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MONTBARD

De Paris

243 kil. Montb&rd (hôt. : de l’Eru, de l’autre côté de la ville; de la Gare . bon), à g., petite ville dans un site pittoresque, en partie sur une colline entre le canal et la Brenne, où sont les restes de son anc. château fort , dont l’enceinte est transformée en un beau parc public. On y monte directement de la gare en traversant le canal, puis une place et en tournant plus loin à g. de la rue de la Liberté, dans la rue de Paris. En dehors du parc est Véglise, l’anc. chapelle du château, devant laquelle s’élève une statue de Buffon (1707-1788), le naturaliste, originaire de Montbard, bronze par Dumont. Il reste surtout de l’anc. château un donjon du xiv e s. , de 40 m. de haut, qu’habita Buffon; une autre construction carrée et d’énormes soubassements ou murs d’enceinte , dans lesquels se trouvent des escaliers et des issues dans diverses directions. — On verra encore, de l’autre côté de la colline, une belle chapelle moderne du style roman fleuri, qui dépend d’un couvent.

A 4 kil. l/a au S., les ruines imposantes du château de Montfort , pour un temps aux princes d’Orange et rebâti en 1626.

On traverse plus loin le canal de Bourgogne. — 257 kil. Les Laumes (buffet). Ligne d’Avallon-Semur (p. 231).

A 40 min. au S. -K. ou à dr. se trouvent le Xont-Auxoia (413 in.) et Alise- Ste- Reine . Le Mont-Auxois est un point stratégique important, au débouché de trois vallées, et, selon toute probabilité, c'est au village d’Alise- Ste- Heine, sur les versants E. et O., qu’il faut chercher l’emplacement â'Alesia, où Vercingétorix fut définitivement vaincu par César, l’an 52 av. J.-C.. après une lutte qui avait duré neuf ans. On y a érigé en 1865, au chef des Gaulois, une statue , par Millet, en cuivre repoussé, de 6 m. 50 de haut sans le piédestal: elle s'aperçoit un peu du chemin de fer. — Alise - Rte- Reine est aussi un pèlerinage célèbre et possède des eaux minérales faibles, carbonatées - calciques , ferrugineuses et magnésiennes, avec un hôpital fondé au xvii**8. st un petit établissement de bains. L’existence de Ste Heine, vierge romaine martyre, a été révoquée en doute, et le caractère des manifestations à moitié païennes qui se faisaient autrefois au pèlerinage, le 7 sept., a fait voir en elle la personnification de. la Gaule vaincue par César. — 1 h. plus loin se trouve Flavigny , toute petite ville qui a des restes remarquables de constructions du moyen âge, en particulier d’une abbaye fondée au viit e s.. et surtout une église des xm e et xv« s., renfermant un magnifique jubé du xvi e 8. Correspondance de là pour Darcey (7 kil.; v. ci-dessous).

A env. 6 kil. au N.-E. des Laumes, par Grésigny-Ste-Reine (4 kil.), ie château de Russy - Rabutin, fondé au xn e s., mais en partie reconstruit et richement décoré à l’intérieur au xvii e s., par le comte Koger de Bussv- Kabutin. cousin de Mme de Sévigné. Les peintures des appartements représentent des sujets allégoriques, des rois de France, des hommes et des femmes célèbres: plusieurs sont de Mignard. Dans la chapelle, une madone d’André del Sarto (?), un St Jaeques de Murillo et deux Poussin.

Des Laumes a Epimac : 75 kil. ; 3 h. à 3 h. 30; 8 fr. 40, 6 fr. 65, 3 fr. 70.

— 6 kil. Pouillenay , qui a un vieux château et où l’on quitte la ligne de Semur (p. 231), pour remonter quelque temps la vallée de la Brenne.

— 13 kil. Villeferry - Arnay. Vllleferry , à g. , a aussi un vieux château, ainsi que Posanges , plus loin à g. — 19 kil. Vitteaux, vieille petite ville sur la Brenne. — 26 kil. St-Thibault, qui a une église intéressante. On se retrouve près du canal de Bourgogne. — 2 autres stations. — 39 kil. Pouilly en-Auxois, à l’extrémité N. -O. du souterrain de 3333 m. par lequel le canal de Bourgogne passe du bassin du Rhône dans celui de la Setne. On traverse le canal. — 46 kil. Essey. — 55 kil. Arnay-le-Duc (hôt. de la Poste), ville de 2876 liab., surl’Arrour, connue par la bataille dans la-

Tramwuy à vapeur de Dijon à Fontaine -Française

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DIJON

à Lyon.

quelle les protestants, commande's par Coligny, vainquirent les catholiques, sous les ordres de Cossse'-Brissac, en 1570. Ligne de Beaune, v. p. 215. — 75 kil. Epinac (p. 236).

Le chemin de fer laisse ensuite à dr. la vallée de la Brenne et le canal de Bourgogne. Du même côté se voit le Mont-Auxois, avec sa statue. — 265 kil. Durcey. Le village est à 3 kil. à g. , et il y a 1 kil. plus loin des grottes, d’où il sort une forte source qui ne permet pas toujours d’y entrer. Correspond, pour Flavigny, v. cidessus. — La voie monte plus loin, sur la rive g. de l’Ose, entre des hauteurs qui atteignent plus de 500 m. d’altitude. — Halte de Thenissey. — 279 kil. Verrey.

A 7 ou 8 kil. au N. -E. , le petit village de St-Germain-la-Feuille , à */< d’h. à l’E. duquel sont les sources de la Seine, avec un monument érigé en 1867 et renfermant une statue de la Sequana par Jouffroy. On y a trouvé des restes d’un temple gallo-romain et des antiquités, qui sont au musée de Dijon. Elles sont entourées d’un jardin dont la clef est chez le maire de St-Oermain.

La voie continue de monter, pour passer du bassin de la Seine dans celui du Rhône. A g. , les ruines pittoresques du château de Salmaise. — 288kil. Blaisy - Bas. Puis un tunnel de 4100 m. de long, aéré par 15 puits, avant et après lequel on a de belles vues. On redescend rapidement vers Dijon. Contrée curieuse; paysage sévère; tranchées, tunnels, hauts remblais et viaducs nombreux sur des combes ou petites vallées étroites et profondes. Viaduc de 26 m. 50 de haut et tunnel de 328 m. — 296 kil. Malain, à dr. , en deçà de la station. Il y a un château en ruine, sur une hauteur escarpée. Puis le viaduc de Lée, de 23 m., et celui de la combe de Fain, de 44 m. et à deux étages d’arcades. Belle vue à dr. sur la vallée de l’Ouche, où passe le canal de Bourgogne et que dominent les plus hauts sommets de la Côte-d'Or, le Plan de Suzan (565 m.) et le Mont- Afrique (584 m.), qui est fortifié. Encore un viaduc de 18 m-, un tunnel, un viaduc de 38 m. et un autre tunnel. — 306 kil. Velars. Ligne d’Epinac, v. p. 213. Puix deux viaducs de 22 m. — 310 kil. Plombières. Encore quatre petits tunnels.

315 kil. Dijon (bon buffet; repas à 4 fr., 3 fr. et 1 fr. 50).

Dijon. — Gares: gare de Paris (pl. A3), à l’O., la principale; gare Porte-Neuve (pl. G3), à I’E., pour la ligne de Chalindrey, Langres, etc., mais reliée à la précédente par un tronçon de raccordement ; gares du tramway de Fontaine - Française (pl. A3 et G 2) , boul. Sévigné et rue de Mulhouse.

Hôtels: *Gr.-H. de la Cloche (pl.a, B 2), place Darcy, (ch. t. c. 3 fr. 50 à 8, rep. 1.50, 4 et 5, om. 30 e.)-, du Jura (pl. b, A2; Anglais), près de la gare (ch. t. c. 2fr.50 à 4 fr. 50, rep. 1.50 , 3.50 et 4, om. 50 et 75 c.); de Bourgogne (pl.e, B3), place Darcy, plus près du centre de la ville (ch. 2 fr. 50, dé. ou dî. 3.50); du Nord (pl.e, B3), à la porte Guillaume; de la Galère (pl. d, C3), rue de la Liberté, 45-, de Genève, etc., près de la gare.

Cafés : de la Rotonde, place Darcy; du Lion-de- Belfort (brasserie), même place; de la Concorde, à la porte Guillaume; C.-Rest. Dosson, place d’Armes, pas cher; C. du Pré-aux-Clercs, place d’Armes; de Paris, place St-Etienne,

206 III. R. 36. DIJON. De Paris

au théâtre; C. Georges , au coin des rues de la I.ibcrté et Bossuet, très fréquenté.

Fiacres : course , 1 fr. le jour, 1 fr. 50 la nuit ; heure, 1 fr. 60 et 2 fr.

Omsibvs-tramwaïs ; de la gare (pi. A 3) à la place St-Pierre (pl. D E5), les dim. et fêtes jusqu’au parc; de la place de la République (pl.El) au port du canal (pl. AO). Prix, 15 e.

Poste, place des Ducs, à g. derrière l'hôtel de ville. — Télégraphe, à l’hôtel de ville, à dr. du côté de la place d’Armes.

Théâtre, v. p. 210. — Casino S'Eté , rue de la Gare. — Cirque S Eté, boul. Tivoli. — Alcasar, rue des Godrans.

Culte évangélique, le dimanche, à 10 h. et à 2 h., dans la chapelle des Etats, à l’hôtel de ville.

Dijon, la Divio des Romains et l’anc. capitale de la Bourgogne, est aujourd’hui une ville commerçante de 65428 liab. et le chef-lieu du départ, de la Côte-d’Or, avec un évêché, une cour d’appel et une académie universitaire. On en a aussi fait depuis 1870 une place de guerre défendue par huit forts détachés. Elle est bâtie au N.-E. du confluent de VOuche avec le.Swaon et du canal de Bourgogne (p.202), au pied des collines de la Côte-d'Or (p. 214), que domine le mont Affrique (584 m.). Les ducs de Bourgogne y ont résidé pendant trois siècles (1179-1477), jusqu’à la mort de Charles le Téméraire, et les monuments qu’elle a conservés de cette époque lui donnent un intérêt particulier. — Dijon fait un grand commerce de vins et de blé; sa moutarde, son pain d’épices et sa liqueur de cassis ont une réputation presque universelle. <à

Dijon, Dibio ou Divio, n’a pris une certaine importance qu’au xi e s., en devenant la capitale du duché de Bourgogne, sous Henri, fils aîné du roi Robert le Pieux, mais c’est seulement a partir de 1363 qu’elle est devenue célèbre, avec les ducs Philippe le Hardi (fils du roi Jean le Bon), Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire. Louis XI reprit la Bourgogne après la mort de ce dernier, en 1477. 30000 Suisses, Allemands et Francs-Comtois l’assiégèrent en 1513 et en furent éloignés à prix d’argent. François I er , prisonnier à Madrid, l’abondonna bien à Charles- Quint , mais les Etats ne ratifièrent pas la cession. Dijon fut du parti catholique et de la ligue dans les guerres de religion et ne se soumit à Henri IV qu’en 1595, après la victoire de Fontaine-Française (v. p. 213). La province de Bourgogne a été gouvernée par les princes de Condé de 1631 à la Révolution, et Dijon fut très prospère au xvm e s. La ville résista énergiquement aux alliés en 1814 et aux Allemands en 1870 (v. p. 212). Elle fut occupée du 31 oct. au 27 déc. 1870 par le corps d’armée allemand du général Werder. Evacuée alors à l’approche du corps français de Crémer, elle fut couverte et défendue par Garibaldi, qui eut à repousser, du 21 au 23 janv., une attaque faite en vue de permettre à Manteuflfel de rejeter Bourbaki sur la frontière suisse. — Outre ses dues Jean sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, il faut surtout citer, parmi les hommes célèbres de Dijon; Bossuet, Crébillon, Rameau, Piron , le chimiste Guyton de Morveau , l’amiral Roussin , le maréchal Vaillant, les statuaires Claude Ramey, Rude et Jouffroy.

La rue de la Gare nous mène à la place Darcy (pl. B 2), ainsi nommée de l’ingénieur qui a créé les deux réservoirs et les fontaines publiques de la ville. On y a érigé en 1886 la statue de Ilude (1784- 1855), le sculpteur, bronze par Jos. Tournois. Derrière cette place, la jolie promenade du Château-d’ Eau et sur les côtés de belles maisons neuves. Plus' loin est la porte Guillaume, de 1784, à l’entrée de la ville proprement dite. La rue de la Liberté mène directement

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DIJON

à Lyon.

de là à la place d’Armes (v. ci-dessous) ; nous tournons immédiatement à dr. pour visiter d’abord

St-Bénigne (pl.B3), la cathédrale, dépendant jadis d’une abbaye, qu’ont remplacée l’évêché et le séminaire. C’est un assez bel édifice goth., dont la fondation est très ancienne, mais qui a été presque entièrement reconstruit au xm e s. et plus tard. La façade présente une sorte de vestibule ou narthex, avec un Martyre de St Etienne par Bouchardon, remplaçant des sculptures détruites à la révolution, et audessus, une galerie aux arcades d’une grande légèreté. Il y a deux belles tours sur les côtés, mais pas de portails latéraux. On entre généralement par une petite porte au S. Le plan de cette cathédrale goth. tient encore de celui des dernières églises romano-byzantines : elle a trois nefs, un transept très court, un chœur petit et sans déambulatoire ni chapelles et, à l’extrémité, trois absides en hémicycle. L’intérieur est du reste assez simple. La crypte, du xi e s., a été retrouvée et restaurée de nos jours. Elle renferme le tombeau de St Bénigne (m. vers 179) et elle a des peintures anciennes. Aux piliers, des statues par Bouchardon, Jean Dubois et Attiret; dans les bas côtés, divers monuments funèbres des xvi e -xvm e s. ; dans la tour de dr. , des inscriptions indiquant l’emplacement des tombeaux de Jean sans Peur et de Philippe le Hardi; dans le chœur, de belles stalles du xvm e s., etc.

A quelques pas à dr. de la cathédrale se voit St-Philibert {pi. B 3), église du xn e s., avec flèche goth. en pierre, transformée en magasin.

La petite rue à dr. nous mène en quelques minutes à St- Je an (pl. C 4), église rebâtie au xv e s. On y voit une grande peinture murale médiocre par Bén. Masson. St Urbain , St Grégoire et l’usurpateur romain Tétricus y sont inhumés.

Remontant de là jusqu’à la seconde rue latérale de dr., la rue de la Liberté, nous allons de ce côté à la place d’Armes , place semicirculaire au N. de laquelle s’élève

L’hôtel de ville, l’anc. palais des ducs de Bourgogne (pl.D3). Ce vaste édifice, en lui-même peu remarquable, a été reconstruit en grande partie de 1681 à 1725 et de nos jours. Il n’est guère resté de l’ancien palais, des xiv e et xv e s., que la haute tour qui le domine (44 m.) et une autre plus basse sur le derrière, ainsi que quelques salles voûtées du rez-de-chaussée, les cuisines (v. p. 210) et un grand puits qui les précède, à dr. de la cour principale. On peut se les faire montrer et on peut traverser le bâtiment du milieu pour voir l’autre côté. Mais ce qu’il y a de plus curieux ici c’est le musée.

Le * musée occupe 20 salles et 2 passages du 1 er étage de la partie E. ou de dr. C’est un des plus riches de province pour la peinture, et il renferme les splendides tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur. Il est public les dimanches et fêtes, jeudi et sam. de midi •/* à 3 h. Va en hiver et 5 h. en été, mais les étrangers sont toujours admis à le visiter moyennant un pourboire, sauf le lundi avant 1 h. L’entrée est du côté dr., sur la place du théâtre

Digitiz

DIJON

De Paria

(v. p. 210). Si l’on entrait comme autrefois par la cour, on arriverait dans le passage entre les salles désignées ci-dessous par les num. xi et xii.

l re salle. : gravures et lithographies, buste par Carpeaux.

II e -VI e salles, * collection Trimolet , léguée à la ville en 1878 et comprenant surtout de magnifiques meubles anciens, des tableaux et dessins de maîtres, des miniatures, des émaux, des bas-reliefs en ivoire, en argent, en bronze et en bois, des bijoux, des vases, des faïences, des œuvres d’art chinoises, etc. — Salle II: curiosités orientales; porcelaines, bronzes, émaux, laques-, bustes des donateurs. — Salle III: dessins, estampes, antiquités, porcelaines, faïences. — Salle IV. Tableaux, à g., du côté de la salle XX, par laquelle nous ressortirons : 77, Verelst, portr. de femme; 31, école ombrienne , Ste Famille; 2, Giov. Bellini, la Vierge et l’Enfant; 7, le Ghirlandqjo , Couronnement de la Vierge; 3, Bonifacio (?), la Vierge, l’Enfant, St Jean et St Sébastien; 52, Holbein, portr. de femme; 37, école romaine , Ste Famille, 49, B. van der Helst, portr. d’homme; 14, le frauda ( Raibolini ), la Vierge et l’Enfant; 74, J. van Schupp en, portr. de femme; 11, Palma le Vieux, Ste Famille; 71, Ruben», portr. d’Klis. Brandtz, sa première femme; 29, école-italienne , le Christ aux liens; 32, école romaine, Ste Famille ; 57, école de Afemling, la Vierge et l’Enfant ; 18, Cét. da Setto, même sujet. — Dans les vitrines , on remarquera particulièrement les objets de celle du milieu : émaux translucides, plaque d’or au repoussé et émaillée, agrafes de chapes, bijoux. Les num. *140$, *1410 et 1411, en’or ciselé, repoussé et émaillé, sont des enseignes ou ornements de chapeaux, ouvrages italiens du xvi e s., les deux premiers attribués à Ben r. Cellini ou à Ambr. foppa , dit Caradosto. Dans la grande vitrine du fond, une magnifique aiguière d’après Briot, émaillée par Bern. Pâli»»]/, etc. — Salle V, tableaux : 26, le Garofalo, la Vierge et l’Enfant; 95, Greuze, tète d’expression; 33, école romaine, la Vierge et l’Enfant; 89, Clouet (?), Elisabeth d’Autriche, femme de Charles IX; 25, Solimena, l’Assomption; 39, Asselyn , paysage d’Italie; 47, Ducq , Corps de garde; 13, le Batsan , Adoration de bergers; 68. Potter, paysage; 80, Phil. Woutcerman , Retour de la chasse; 73, Sal. Ruisdael , paysage; 24, Solimena, Mort de St Joseph ; 6, Ferrari, Couronnement de la Vierge; 28, école de Léon, de Vinci, la Vierge et l’Enfant; 62, G. yettchtr, le Message; 72, J. Ruisdael, paysage; 1, Fra Bartolommeo (?), Ste Famille; 19, Solario, id. ; 2, Bellini, la Vierge et l’Enfant. — Salle VI: 76, Tenter» le Jeune, Vision de St Jérôme; 75, Teniert le Vieux, Effet de neige; 69, Potter, paysage et animaux; 79, Ph. Woutcerman, Départ pour le chasse; 42, Cuyp, paysage, etc. — Ensuite un passage avec des estampes, des photographies de tapisseries.

VII e salle, collection Devosge : tableaux et dessins de Fr. Devoige , fondateur de l’école des Beaux-Arts et du musée de Dijon, en 1783 ; 695, Afierevelt, portr. de femme ; 701, Prud'hon, portr. de Devosge ; dessins de Frud’bon.

VIII e salle: 10, P. de Cortone (Berrettini), l’Enlèvement des Sabines, copie; 21 (2 e fen.), le Pontormo, Présentation de la Vierge; 426 (3 e fen.), Poussin, portr. de Corneille; 121, Franck, Adoration des mages-, 75, près de l’entrée, le Dominiquin, Judith. Au milieu, des objets d’art et des curiosités; 1370, pendule de Boule, avec figures d’après Michel-Auge ; 1466, l'Ancien et le Nou veau Testament, bas-relief d’argent rehaussé d'or; 1531, diptyque en ivoire du xv e s. ; émaux.

IX e salle: sculptures, la plupart d’après l’antique; * 1075, Rude, Hébé jouant avec l’aigle de Jupiter; 1029, 1027, Jouffroy, la Rêverie, la Désillusion. Plafond par frudéhon, la Bourgogne dominant la Mort et le Temps et entourée des Vertus et des Beaux-Arts, œuvre remarquable d'après le tableau de P. de Cortone, au palais Barberini, à Borne.

X e salle: dessins de maîtres anciens, donnés par His de la Salle.

XI e salle : 466, Suvée, Mort de Coligny. Au milieu, 759, Rude, l’Amour dominateur du monde, statue de marbre. 1588, vase de Sèvres avec peintures d'après Fragonard.

Puis un passage dans le haut de l'escalier par où l'on entrait autrefois

DIJON

à Lyon.

où il y a quelques sculptures, entre autres le modèle du Départ de Rude, à l’arc de triomphe de l’Etoile, à Paris.

XII e kalle: dessins modernes, estampes; retable en pierre du xvi e s., des scènes de la vie de J.-C. ; statue antique, peut-être grecque, Apollon citharède; reproduction, en petit, du puits de Moïse (p. 212).

XIII e salle, l’anc. *salle des Gardes du palais des ducs de Bourgogne, avec une belle cheminée de l’époque. On y admire surtout les beaux de Philippe le Ilardi et de Jean sans Peur, érigés d’abord dans l’église de la Chartreuse (p. 212), en partie détruits à la révolution et fort habilement restaurés depuis. Celui de Philippe le Hardi, le second, fut exécuté à la lin du xtv e s. par Claux Sluter. Il est en marbre noir et marbre blanc, rehaussés de peintures et de dorures. Il forme un cénotaphe sur lequel est couchée la statue du duc, dont les pieds reposent sur un lion et la tète sur un coussin entre deux anges aux ailes déployées, soutenant son casque. Tout autour du monument règne une sorte de cloître aux arcades ogivales, garnies de 40 statuettes de religieux pleureurs, dout on a toujours admiré l’expression et les draperies. — Le tombeau de Jean sans Peur ressemble beaucoup à celui de son aïeul, dont il diffère surtout en ce qu’il y a dessus une seconde statue, celle de la duchesse Marguerite de Bavière. Ce tombeau, étant moins ancien d’un demi-siècle, est encore plus richement ouvragé que l’autre. Il est l’œuvre de Jehan de la Verta , dit d'Aroca. — Entre les deux tombeaux, une reproduction de la statue d’Anne de Bourgogne, 1111e de Jean sans Peur et duchesse de Bedfort. — Parmi les autres ouvrages d’art très remarquables de cette salle, nous citerons, de g. à dr., à partir de la porte: 64, Giov. Crespi (le Epagnuolo), l’Assomption; 113, Corn. Engetbrechtsen , l’Annonciation; 78, école italienne, la Vierge avec l’Enfant; *206, école allemande, triptyque, Adorations et Présentation; *168, Seghers, Descente de croix; 442, Nie. Quentin, (m. 1636), Adoration des bergers; *1420, deux retables goth. en bois doré, dits chapelles portatives des ducs de Bourgogne, exécutés par Jac. de Baerze en 1391, par ordre de Philippe le ilardi, pour l’église de la Chartreuse. Entre les dgux: 1434, un bas-relief colorié du xin e s., de l’ancienne chapelle du palais; *1421, retable de l’abbaye de Clairvaux, cinq tableaux; 1454, fragments de retable du xv e s. Dans une vitrine : couronne donnée comme provenant du tombeau de Marguerite de Bavière; coupe de St Bernard, du xn e s. ; boîtes en ivoire des xm e et xv e s.; crosse de St Robert, du xi e s., etc. Dans le haut, une tapisserie du xvi e s., Dijon assiégé par lea Suisses en 1513. 482. de Trop, Jésus devant Pilate. Devant la cheminée, 1439, le Baptême de Jésus et la Prédication de St Jean, reliefs en ronde bosse, de 1520. A la 2 e fenêtre, 32, Slantegna (î), la Vierge et l’Enfant. 1045, Eernoyne, modèle d’un mausolée de Crébillon qui n’a pas été exécuté. A la 4 e fenêtre, 150, Memling (V), l’Adoration des bergers; *114, Ilub. van Eyck, portr. d’homme. 965, Itridan, statue de Bossuet. Dans le haut, un fragment de boiserie du xiv e s., etc.

XIV e salle, la principale galerie de peinture. A dr. : 265, Ch.-Ant. Coypel, l’Adoration des bergers; 413, Nattier , portr. de Marie Leexinska; 263, Ant. Coypel, Sacrifice de Jephté; 421, Parrocel, Une bataille; 135, J. van lloeck , Martyre de Ste Marie de Cordoue; 88, J. van Artois , la Forêt deSoignies; 487, ralenti» (copie), Martyre de St Process et de StMartinien-, *49, le Tintoret, l’Assomption : *74, le Dominiquin, St Jérôme, un des plus beaux tableaux du musée; 247, Chardin, portr. de Hameau; *18, Ann. Carrache, la Chananéenne. — Au milieu de la salle, 967 le Réveil du Printemps, statue par Cabet. — Suite des tableaux: *38, *40, le Bassan, Noé fait entrer les animaux dans l’arche; les Disciples d’Emmaüs; *130, Ilondekoeter , Eperviers, coqs et poules; 151, r an der Meuten, le Siège de Besancon en 1674; 163, école de Rubens, la Vierge présente l’enfant Jésus à St François d’Assise ; 152. van der Afeulen , le Siège de Lille en 1667 ; 22, C. Dolci (copie), Ste Famille; 104, Phil. de Champaigne, la Présentation. — Autre côté, en retournant vers l’entrée: 11, P. de Cortone (Berrettini), la Réconciliation de Laban et de Jacob, copie; *118, Fr. Floris ou de Vriendt, Une femme à sa toilette, donnée pour Diane de Poitiers ; *30, Bern. Luini, l’Enfant Jésus debout sur les genoux de sa mère; 452, Rigaud, portr. du

Bsedeker. Centre de la France. 4 e édit.

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210 III. Ii. 36.

DIJON

De Paris

sculpteur Girardon; 70, école du Pérugin , la Vierge et l’Enfant; 14, école de P. Véronise, la Vierge entourée de la gloire céleste; *13, P. Véronèse, Moïse sauvé des eaux; 108, G. de Crayer , les Apprêts de la sépulture; 120, Franck , Thomyris ou Iiérodiade; 1, lAlbane, Ste Famille; 107, O. de Crayer, l'Assomption; 165, 164, école de Rubens, Entrée de Jésus à Jérusalem, la Cène; 96, A. et J. Boih, vue d’Italie; 296, Gagneranx (de Dijon; m. 1796), Bataille de Sénef; 180, Ph il. Woutcerman, Départ pour la chasse; 187, 188, P. Woutcerman, Halte de voyageurs. Halte de Chasse; *42, le Guide, Adam et Eve ; 65, Strozzi , Ste Cécile ; 29, Lanfranchi, St Pierre repentant ; 41, téandre Hassan (da Ponte), Martyre de St Sébastien; 297, Gagneraux , Passage du Rhin sous les ordres de’ Condé: 384, Carie Vanloo , Condamnation de St- Denis ; 541, inconnu , porte, de Charles le Téméraire; 109, Durer (?), Tête de St Jean-Baptiste; 39, le Bassan, la Flagellation.

XV e et XVI e salles ; copies, œuvres modernes secondaires, peinture et sculpture; bon nombre de tableaux d’artistes bourguignons; vases antiques; 1028, Jouffroy, Erigone, marbre; 1046, Lescorné, Ariane, marbre.

XVII e salle -.402, L. M élingue (1878), la Levée du siège de Met* en 1553; 322, Jacquand, le Pérugin peignant cher les moines de Pérouse; 422, Patrois, François I er récompensant le Rosso pour ses travaux à Fontainebleau ; 315, Ilenner, Byblis changée en source ; 458, Ronot (1878), les Ouvriers de la dernière heure. Au milieu, 1011, Eude, Retour de la chasse.

XVIII e salle: 313, Guillaumet, les Femmes du douar à la rivière ; 317, Hesse, le Péché originel; 234, 235, L. Boulanger , les Bergers de Virgile; Vive la joie, scène de la cour des Miracles; 232, Bouguereau, le Retour de Tobie: 496, Th. Weber, Naufrage; 417, de F eu tille. Bivouac devant le Bourget (1870) ; — 976, Chapu, Clytie métamorphosée en tournesol, statue de marbre ; reproductions d’œuvres de Rude.

XIX e salle: reproduction de la Résistance de Cabet (p. 212); sans num., Olivié, le Dimanche des Rameaux à Etretat.

XX e salle: œuvres secondaires de peintres français, flamands et hollandais; 176-179, M. de Vos, Visitation, Circoncision, Adoration des mages, Présentation au temple; 72, Posort, St Pierre sur les eaux; 490, Hor. Vernet , portr. du maréchal Vaillant, dont on volt aussi dans la même salle les insignes et décorations (36); 67, Vanné, Ste Famille. Au milieu, la Fée des fleurs, bronze par Mathurin Moreau, aussi de Dijon.

L’hôtel de ville renferme encore un musée archéologique , indépendant du précédent, qui occupe du même côté trois salles du rez-de-chaussée. 11 est public le dim. de 1 h. à 3 h. et visible aussi les autres jours, en s’adressant au concierge sous l’escalier de la tour voisine. Il est relativement peu important. — Le même concierge fait voir les anc. cuisines, dont on remarque les six cheminées, la cheminée ventilateur du milieu et la voûte en dôme.

Sur la petite place entre l’hôtel de ville et le théâtre se trouve une statue de Hameau (1683-1764), bronze moderne par Guillaume. — Le théâtre est dans le style classique, avec une colonnade sur la place St-Etienne, au S. — A l’E. de cette place, l’anc. église St-Etienne, rebâtie au xvm e s. Dans le fond, la caisse d’épargne, très belle construction neuve style renaissance, achevée en 1890. La rue à g. mène à la place St-Pierre (p. 212). En suivant au contraire la rue des Bons-Enfants à dr. et tournant dans la première à g., on va au palais de justice (p. 211). —Un peu au delà de St-Etienne se trouve

St -Michel (pl. E3), église dont la façade présente un assez heureux mélange du style goth., pour le plan général, et du style gréco- roman dans les détails. Elle a été reconstruite aux xvi e -

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à Lyon.

xvii e s. par Hugues Sambin, de Dijon, élève de Michel- Ange. La façade a trois portails à tympans et à voussures, mais en plein cintre ; deux tours , où figurent quatre ordres de colonnes superposés et qui se terminent par des balustrades et des lanternes octogones à dôme, etc. Le tympan du portail principal, par Sambin, représente le jugement dernier. II y a au transept de petits portails du style flamboyant. L’intérieur de l’église est simple. On y remarque une statue de St Yves, par J. Dubois, dans la l re cliap. de dr. ; une fresque attribuée à Fréminet , dans la 3 e de g. ; des fresques modernes dans une chapelle au croisillon N., un retable du côté opposé, l’Adoration des mages, avec un bel encadrement de la renaissance, etc.

De cette église, nous revenons sur nos pas et nous passons derrière l’hôtel de ville pour aller à

Notre-Dame (pl. D3), église du xm e s. du style ogival bourguignon. Le *portail en est la partie la plus curieuse. On l’a restauré ces derniers temps, et l’on a même dû en reconstruire le porche, unique en son genre , à trois étages , celui du bas présentant trois nefs, les deux autres des arcatures à jour supportées par des colonnettes, et les intervalles remplis par des frises richement sculptées. 11 y a 17 statuettes fort curieuses, posées en gargouilles, aux figures et aux attitudes les plus variées. Dans le haut , à dr. , une horloge provenant de Courtrai et donnée par Phil. le Hardi, en 1383. Elle est attribuée au mécanicien flamand Jacques Marc, et «jacquemart» est devenu le nom des personnages qui sonnent l’heure aux horloges de ce genre. Sur la croisée, uue tour moderne surmontée d’une flèche et flanquée de quatre tourelles rondes. Deux tourelles du même genre s’élèvent aux extrémités du transept. — L’intérieur est à trois nefs, sans déambulatoire, comme à St -Bénigne. Il y a des colonnes au lieu de piliers, les chapiteaux portant des colonnettes qui soutiennent les retombées des voûtes de la grande nef. La même nef a un beau triforium et au-dessus règne une galerie, devant les fenêtres, qui sont assez petites. Le chœur présente trois étages de fenêtres, le deuxième , au triforium , composé de fenêtres rondes , et de belles arcatures à colonnettes. Le transept n’a pas de portails, mais cinq fenêtres au-dessous de la rosace, précédées aussi à l’intérieur d’une galerie à colonnettes. 11 y a un beau reste de fresque dans le croisillon de gauche.

Dijon possède encore un certain nombre de maisons remarquables ; par ex. l 'hôtel Vogue', de la renaissance, rue Notre-Dame, 8, derrière le chœur de l’église ; la maison Milsand , de la même époque , rue des Forges , 38, à l’O., près de l’hôtel de ville ; la maisori Richard, même rue, 34-36, qui a une façade goth. et une cour à galerie en bois, dont l’entrée est interdite; la maison des Cariatides, rue Chaudronnerie, 28, au N.- E. de Notre-Dame, etc.

Nous retournons maintenant à la place d’ Armes et nous la traversons pour prendre, à g., la rue du Palais, qui mène au palais de justice (pl. D4), jadis le siège du parlement de Bourgogne. U est

ïoogle

DIJON

De Paris

du xvi e s. et remarquable par sa façade renaissance, avec porche, et sa grande et belle salle des pas perdus, qui se termine par une petite chapelle. — Derrière se trouvent V école de droit et une t’e oie normale, cette dernière dans un anc. collège des jésuites qui a une belle porte et une tour carrée.

La rue Chabot-Charny, qui part de la place St-Etienne (p. 210) et passe à g. de cette école, mène à la grande place St-Pierre (pl. D E5), au milieu de laquelle il y a un jardin avec un bassin et un beau jet d’eau. De là partent le boulevard Carnot (v. ci-dessous) et le cours du Parc.

Le parc, à 1300 m. de cette place, est une promenade superbe de plus de 33 hect., plantée par le Nôtre pour les princes de Coudé, gouverneurs de Bourgogne. Il est bien ombragé et n’a rien d’artlflciel. Il s’étend au S. jusqu’à l’Ouche et au delà se trouve l’ancien château, peu remarquable et maintenant propriété particulière. En deçà de la rivière, à l’extrémité de l'avenue principale, un cadran solaire comme devant l’église de Brou (p. 274). — Cafés -restaur. à g. à l’entrée.

Le boul. Carnot , long d’env. 800 m., relie la place St-Pierre (v. ci-dessus) à celle du 30 Octobre. Au commencement, à g., une belle synagogue moderne du style moresque. Sur la seconde place le beau "monument du 30 octobre (pl. G 3), érigé à la mémoire des habitants tués dans la défense de la ville en 1870 et dont beaucoup sont inhumés à cet endroit. Il se compose surtout d’une magnifique statue de la Résistance, en marbre blanc, par Cabet, sur un haut piédestal en forme de tour ronde, avec un groupe en haut-relief représentant la défense. — Non loin de cette place se trouvent, au N.-E. , la gare Porte -Neuve (v. p. 205); au N. -O. le nouveau lycée (pl. F3), sur les plans de Flamant et Chaudoua. Le boulevard Thiers, qui passe derrière continue le tour de la vieille ville, par la place de la République , d’où le boul. de Brosses ramène vers la place Darcy en passant à celle de St-Bernard et à l’anc. château.

Une statue de St-Bernard (1091-1153), en bronze, par Jouffroy, s’élève depuis 1847 sur la place St-Bernard. Elle est sur un haut piédestal décoré de bas-reliefs représentant le pape Eugène III, Louis VII de France, Suger, Pierre le Vénérable, abbé de Cluny, le duc de Bourgogne et le grand-maître des Templiers contemporains du saint, qui était de Fontaine, 4 kil. */* au N.-O. de Dijon.

La route de Paris, à g. de la rue de la Gare en revenant de l’intérieur de la ville, conduit au jardin botanique et à la promenade de l’Arquebuse (pl. A3), près de la gare. Le jardin, fondé en 1782, a de riches collections (plus de 5000 espèces) et un muse'e. Au fond de la promenade est un peuplier noir d’une grosseur extraordinaire, âgé d’env. 500 ans. Il a 40 m. de haut et 15 m. de circonférence au niveau du sol.

Env. 10 min. plus loin, par la même route, est l’asile des alie'ne’s, bâti de nos jours sur l’emplacement de la Chartreuse , que

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à Lyon.

Philippe le Hardi fonda en 1379 et dont il reste deux portails, une tour et surtout le célèbre puits de Moïse ou des Prophètes , dont le musée possède une petite reproduction (p.209). Ce puits, de 7 m. 15 de diamètre, est entouré d’un piédestal qui supportait jadis un calvaire et qui est encore décoré des statues de Moïse, David, Jérémie, Zacharie, Daniel et Isaïe, par Claux Sluter, le sculpteur du tombeau de Philippe le Hardi.

Excursions aux environs. 1° A l’O., dans la vallée de l’Ouche , à Plombières et à Velars, 5 et 9 kil. par le ehemin de fer (p. 205). Curieux tra* vaux d’art de cette ligne. A Velars, les rochers du Trou -aux -Ducs. — 2° Au N., dans le Val Suzon ou Val Courbe , à la fontaine de Jouvence (joli site) ; 13 kil.: voit, partie., 7 fr. ; voit. publ. jusqu’à Messigny (10 kil.) à 7 h. du mat. (50 c., ret. le soir). On peut déjeuner à Jouvence. — 3° Aux boit et grottes d'Asnières (remarquables), à 6 kil. de la ville, en partie par la même route, puis à dr. — 4° Au S., à Oerrey • Chambertin (Il kil.), par le chemin de fer (p. 214) ou en voiture.' Le bourg est à env. l/< d’h. à l’O. de sa station. Derrière sont les vallons pittoresques nommés combes de Lavaux et de la Bussière ou la Boissière. A 2 kil. au N., Fixin, où se visite, dans le parc .Yoisot, un monument de Napoléon 1 er , érigé par l’un des anciens officiers de l'empereur. Il est par Rude et représente l’empereur au tombeau, s’éveillant à l'immortalité. On peut encore faire de là une belle promenade dans la combe de Fixin et y gravir l’escalier dit -l'Escargot-, du haut duquel on a une belle vue.

Un tramway a vapeur, partant du boul. Sévigné (pl. A3), dessert la banlieue de Dijon à l’E.: St- Apollinaire , Varois, Courtenon, Arc -sur -Tille (carrières de marbre), etc., croise à Mirebeau (26 kil.) la ligne d’Is-sur-Tille à Gray et va jusqu'à Fontaine-Française (42 kil.), bourg connu par la victoire décisive de Henri IV sur les Ligueurs en 1595. — Le chemin de fer d’Is-sur-Tille mène aussi à Bèse, 8 kil. au N. de Mirebeau, où l’on va visiter l’abondante source de la B'eze , produite par des infiltrations.

De Dijon à Besançon et Belfort , R. 41', à Neuchâtel et à Lausanne , R. 43; à Nancy, y. le Nord de la France, par Bædeker.

De Dijon à Epinac (Autun) : env. 65 kil., ligne en construction, se détachant de celle de Paris à Velars (9 kil.) et remontant au 8.-0. la vallée de l’Ouche, avec le canal de Bourgogne, jusqu’au Pont-d’Ouche (39 kil.), où le canal tourne au N. -O. Là elle se raeeorde avec le chemin de fer industriel qui relie depuis longtemps Epinac au canal (26 kil.). Ce tronçon croise à Bligny-sur-Ouche (8 kil.) la ligne de Beaune à Arnay-le-Due (p. 204) et passe (16 kil.) à Custy- la- Colonne, ou il y a, dans un champ, une colonne romaine octogone de 10 m. de haut, ornée de bas-reliefs, érigée

S eut-ètre en souvenir d’une victoire de César sur les Helvètes à cet enroit. — F.pinac, v. p. 236.

De Dijon à St- Amour (Bourg): 113 kil.; 3 h. 25; 12 fr. 75, 8 fr. 55, 5 fr. 55. Cette ligne s'embranche à g. de celle de Lyon (v. ci-dessous) et suit d’abord la direction du S.-E. , comme le canal de Bourgogne. — SI kil. (5 e st.) St-Jean-de-Losne (/t<5i. de la Côte-d’Or), petite ville ancienne, sur la rive dr. de la Saône, à l’embouchure du canal de Bourgogne (p. 202). Elle s’est illustrée en 1636 par une défense héroïque et victorieuse contre les Impériaux, qu'y rappelle un monument. Embranch. d'Auxonue, v. p. 254. A env. 4 kil. au N.-E. commence le canal du Rhône au Rhin (p. 245 et 2o5). — La voie traverse la Saône et tourne au S. -O. — 39 kil. Pagny, qui a eu un château dont il reste surtout la chapelle, du xv® s., qui renferme un beau retable de la même époque, un jubé, des monuments et des peintures des xv e et xvi e s. — 46 kil. Beurre (hôl. du Chapeav-Rouye) , petite ville sur la rive g. de la Saône. Ce fut aussi une place d’une certaine importance dans les guerres du xvi e s. Elle repoussa les Impériaux en 1536, mais fut prise en 1543. Elle eut pour dernier seigneur le prince de Condé, embrassa sous lui le parti de la Fronde et fut prise par les royalistes en 1650 et 1653. — 53 kil. Navilly, stat. avant laquelle on traverse le Doubs. — 60 kil. St-Bonnet-en-Bresse , sur la ligne de Dole à Chalon (p. 266). —

BEÀUNE.

De Paria

88 kil. (13 e st.) Louhane (buffet; hit. St-Vartin), ville de 4518 hab. et cheflieu rt'arr. de Saône-et-Loire , gur la Seille et la ligne de Chalon à Lonsle-Saunier (p. 217) et oii doit encore passer une ligne venant de Tournus (p. 217) et se dirigeant vers Lure (Vosges). Grand commerce de volaille de la Bresse. — 113 kil. (18 e si.) St -Amour (p. 263).

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