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ROCAMADOUR

voie traverse la rivière et gravit le côté g. de sa vallée sinueuse, dominée par des rochers de 200 m. de hauteur. Belle vue à dr. — 137 kil. Montraient. Ensuite, le causse de Oramat, plateau calcaire qui sépare la vallée de la Dordogne, au N., de celle du Célé, au S.

Le causse de Gramat est un des plateaux les plus curieux de France au point de vue hydrologique. Il y a des «gouffres» ou puits naturels, dans lesquels se perdent les pluies et qui se continuent par des grottes où coulent des ruisseaux souterrains, qui ressortent plus loin pour former des rivières (v. p. 183). Le principal de ces gouffres, explorés depuis 1889 par M. E.-A. Martel, est le gouffre de Padirac , de 37 m. de diamètre et 80 m. de profondeur, à 12 kil. au N. -E. de la stat. de Roeamadour (v. ci-dessous). Il a été question de rendre cette curiosité naturelle de premier ordre accessible aux touristes, par un escalier de fer descendant jusqu'au fond. D’autres gouffres seront mentionnés p. 183.

149 kil. Stat. de Roeamadour, 4 kil. au N.-E. du bourg.

Excursion a Rocamadouk.

Correspond. 3 fois le jour au chemin de fer; prix: 50 c. jusqu’à Y Hotpiialei ( 1 res maisons; 3 kil. 2), d’où il vaut mieux descendre au bourg (le demander expressément), pour jouir de la *vue magnifique qu’il présente de loin; 1 fr. jusqu’au château, 800 m. plus loin, dans le haut, d’où il faut descendre par des escaliers, qui ne laissent voir les choses que l’une après l’autre. — Omnibus de l’hÔt. du Grand-Soleil à tous les trains, 25 et 50 e.

Roeamadour ou Roc- Amadour (hôt. : Hôt.-Rest. Ste- Marie, près des sanctuaires, bon; H. du Grand-Soleil, dans le bourg, recommandé; //. Notre-Dame , etc.), est un vieux bourg fort curieux et l’un des pèlerinages les plus anciens de France, très célèbre surtout au moyen âge. Il doit son nom à St Amadour, ermite qui vécut ici, dit-on, aul er s. et ne serait autre que Zachée, le publicain de l’Evangile qui monta sur un sycomore pour voir J.-C. Il occupe un site extrêmement pittoresque, dans un ravin souvent à sec du causse de Gramat (v. ci-dessus), bordé de rochers à pic de plus de 120 m. de haut, auxquels sont comme accrochés les sanctuaires et leurs dépendances, et le tout est dominé par un ancien château. L’ensemble forme un tableau grandiose et unique en son genre.

Du bas. où il n’y a guère à citer que deux portes fortifiées et la «grotte de Zachée», à l’hôt. du Grand-Soleil, on monte un premier escalier de 143 marches, menant au pied du bâtiment des Templiers, et un second de 51 sous ce bâtiment, aboutissant dans l’enceinte où sont l’église et les chapelles. — Ve'glisc, en face, se compose de deux parties superposées, du style goth. primitif. Celle du bas, St- Amadour. plus petite que l’autre, renferme les reliques du saint et est décorée de peintures. Celle du haut , St-Sauveur, est à deux nefs, sans transept. Les murs en sont couverts de peintures , de portraits et d’inscriptions rappelant d’illustres pèlerins, les rois St Louis, Charles IV et Louis XI, etc. En face de l’entrée, un vieux crucifix en bois. Beaucoup de bannières. — La chapelle de la Vierge, à g. en arrivant, accessible du dehors par un escalier et communiquant en outre avec l’église St-Sauveur, date du xv e s., mais a été en partie reconstruite de nos jours. La décoration in-

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