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II. H

des tribunes et de petites chapelles doubles aux extrémités, un chœur carré et une sorte d’abside sous le clocher (v. ci-dessous). Il y a au maître autel une petite Vierge noire moderne, non moins vénérée que celle qui l’a précédée, détruite en 1793. Les ex-voto aux piliers du chœur indiquent le caractère de la dévotion dans la contrée. Dans le fond, au mur du clocher, une fresque remarquable de la fin du xin e s., provenant du cloître et restaurée de nos jours; elle représente surtout le Christ entre la Vierge et St Jean.

En sortant par une porte à l’extrémité du bas côté de g., on se trouve sous le portail du N., eu ogive très peu prononcée.

Le portail S. ou porche du For, de l'autre côté du clocher, est très remarquable. 11 forme une sorte de porche original, chaque face présentant une arcade ogivale également très peu prononcée, doublée d’une autre arcade en plein cintre, qui ne s’y rattache que par trois tenons. Le clocher, surtout de la fin du xm e s., est un des rares clochers de transition qui existent encore. Il compte sept étages à arcades romanes, simples et trilobées, entremêlées avec d’autres en ogive.

L’édifice à côté du portail latéral du S. est Vevcche'. On a une assez belle vue de la petite place qui le précède.

Du côté du portail latéral du N., un baptistère, peut-être seulement du xi® s., mais dont quelques parties sont des restes d’un édifice romain, et une chapelle des Pénitents («Societas Gonfalonis»), de la renaissance (1584), dont l’intérieur est tout décoré de peintures d’artistes du pays: François (Francesco Guido; plafond), Buffet, Servan, Staron. Une ruelle qui passe entre les deux conduit à la montée du rocher de Corneille, où l’on paie 10 c. d’entrée.

Le rocher de Corneille, qui forme le sommet du mont Anis, est un massif de brèche volcanique, se dressant à pic à 132 m. audessus de la ville basse et à 757 m. au-dessus du niveau de la mer. On y monte par une série d’escaliers pratiqués dans la roche. Au sommet a été érigée en 1860 une statue de Notre-Dame de France, de 16 m. de haut, sur un piédestal de 6 m. 70. Elle est en fonte, d’après Bonnassieux, et elle a été faite avec plus de 200 canons russes pris à Sébastopol, comme ceux qui gisent alentour sur la plate-forme. La Vierge est représentée debout et tenant l’enfant Jésus, qui bénit la France. Malgré ses dimensions colossales, elle n’est pas en rapport avec le rocher qui lui sert de base. On peut monter à l’intérieur, jusque dans la tête. Des ouvertures pratiquées à divers endroits permettent de jouir de la vue magnifique qu’offrent les environs, avec leur immense cirque de montagnes, formé surtout par les Cévennes, où l’on distingue particulièrement, au S.-E. , le Mezenc et le Gerbier-de-Joncs. Dans un faubourg du Puy, au N.-O., le rocher de St-Michel, dont il sera question ci-dessous; plus loin, à g., Espaly et ses Orgues (p. 192); à dr. , les ruines de Polignac (p. 192), etc. — Sur la plate-forme du rocher de Corneille

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