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PU Y DE DÔME. IL R

stamment le bord de la vallée jusqu’à Fontanat, qu’il traverse aussi pour rejoindre celui des voitures.

Au Puy pab Villak8. — Ce chemin est moins intéressant que les précédents, mais il offre comme curiosité des parties de voie romaine pavées en blocs de lave et assez bien conservées. Il prend d’abord à dr., après la bifurcation de la route de Royat, à l’endroit où elle tourne à g., à travers Chamalières (1 kil.), village de 2438 hab. , avec une église qui remonte en partie au xi e s. Ensuite il passe sous le chemin de fer et remonte un vallon boisé. Villars est un hameau à env. 1 h. de Clermont. De là on passe à g. du hameau de Cheix (Vid’h.), puis à dr. de Fontanat (V 4 d’h.), et l’on rejoint les deux chemins précédents.

Au Puy pab la Babauue. Ce chemin est plus long d’env. 2 kil. et ne sera plus guère suivi maintenant qu’au retour par ceux qui seront redescendus du côté du puy de Pariou (p. 158). Il laisse à g. la route de Royat et traverse Chamalières (v. ci-dessus). Env. 1 kil. plus loin, il rejoint la route de Tulle, où l’on tourne à g., pour monter en zigzag à la Baraque (sentier qui abrège à la dernière courbe, à mi-chemin). La Baraque est un hameau à 7 kil. de Clermont, bâti sur une coulée de lave du puy de Pariou, dont le chemin s’embranche, 2 kil. plus loin, à dr. de la route de Tulle, qui est le chemin du col de Ceyssat mentionné p. 156.

Le *puy de Dôme (1465 m.), dont la base est en partie recouverte d’un bois assez maigre et le reste d’un gazon épais, est formé d’un calcaire siliceux blanc, mais quelquefois coloré en jaune et en rouge, qui est propre à cette montagne et que, pour cette raison, on appelle domite. Le sommet est un plateau assez étendu qui penche vers le S. Il y a un observatoire et des ruines, mais le plus intéressant est naturellement la vue.

Le *panobama est magnifique et immense quand le temps est clair: à l’E., la vallée de Royat, Clermont et la Limagne; au S., une quantité de cônes volcaniques et dénudés, dont les principaux atteignent 1100 à 1250 m. d’altit. ; plus loin, le lac d’Aydat, sur la g. duquel se voient les monts Dore, dominés par le puy de Sancy, et plus loin encore les monts du Cantal; à l’0., une plaine accidentée; au N., d’autres cônes volcaniques continuant la chaîne de ceux du S. et parmi lesquels on remarque surtout le petit puy de Dôme, contrefort de la montagne principale; les deux Suchet; à g., le puy de Côme; à dr., celui de Pariou, etc. (v. p. 158). On voit même, diton, par un temps favorable, le Pelvoux, à 282 kil. , et le Mont- Blanc, à 305.

Les büines qui couvrent une partie du plateau sont celles d’un temple de Mercure. Il n’en reste plus que les soubassements et quelques assises. Il était construit en blocs de pierre énormes, reliés seulement entre eux par des crampons de fer. On reconnaît encore plusieurs plates-formes et, sur la dernière, des pièces assez petites, tournées vers le S. et terminées en hémicycles, ayant pres-

GERGOVJE.

que toutes un banc de pierre. Ce temple remonte à l’époque des Romains, et il en est déjà question dans les Commentaires de César. Outre les fragments de sculptures en pierre, épars sur les bords du chemin, on en a trouvé en marbres de toutes espèces, et l’on y a découvert aussi des objets d’art en bronze, des monnaies romaines, etc.

L’ observatoire, dans le haut du plateau, a été inauguré en 1876. Il se compose d’un pavillon d’observation en forme de tour, au point culminant, et d’un corps de logis situé plus bas, à l’abri des vents du N., relié au pavillon par un conduit souterrain. Il communique avec Clermont par un télégraphe spécial. — C’est sur le puy de Dôme que Pascal fit faire, en 1648, les premières expériences sur la pesanteur de l’atmosphère.

Les piétons qui veulent gagner du temps et qui ont le pied sûr peuvent descendre tout droit du sommet vers le chemin par où ils sont venus, en suivant la direction du télégraphe, ce qui prend env.

I h. Ordinairement, lorsqu’on est à pied ou en envoyant sa voiture de ce côté, on redescend au N., du côté du petit puy de Dôme (1268 m.), où conduisent deux sentiers, celui de g. plus court, mais plus raide que celui de dr. Il y a à g. un cratère régulier nommé le nid de la Poule. Plus loin en face, le puy du Petit- Suchet (1206 m.) et à g. le Grand-Suchet (1242 m.). On passe à dr. du premier pour arriver au puy de Pariou (1210 m.), à 2 h. env. du sommet du puy de Dôme.

II y a un cratère de 310 m. de diamètre et 93 m. de profondeur et une cheire ou coulée de lave du côté de Clermont. L epuy de Côme (1255 m.), le second à l’O., a un double cratère et aussi une cheire; le puy de Chiersou (1209 m.), entre les deux, a des grottes curieuses, surtout celles du S. ; il faut de la lumière pour les visiter. On redescend au N.-E. vers le chemin de Pontaumur, qui rejoint la route de Tulle à la Baraque (p. 157), à env. 4 kil. du pied du Pariou; il longe la coulée de lave de cette montagne.

De Clermokt-Ferrakd au Mokt-Rognok et ad plateau de Gergovie. — 7 et 10 kil., 4 à 5 h. à pied, aller et retour. Voiture, environ 15 fr. On prend la route de Bordeaux, par la rue Gonod, au S. de la place de Jaude (pl. A B 5-6). Elle est bordée d’arbres et traverse de beaux vergers , puis des vignes. A pied, on abrège en prenant à dr., à la première courbe, un chemin qui rejoint la route 600 m. plus loin, à dr. de Beaumont , village d'env. 1400 hab., à 3 kil. de Clermont. Un autre chemin à g., à la courbe suivante, abrège aussi sensiblement. Il mène tout droit à Ceyrat , autre gros village, à 3 kil. de Beaumont, au pied du puy du Kont-Rognon (573 m.), au sommet duquel conduit, en ï/s d’h., une montée raide sur la gauehe. Le Mont-Rognon est de formation volcanique comme tous les puys voisins, et il oft're de beaux points de vue sur Clermont au N., le puy de Dôme et ses satellites du N. -O. au S. -O., et sur le plateau de Gergovie au S.-E. Au sommet sont les ruines d’un château qui dominent la contrée et qui consistent en deux tours, dont l’une est en partie écroulée. Ce château, bâti vers 1160, est en ruine depuis 1634.

Le plateau de Oergovie (744 m.) est à 3 kil. à l’E. du Mont -Rognon. On y monte à pied par un chemin direct et en voiture par un chemin plus long passant au S. à Ctémensat et par la gorge d'Opme. Ce plateau, qui mesure env. 1500 m. de longueur et 600 de largeur, est l’emplacement de la ville gauloise de Oergovie , que César vint assiéger après s’être em-

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paré de Bourges et où il fut battu par le fameux Vercingétorix. Après la soumission des Gaules, Auguste essaya d’effacer le souvenir de cette défaite en transportant les habitants à Nemetum, aujourd'hui Clermont, qu’il combla de ses faveurs, et Gergovle finit par tomber en ruine. 11 en reste même fort peu de chose, des amas de pierres, le long des chemins qui traversent les champs du plateau et qui passent pour les rues de la ville. On y a fait à plusieurs reprises des fouilles fructueuses, surtout à l’E. La vue est encore plus étendue de ce plateau que du Mont- Rognon. Au retour, on aura plus eourt de descendre à l'E. à la route d’Issoire; lepiéton ira la rejoindre par un sentier au N., à Aubière (4 Ml.), localité de 3265 hab., à env. 3 kil. de Clermont.

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