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ETAMPES

De Paris

22 kil. Savigny-sur-Orge, qui a un beau château du xv e s., à g. en arrivant. Un peu plus loin, à dr. et à g., un tronçon de la Grande- Ceinture de Paris, dans la direction de Palaiseau (Versailles).

24 kil. Epinay-sur-Orge, précédé et suivi d’un viaduc, dans un joli site. A dr., au loin, la tour de Montlhéry (v. ci-dessous).

26 kil. Perray- Vaucluse, stat. desservant le grand asile d’aliénés de Vaucluse, dont les nombreux bâtiments neufs s’étagent sur une colline à dr. : il appartient à la ville de Paris. — 29 kil. St- Michel.

Correspondance (30 c.) pour Xontlhiry (3 kil.), bourg célèbre par les ruines de son château féodal, dont la tour, de 32m. de haut, sur une colline, s’aperçoit de fort loin. C’est l'ancien donjon, du xm® s. On y peut monter pour jouir de la vue, qui du reste est déjà fort belle de la colline. Montlhéry est en outre connu par la bataille que s'y livrèrent, en 1465, Louis XI et les seigneurs de la ligue du Bien public, et qui resta indécise. — •' A dr. de la route de Montlhéry se voit Longpont, village dont V église, dépendant jadis d’un prieuré, est un curieux édifice roman, en grande partie reconstruit dans le style primitif.

32 kil. Brétigny, localité qu’il ne faut pas confondre avec celle où fut signé le traité de 1360, entre la France et l’Angleterre, à 9 kil. au S.-E. de Chartres. — Ligne de Tours par Vendôme, v. p. 17.

37 kil. Marolles. — 40 kil. Bouray. — 43 kil. Lardy. — 46 kil. Chamarande, à g., avec un château bâti par Mansart. — 49 kil. Etrechy. A dr., en arrivant à Etampes, les ruines de la tour Guinette (27 m.), restes d’un château fort du xn e s.

56 kil. Etampes (buffet; hôt. du Grand- Monarque , rue du Château), ville de 8573 hab. et chef-lieu d’arr. de Seine -et -Oise, dans un vallon à g., et que l’on voit bien ensuite du chemin de fer. Elle fait un grand commerce de grains, et trois petites rivières y font tourner des moulins importants.

La rue du Château, en face de la gare, conduit à Y église St-Basile, qui est surtout des xv e et xvi e s. Elle a une tour du xn e s. et un beau portail roman. On remarque à l’intérieur des retables anciens et des vitraux anciens et modernes. A dr. de l’église, l’anc. hôtel de Diane de Poitiers, du xvi e s., dont la cour a encore de jolies sculptures : c’est maintenant la caisse d’épargne. Un peu plus bas que St-Basile, à g., Yéglise Notre-Dame , du xn e s., avec des créneaux et une belle tour' surmontée d’une flèche en pierre. Prenant ensuite par la place voisine, la rue à dr. et la première à g., on arrive à V hôtel de ville, jolie construction à tourelles du xvi e s. , agrandie de nos jours. A côté se voit l’anc. hôtel d'Anne de Pisseleu , maîtresse de François 1 er , aussi du xvi e s., aujourd’hui une épicerie. La rue qui monte au delà, à g., ramène à St-Basile. En tournant encore là à g., dans la rue St- Jacques, on passe à la place du Théâtre, où est la statue de Geoffroy- St- Hilaire, le naturaliste (1772-1844), en marbre, par El. Robert. Plus loin se trouve l'église St-Gilles, des xn e etxvi e s., et plus loin encore, dans un faubourg, à env. 20 min. de St-Basile, Yéglise St-Martin , édifice remarquable du xn e s., avec une tour de la renaissance, qui penche fortement, et un portail moderne dans le style du xm e s.

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à Bordeaux. ORLÉANS. 1. li. I. 5

Un embranch. doit relier Etain pes à Anneau (p. 18) et un autre à Pithiviers (p. 126) et Beaune-la-Rolande (p. 126).

Au delà d’Etampes, qui s’étend au loin à g. et dont on aperçoit l’église St-Martin , la voie gravit une rampe assez forte, montant de 55 m. sur une distance de 6300 m. La contrée est ensuite très monotone; de vastes champs, presque sans arbres et sans maisons, s’étendent à perte de vue: on est sur le plateau de la Beauce, dont le sol très fertile produit surtout un blé excellent.

70 kil. Monnerville. — 75 kil. Angerville. — 81 kil. Boisseaux. — 89 kil. Toury, qu’une ligne à voie étroite doit relier à Pithiviers (p. 126). — 95 kil. Château- Gaillard. — 102 kil. Artenay

108 kil. Chevilly, où le prince Frédéric-Charles battit le général d’Aurelles de Paladine, le 3 déc. 1870. — 113 kil. Cercottes. La contrée devient plus riante; on traverse des vignes.

119 kil. Les Aubrais (buffet), où les trains express déposent les voyageurs à destination d 'Orle'ans, qui y sont transportés par un train spécial. Les trains omnibus vont directement jusqu’à Orléans.

121 kil. Orléans (buffet). — Suite de la ligne de Tours, v. p. 10.

Orléans. — hôtels: Or.-H. d'Orléans (pl.b, C2), rue Bannier, 118, bon-, Gr.-tt. du Loiret (pl. c, C2), même rue, 18; H. St-Aignan (pl. a Cl), non loin de la gare, en lace de la rue Bannier (ch. 2 à 10 fr., rep. 3 et 3.50); H. de Constantine , place du Martroi, 22, modeste. — Chambres garnies rues de Bourgogne, Ste-Catlierine, des Pastoureaux, etc. : 30 à 40 t'r. par mois.

Cafés et hkstaur. place du Martroi; restaur. à l'hôt. St-Aignan; pour un séjour, Charpentier , rue de Bourgogne, 215 (dep. 70 fr. par mois).

Fiacbbs: la course, 1 fr. 25; l’heure, 2 fr.; 2 fr. et 2 fr. 75 la nuit.

Tkamwat des Aydes, au N., à la barrière d’Olivet, au S., par la rue Bannier et la rue Royale, etc. : 15 et 10 c. de la place Bannier au pont, 25 et 20 c. jusqu’à Olivet (source du Loiret, v. p. 9).

Poste et téléor amie (pl. E4), rue de Bourgogne, 187.

Orle'ans, anc. capitale de VOrle'anais, auj. chef-lieu du départ, du Loiret et du command. du v e corps d’armée , siège d’un évêché, etc., est une ville de 63705 hab., sur la rive dr. de la Loire , assez bien bâtie, mais qui manque d’animation.

Orléans a remplacé la ville gauloise de Cenabum, "détruite par César, l'an 52 avant J.-C., et doit surtout, dit-on, son existence à l’empereur Aurélien , qui lui aurait donné son nom , Aurelianum. Sa situation en a toujours fait un point d’une grande importance stratégique. Elle fut assiégée par Attila et sauvée par St Aignan, sou évêque, en 451. Clovis s’en empara en 498, et elle devint après sa mort la capitale d’un royaume qui dura jusqu'en él3 et fut alors reuni à celui de Paris. Orléans fut une des villes les plus importantes de l'ancienne France. L’événement le plus considérable de son histoire fut le siège qu’elle subit en 1428-1429 de la part des Anglais, alors maîtres de la plus grande partie du royaume, et auquel mit fin Jeanne d’Arc, la Pucelle d'Orléans, à qui la France dut son salut. Dans les guerres de religion, elle devint une place forte des calvinistes, et c'est pendant qu’il l’assiégeait que le due de Guise fut tué par un gentilhomme protestant, Poltrot de Méré, en 1563. Orléans joua aussi un rôle dans la guerre de 1870-71; elle fut prise par les Allemands le il oct. 1870, reprise par les Français un mois après et réoccupée par les Allemands du 5 déc. 1870 au 16 mars 1871.

Eu sortant de la gare (pl. D 1), on se trouve sur de beaux boulevards, où l’on tourne à dr., et l’on va jusqu’à la place Bannier (pl.

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