ORLÉANS
De Paris
O 1), pour descendre à g. par la rue du même nom. A g., Y église St-Pateme, en partie reconstruite depuis peu dans le style goth. du xm e s. et qui doit l’être entièrement: ce sera alors un monument fort remarquable.
La place du Martroi (pi. C3), à l'extrémité de la rue, est le centre de la ville. Elle est décorée depuis 1855 d’une statue équestre de Jeanne d’Arc , en bronze, par Foyatier, avec 16 hauts-reliefs par Vital Dubray. L’intention de l’artiste, qui l’a mal exécutée, a été de représenter la Pucelle rendant grâce à Dieu pour la victoire. Les hauts-reliefs rappellent les principaux événements de sa vie.
De l’autre côté de la place est la rue Royale, qui descend jusqu’à la Loire. Nous prenons immédiatement à g. la rue Jeanne-d’Arc, qui conduit à Ste-Croix , en passant à g. devant le lycée et à dr. à une petite place où s'élève une statue de la République, en bronze, par L. Roguet (1850). Pour le musée, près de là, v. ci-dessous.
*Ste-Croix, la cathédrale (pl. E3), est un édifice de la décadence de l’art goth., malgré le caractère imposant de sa façade. En effet, ayant été détruite en 1567 par les calvinistes, elle a été presque complètement reconstruite de 1601 à 1829, la plus grande partie avec assez de succès dans le style ogival tertiaire, la façade, due à Gabriel, l’architecte de Louis XV, dans un style bâtard qui ne manque pas cependant de noblesse. Cette façade , d’une riche ornementation , est flanquée de deux tours de 87 m. de haut , sans flèches, et présente d’abord trois portails, ceux des côtés avec doubles portes, puis trois rosaces et une galerie à claire-voie, au-dessus de laquelle les tours ont encore trois étages, le premier avec des escaliers en spirale aux quatre angles et des statues, les deux autres avec de légères arcades et terminés par une galerie en forme de couronne. Entre ces deux tours se voit la jolie flèche du transept, reconstruite en 1859. Tout l’édifice a 148 m. de longueur. — L’intérieur a également un aspect grandiose; il est à 5 nefs et mesure 33 m. de hauteur. Le style en est supérieur à celui de la façade ; les onze chapelles de l’abside sont les chapelles primitives, épargnées par l’incendie de 1567. Les œuvres d’art y sont peu nombreuses et presque toutes de ces derniers temps : un grand chemin de croix sculpté dans des arcades sous les fenêtres, par Clov. Monceau; de grands autels goth. en bois aux extrémités du transept, des vitraux, etc. Dans une chap.. à g. du chœur, le beau monument de Mgr Dupanloup (1802-1878), par Chapu, avec la statue couchée du défunt, un ange qui déploie sur sa tête l’étendard de Jeanne d’Arc et des statues du Patriotisme et de l’Eloquence debout de chaque côté.
A côté de la cathédrale, au N., se voit la statue de Rob. Pothier (pl. E3), jurisconsulte originaire d’Orléans (m. 1772); elle est en bronze, par Vital Dubray (1859). Un peu plus loin, à g.,
L’hôtel de ville ou la mairie (pl. D 3), joli édifice en briques et en pierre, élevé en 1530, restauré et agrandi en 1850-1854. C'était
à Bordeaux.