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MAURIAC

moulinage de la soie, le saut de la Saule, cascade formée par la Rue. — A 6kil. au S. -O., Madic, village près du lac de ce nom et qui a un château en ruine fort remarquable.

Le chemin de fer s'écarte ensuite de la Dordogne, et traverse la Rue, dont la cascade est plus haut à g. — 137 kil. Saignes-Y des (hôtels), stat. à env. */*h. et 1 h. des villages qu’elle dessert, situés au S. dans la vallée de la Sumcne, que le chemin de fer va descendre.

Yde* (1633 hab. ; hôtels), a deux 8ources d'eaux minérales, froides, sulfatées et chlorurées-sodiques galeuses , qui ont dû être utilisées par les Romains et qui ont été retrouvées depuis peu. Ce sont des eaux dépuratives et purgatives, très riches en sulfate de soude et en ehlorure de sodium, supérieures, dit-on, aux similaires de France, et qui ont été comparées aux meilleures d'Allemagne. Elles ne s'utilisent jusqu’à présent qu'en boisson. L'établissement, forcément encore modeste, est au hameau de ta Jarriget, dans un vallon à 800 m. au S.-E.

A env. 1 h. au S.-E. de Saignes se trouve Chastel-Marlhac («Castrum Meroliacuiu») , vieille bourgade sur un plateau basaltique, aux bords à pic, avec des Orgues comme à Kort. La localité fut assiégée et prise en 032 par Thierri 1 er ou Tliéodoric, roi d'Austrasle, venu pour réprimer une révolte des Arvernes et dont les soldats ravagèrent la contrée.

141 kil. Champagnac -les- Mines, où il a des mines de houille.

143 kil. Largnac (412 m.; buffet), provisoirement la dernière station. La voie ferrée s'élève ensuite souvent par des rampes de 25 mm. , soit de 310 m. jusqu’à Mauriac (22 kil. , en décrivant de vastes circuits , pour passer à l'extrémité O. des monts du Cantal (p. 175), sur lesquels on aura de belles échappées à g., et la route d’Aurillac suit la même direction. D’abord une forte montée , où on laisse à dr. le château de Charlus, du xvi e s. et en ruine depuis 1633 ; puis un tunnel de 534 m. , une descente non moins rapide, un petit tunnel et un grand viaduc, de plus de 40 m. de haut, sur la Sumène, dont la vallée offre une belle vue. — 148 kil. Vendes, dans un beau site, sur cette rivière. Ensuite toujours de fortes rampes, deux grandes boucles, au S. et au N., et plusieurs viaducs. — 158 kil. Sourmiae (629 m.). On monte toujours, pour atteindre un plateau d’où la vue s’étend au loin, en particulier, à g., dans la direction des monts Dore et des monts du Cantal.

165 kil. Mauriac (722 m.; hôt. de l’ Ecu-de- France), vieille ville de 3631 hab. et chef-lieu d’arr. du Cantal, au pied d’une colline volcanique. Elle a une belle église romane du xn e s., Notre- Dame-des- Miraeles, avec une Vierge Noire. Commerce de bestiaux, chevaux, mulets, etc.

La voie reste ensuite pour quelque temps sur le plateau , puis en redescend rapidement. 4 viaducs et 4 tunnels, le dernier de 447 m. — 176 kil. Drugeac.

CoBREHPOsn. fl fr. 50) pour Saler* (hôtel), vieille et curieuse petite ville à 14 kil. au S.-E., encore murée et qui a conservé des maisons des xv e et xvie s. Les environs offrent des vallées pittoresques , à l’O. des monts du Cantal. — A4 kil. au S. -O., St-Martin - Valmeroux dans un très beau site, sur la Maronne, et dominé par un château en ruine.

Encore un viaduc; la voie tourne au S.-O., passe dans un petit tunnel et remonte en en traversant deux autres. — 180 kil. Drignac .

ST-YllIEIX.

On redescend rapidement vers la vallée de la Maronne. — 187. kil. Luupiac.-St-Cristophe (630 m.). Aux environs, le château de Branzac, du xv e s. On traverse les vallées de la Maronne et de la Doire, et on en remonte une troisième, une des parties les plus curieuses de cette ligne, où les ouvrages d’art se multiplient: 7 murs de soutènement à flanc de coteau, 10 tunnels, dont un de 391 m. et un de 489, et 5 viaducs. Vue surtout à dr. — 199 kil. St-IUide (440 m.), bourgade à env. 4 kil. à l’E., avec un château.

A li kil. de là, St-Cernin (hôtel), bourg sur la Doire, qui a une églisë romane renfermant de très belles boiseries du xv«s. — 5 kil. plus loin dans la valle'e, Toumemire et le château d'Anjony, du xiv e s., sur un rocher qui domine la vallée, un des anc. châteaux forts de la contrée.

Encore un petit tunnel, des remblais et des tranchées considérables. — 205 kil. Nieudant-St- Victor (495 m.). On se retrouve sur un plateau, entre les vallées de la Maronne et de la Cère (p. 181).

211 kil. Mie'caze , où l’on rejoint la ligne de St-Denis-près-Martel (p. 181) à (230 kil.) Aurillac (p. 176).

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