‹ Le Centre de la FranceChapitre 177 sur 249 · MACON · texte numérisé non relu

MACON

De Paris

La rue du Nord, au delà de l’église, descend à la Saône, dont les bords sont dénudés. La rue du centre, à dr. en deçà du pont, conduit à la place de l’Hôtel-de-Ville, où est la statue de Greuze, le peintre, de Tournus (1725-1805), marbre par Rougelet.

Une ligne à voie e'troite doit relier Tournus à Loubans (p. 214).

418 kil. Uchizy. — 423 kil. Pont -de- Vaux -Fleuriville. Pontde-Vaux, à 5kil. à l’E. (omn.) est une petite ville riante, la patrie du général Joubert (1769-1799) et du peintre Chintreuil (1816-1873), auxquels on a érigé sur la place publique une statue et un buste. — 115 kil. Se’nozan.

440 kil. Mâcon ( buffet ; hôt. : des Champs-Elysées , place de la Barre, ch. t. c. 2 fr. 50 à 10, rep. 1 .50, 3 et 4, om. 50 c. ; de l’Europe, quai du Nord, assez loin de la gare; cafés, quai du Midi), ville de 19573 hab., chef-lieu du dép. de Saône-et-Loire , sur la rive dr. de la Saône.

Ville importante des Eduens, Mâcon déchut sous l’empire romain, fut ravagée par tous les peuples barbares et assiégée aussi maintes fois plus tard, jusqu’au xm e s. Elle passa alors au roi de France, Charles V, fut encore séparée à diverses reprises du domaine roval et définitivement, annexée par Louis XI. Elle eut aussi à souffrir, de 1559 à 1567, des luttes entre les catholiques et les protestants, qui en furent maîtres tour à tour. Aujourd’hui, c’est une ville industrielle et commerçante, mais assez pauvre en curiosités.

La rue Joséphine, à g. au sortir de la gare, conduit au quai du Midi, transformé en promenade. Il est décoré d’une statue de Lamartine, en bronze, par Falguière: le grand poète est né à Mâcon en 1790. La Saône est traversée plus loin par un vieux pont à 12 arches, qui conduit au faubourg St-Laurent. Près de la statue est un assez beau corps de bâtiment, en partie du xvm® s., comprenant 1 " hôtel de ville, le théâtre et les archives.

On traversera l’hôtel de ville (musée, v. ci-dessous) pour voir, derrière, Y église St-Pierre, grand édifice roman moderne à trois nefs, avec transept , déambulatoire, chapelles latérales et tribunes au-dessus de bas côtés et du pourtour. L’ensemble est un peu massif. La nef a des piliers ronds trapus, avec de beaux chapiteaux, d’où partent deux colonnettes soutenant les retombées de la voûte. Les chapelles sont richement décorées de peintures. Dans le bras dr. du transept se voit une épitaphe dans un bel encadrement, de 1649.

Le musée, à l’hôtel de ville, et qui a son entrée en face de St- Pierre, est public le dim. de 2 h. à 4 h. et visible aussi les autres jours pour les étrangers.

U y a 6 galles, une au rez-de-chaussée, contenant des sculptures, des plâtres et des antiquités, et 5 au premier, dont 3 consacrées à l'histoire naturelle, une aux dessins et gravures et une aux peintures. Parmi ces dernières, nous mentionnerons : plusieurs portraits de Lamartine, l’un d’eux par Fr. Gérard; la Marche de Silène, attribuée à Jordaens; un Marché à Anvers, par r an Helmont ; un portr. de Richelieu, par de Champaigne; Charles IX et Catherine de Médicis, par A. Scheffer; une Ste Famille attribuée au Francia; l’Apparition, par N. Ataet, etc.

La rue qui passe devant le musée nous conduit, à dr. en sortant, à la place de l’Ilerberie, où se voit, au coin de g., une curieuse maison

Page 1