II. De Dijon à Lyon
197 kil. Trajet en 3 h. 15 à 6 h. 50 jusqu’à la gare de Perraeke (p. 277). Prix : 22 fr. 30, 15 fr. (B, 9 fr. 75. Vue surtout à gauche.
On traverse d’abord l’Ouche, puis le canal de Bourgogne, après avoir laissé à g. les ligues de Pontarlier (R. 43) et d’Is-sur-Tille, etc. Ensuite, à g., les grands ateliers du chemin de fer, sa gare de triage (rotondes) et la ligne de St -Amour (v. ci-dessus), et on longe à dr. les collines de la Côte-d’Or, ainsi nommées à cause des excellents vins qui s’y récoltent.
326 kil. (de Paris). Gevrey, dont dépend le célèbre vignoble de Chambertin. Combes de Lavaux et de la Bussière et monument de Fixin , v. p. 213.
332 kil. Vougeot, non moins fameux par son clos.
337 kil. Nuits-sotis- Beaune, petite ville faisant surtout un grand commerce des vins des environs. Le 18. déc. 1870 eut lieu ici un combat dans lequel fut vaincu, non sans peine, le général français Crémer. Pyramide commémorative à dr. un peu avant la station.
A 12 kil. à l’E. se trouve l’ancienne et eélèbre abbaye de (Veaux , fondée en 1098 et rebâtie au xvm e a. Elle est transformée en colonie agricole et n’offre plus d’intérêt.
343 kil. Corgoloin. Puis la halte de Serrigny.
352 kil. Beaune (buffet; hôt. : du Chevreuil, place de la Halle; de France, à la gare), vieille ville de 12470 hab. et chef-lieu d’arr. de la Côte-d’Or, centre d’un vignoble renommé.
Beaune fut une des principales villes du duché de Bourgogne et le siège de son parlement avant Dijon. Les Ligueurs s’en rendirent maîtres en 1585, mais les habitants les en expulsèrent pour la remettre à Henri IV, en 1595. Elle eut jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes (1685) d’importantes manufactures de draps. Elle fait surtout aujourd'hui le commerce des vins de la Bourgogne.
De la gare, on traverse d’abord un faubourg et on entre dans la ville en passant entre deux tours rondes, restes des l’ancien château fort. Continuant de là tout droit par la rue de la Charité, nous passons à dr. de l’hospice de ce nom, en partie du xvn e s., et nous arrivons à la grande rue de Lorraine, puis immédiatement à g. à une place où est la statue de Monge (1746-1818), le célèbre mathématicien, qui était de Beaune, bronze remarquable par Rude. Derrière se dresse le beffroi de l’ancien hôtel de ville, de 1403. En deçà, à g., l’anc. hôtel de la Marre ou Rochepot, de 1523, maintenant occupé par une librairie; il a deux belles cours à arcades.
La rue Carnot, à g. , puis la rue Monge, à dr., nous mènent ensuite à la place de la Halle, où nous tournons à gauche.
L’*nôPiTAL, près de là, dans la rue de g., est un édifice original du style flamand, qui a plutôt l’air d’un château. Il a été fondé en 1443 par Nie. Rolin, chancelier de Bourgogne (v. aussi p. 238) et