. à 11 h. 35; env. 35 fr. 40, 23 fr. 90, 15 fr. 60. — Départ, à Paris, de la gare d’Orléans. — Cette ligne est fort Intéressante au delà de Montluçon.

Jusqu’à Bourges (232 kil.), v. R. 10 et 20. — Pour continuer lq trajet vers Montluçon et Clermont, on retourne quelque temps dans

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la direction de Vierzon, jusqu’à ce qu’on ait traversé l’Yèvre et le canal du Berry, puis on prend à g. Vue généralement de ce côté. Au loin, la cathédrale de Bourges. — 230 kil. La Chapelle- St- Urtin. — 238 kil. St-Florent , petite ville plus loin à dr. , sur le Cher. Il y a des mines de fer et quelques usines dans les environs. Ligne d’Issoudun, v. p. 80. — On côtoie ensuite la rive dr. du Cher, puis on la traverse. — 245 kil. Lunery.

255 kil. Chàteauneuf - sur - Cher , petite ville qui a un beau château de la renaissance, sur la rive dr., et une belle église goth. de construction récente, avec une flèche en pierre.

On longe toujours le Cher. — 263 kil. Bigny, qui a aussi des usines et un château. — 269 kil. La Celle-Bruirc.

A 3kil. au S. se trouve l’anc. abbaye de Noirlac , des xn e et xm e s., transformée en manufacture de porcelaine. A 7 kil. au N.-E., if cillant , qui a un magnifique 'château de la renaissance, dans le genre de l’hôtel de Jacques Cœur à Bourges.

277 kil. St - Amand - Mont - Bond (hàt. de la Poste), ville de 8673 hab. et chef-lieu d’arr. du Cher, à quelque distance à g., sur la Marmande, entre le Cher et le canal du Berry. Elle a une église de l’époque de transition. Sur la colline située au delà, au bord du Cher, sont les ruines du château de Mont- Rond , qui fut pris au grand Condé et démantelé pendant la guerre de la Fronde.

Koirlac est à 3 kil. de cette ville, et Heillant à 7 kil. (v. ci-dessus). A 4 kil. au S., Drivant , village où se voient des antiquités romaines, surtout les restes d'une eneeinte fortifiée et d'un théâtre.

De St-Amand-ÎIont-Rond à la Gucrche (ïîevers), v. p. 138. Cette ligne se prolonge au S. -O. vers Châteaumeillant (34 kil.; p. 150), par le Châtelet (21 kil.), toute petite ville qui a un ehâteau en ruine.

Puis, à g., des collines couvertes de vignes. — 286 kil. Ainayle- Vieil, qui a un château de la renaissance, à g. avant la station. On longe maintenant le canal du Berry, qui a traversé le Cher et marche lui-même parallèlement à la rivière sur la rive g. — 292 kil. Urçay. — 303 kil. Vallon. — 312 kil. Magnette. — 318 kil. Les Trillers. A g., un embranch. industriel; à dr., la ligne Tours- Châteauroux (R. 12); on rejoint celle de Guéret (p. 150), on traverse le Cher et l’on voit Montluçon à gauche.

326 kil. Montluçon ( buffet ; hôt. : de France , place de l’Hôtelde-Ville; du Grand-Cerf ), ville industrielle de 27878hab. et cheflieu d’arr. de l’Ailier, sur le Cher. Elle a une manufacture de glaces très importante, des verreries, des forges considérables, etc., mais elle offre peu de curiosités aux touristes. La principale est son ancien château, des xv e et xvi e s., qui domine la vieille ville et qu’on voit mieux de loin que de près. 11 sert maintenant de caserne , et il n’y a rien à voir du côté opposé au chemin de fer. Une belle avenue conduit de la gare aux boulevards qui contournent la vieille ville. En tournant à g., on va du côté de la ville neuve, le quartier ouvrier, sur la rive g. du Cher. A dr., on va à l'hôtel de ville, un anc. couvent, comme on le reconnaît à ses galeries, qui

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