BEAUNE
à Lyon.
par sa femme, Guigone de Salins. L'extérieur est simple et n’a de remarquable, en dehors de son aspact, que sa porte à auvent et le clocheton qui surmonte sa haute toiture. L’hôpital est desservi par des béguines, qui se recrutent dans les familles riches et portent un costume tout blanc en été, bleu en hiver. On peut néanmoins le visiter à partir de 10 h. On en remarque particulièrement la cour, avec ses galeries en bois à deux étages et ses lucarnes à frontons, plusieurs salles dans le style de l’époque, l’une d’elles décorée de peintures murales de 1682, et la cusine. Mais la principale curiosité, comme œuvre d’art, est un superbe "“retable, donné parle fondateur de l’hôpital et généralement attribué à Rog. van der Weyden. Il y en a du même genre et du même style à Dantzig et à Anvers, où on les attribue à Memling et à B. van Orley. Il se compose de 15 panneaux, dont 6 extérieurs, et le sujet principal est le jugement dernier. Il se trouve au I er étage, avec d’autres objets, qui forment un petit musee, surtout des tapisseries, de la vaisselle et des meubles. Là aussi et la grande salle du conseil, qui a également de vieilles tapisseries. Entrée gratuite le dim., 50 c. dans la semaine.
Revenus à la place de la Halle, nous continuons tout droit par la place Fleury et la rue de la République. Cette rue passe , à dr., près de I’église Notre-Dame, anc. collégiale, fondée au xn e s. et remaniée maintes fois jusqu’à nos jours. Elle est surmontée d’une belle tour gotli. et précédée d'un porche à trois nefs, du même style, avec de jolies portes du style flamboyant; mais sa belle abside, à trois petites chapelles rondes, est romane. L’intérieur est à trois uefs, celle du milieu voûtée en berceau, les autres à voûtes d'arête. Cette église a de très belles * tapisseries du xv e s. , dont on pare quelquefois l’abside; les sujets sont tirés de l’histoire de la Vierge.
Nous retournons maintenant à la rue de la République et continuons de la suivre jusqu'aux boulevards qui marquent les limites de la vieille ville et forment de belles ptomenades. Nous y arrivons au square des Lions et nous les suivons à dr. ou de l’O. au N. De ce côté, à l’extrémité de la rue de Lorraine, est la porte St-Nicolas, arc de triomphe du xvm e s. Plus loin encore, la promenade du Jardin Anglais. Le faubourg voisin, St-Nicolas, a une église remarquable du xiv e s.
En rentrant dans la ville par la porte St-Nicolas, on a à g., à l’extrémité d’une petite rue, l 'hôtel de rille, un ancien couvent. Il renferme un petit musee, qui comprend des peintures, des antiquités et des curiosités. Là aussi sont la bibliothèque , les archives et une galerie d’histoire naturelle. — La rue de Lorraine nous ramène enfin à la place Monge (p. 214).
Evbhaüch. de 19 kil. en construction sur St- Loup-dt-la-Salle (p. 256).
De Beavke a Ahvay-le-Duc : 42 kil., ligne à voie étroite (1 m.) qui a sa gare spéciale prés de l’autre et une station au S. de la ville, à dr. derrière l'hôpital. Elle traverse les monts de la Côte-d'Or et elle est remarquable par les travaux du col de Laucy (551 m.), où elle monte jusqu'à 331 m. au-dessus de son point de départ, par des lacets dont les
216 lll.li.36. CHALON-SUR-S. De Paris
rampes atteignent 40 mm. et les courbes un minimum de 40 m. Il dessert Pommard (5 kil.), bourg célèbre par ses vins, ainsi que Volnay , 1 kil. l/ a plus au S. A liligny-tur- Ouche (26 kil.), il croise le chemin de fer en construction de Dijon -Velars à Epinac (p. 213). — Arnay.le-Duc , v. p. 204. Cette ligne doit être prolongée jusqu’à Saulieu (p. 230).
359 kil. Meursault, renommé pour ses vins blancs. Plus loin à dr., Pvligny, où se récolte le Montrachet.
367 kil. Chagny (bujfet), ville de 4736 liai), et centre commercial important, sur plusieurs routes, entre la Dheune et le canal du Centre (v. ci-dessous).
De Chagny à Nevers , par Montchanin et le Creusot et par Autun, v. R. 39 ; à D6le (Besançon), p. 256.
La ligne de Lyon passe ensuite dans deux petits tunnels, le premier sous le canal du Centre. Puis une longue tranchée, et on entre dans la vallée de la Thalie. — 373 kil. Fontaines.
383 kil. Chalon-sur-Saône. — Il y a 3 cakes : celle de Chalon-St-Côme, la seule où s'arrêtent les trains express, au S. de la ville ; celle de Chaton- Ville , à peu près au centre, où conduisent les trains omnibus, et celle de St-Côme, près de la l re , pour la ligne de Bourg (p. 217). — Hôtels: Orand- HÔtel , II. du Chevreuil , tous deux rue du Port-Villiers, près de la Saône.
Chalon-sur-Saône est une ville ancienne, commerçante et industrielle, de 24 686hab. et un chef-lieu d’arr. de Saône-et-Loire, sur la rive dr. de la Saône, à l’embouchure du canal du Centre, qui relie cette rivière à la Loire, à Digoin (120 kil.; p. 241).
C’est le Cabillonum des anciens, la ville la plus importante des Eduens et des Romains après la conquête de la Gaule. L’Evangile v fut prêché par St Marcel au 11 e s. et ce fut le siège d’un évêché jusqu’en 1700. Sa situation lit qu’elle eut à soull'rir de toutes sortes de guerres, mais se releva toujours par le commerce. Elle fut la résidence des rois de Bourgogne, eut des comtes à partir du vm e s., fut sous la dépendance des ducs de Bourgogne de 1237 à 1477 et réunie ensuite au royaume de France par Louis XI.
Malgré son ancienneté et son importance, cette ville a peu d’édiflces remarquables. Sur une place à g. au sortir de la gare principale se trouvent: un obélisque du xvn e s., érigé à l’ouverture du canal du Centre; le palais de justice et la halle aux grains, deux constructions modernes. Devant le palais est un square avec une jolie fontaine , à la mémoire de la famille Thévenin, qui a doté la ville de son service public d’eau. La Grande-Rue, à dr. , descend vers le vieux pont St-Laurent et une île de la Saône, dans laquelle il y a un grand hôpital, fondé au xvi e s. et reconstruit de nos jours.
Non loin du pont, à g., l 'e'glise St-Vincent , l’anc. cathédrale, bâtie du xn e au xv e s. et qui a une façade moderne à deux tours. Les parties les plus curieuses sont le chœur et l’abside, du xm e s.
En aval du pont se trouve un petit port, d’où part le bateau pour Lyon (v. ci-dessous). Sur le quai, la statue de Niepce (1765-1833), inventeur de la photographie, de Chalon, hronze par Guillaume.
Non loin de là, sur la place du même nom, V e'glise St-Pierre, du xvm e s. Presque en face, un petit muse'e, visible tous les jours et public le dim. de midi à 4 h. Il y a au rez-de-chaussée une collection lapidaire et au 1 er étage, dans 4 salles, des sculptures, des peintures, des antiquités et des collections d’histoire naturelle.
TOURNUS