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I. R. 1. il

Hugo, nouveau (ch. t. c. 3 fr. à 4.50, rep. 1 , 3 et 3.50, oui. 50c.); H. du Château ( pl. c, C5), reconstruit rue Porte-Côté, 20 (ch. t. c. 3 à 8 fr. , rep. 1, 2.50 et 3, om. 50 c.); H. d' Angleterre (pl. d, D5), sur le quai, au pont.

Cakés : Grand-Café , rue Denis-Papin ; café de Blois , à côté de l’hôtel <le ce nom, etc.

Poste et télégraphe: place de la République, bureau central (pl. C4), et rue Denis-Papin, 45.

Voitures de louage pour Chambord, etc., v. p. 13.

Temple protestant , rampe Chambourdin (pl. 8, H 4).

Blois, qui est bien connu par son château, est aujourd’hui une ville paisible de 23457 hab., et le chef-lieu du départ, de Loir-et- Cher. Elle est bâtie sur une double colline de la rive dr. de la Loire, que dominent d’un côté le château et de l’autre cathédrale, et qui a au milieu un vallon où passe la rue principale, menant vers le pont qui relie la ville proprement dite au faub. de Vienne, sur la rive gauche. Son site est pittoresque, quand on la voit de ce côté, mais la ville haute est mal bâtie. Beaucoup de rues y sont étroites et y ont des escaliers.

Blois n'est bien connue que depuis la fin du xive s., où Louis I er d’Orléans, fils de Charles V, acheta le château de ses comtes, et elle acquit ensuite pour un temps une grande importance, Louis H, petit-fils de Louis I e L étant devenu Louis XII de France. Le roi habita souvent le château, qu’avait embelli son père; François I er surpassa encore ses prédécesseurs par les travaux qu’il y fit exécuter, et il y reçut Charles-Quint ; Henri III en fit particulièrement sa résidence et y assembla deux fois les Etats-Généraux, en 1576 et en 1588. Le même roi y fit assassiner en 1580 le trop puissant due de Guise, dit le Balafré, et le cardinal de Guise, son frère. Catherine de ilédicis y mourut en 1589, etc. Blois perdit ensuite de la faveur dont elle avait joui; Henri IV ne l’habita qu’un temps, Louis XIII y relégua sa mère, Marie de Médicis, et donna enfin le château à son frère Gaston d’Orléans, après lequel il ne fut plus guère occupé ni témoin d’événements importants.

De la grande gare (pl. A 5-6), reconstruite en 1891-92, on descend en quelques min. à 1 & place Victor- Hugo (pl.BC5), au pied du château et d’où part la rue principale mentionnée ci-dessus, en partie reconstruite et élargie de nos jours. Là aussi se trouve Y église St- T incent (pl. 6, B 5), bâtie par les jésuites au xvii e s.

Le ‘château (pl. C 5), à l’entrée duquel on monte directement de la place en le contournant à g. , est un des plus remarquables de France. La partie devant laquelle on se trouve en arrivant de la gare est Y* aile de François I er , la plus belle et un chef-d’œuvre de la renaissance. Il sera question plus loin de la façade qui donne sur la cour. La façade extérieure, à quatre étages, est richement décorée et d’un aspect original, avec ses jolies tourelles à pans et sa galerie du haut. Le lourd pavillon de dr. date du temps de Gaston d’Orléans, qui avait entrepris de tout reconstruire. Entre les deux se voit la tour des Oubliettes, qui est du xm e s. L’entrée, de la place du Château (pl. C 5), est par la galerie Louis XII , partie construite en pierre et en briques et achevée en 1501. La porte est surmontée d’une belle niche avec une statue équestre de Louis XII. Le public est toujours admis à visiter le château (pourb.). On vous conduit d’abord, pour l’ordinaire, à la chapelle, à g. Elle date aussi

BLOIS

De Paris

du temps de Louis XII, mais elle a été restaurée et en partie refaite de nos jours. Elle est décorée de peintures et elle a des vitraux, dont l’un représente les fiançailles de Louis XII avec Anne de Bretagne (v. p. 55). — Pans le fond de la cour est Y aile de Gaston. construite par Mansart et où l’on remarque surtout la cage de l'escalier. — Un passe ensuite à V*aile de François I er , encore plus riche de ce côté qu’à l'extérieur. Elle a été complètement restaurée de nos jours, comme presque tout le reste du château. On admire surtout son *escalier, dans une tour pentagone en saillie et à jour, chef-d'œuvre d’architecture et de sculpture au dedans comme au dehors. La salamandre qui se mélange partout aux ornements est l’emblème de François I , comme le porc-épic, ailleurs, est celui de Louis XII. Les appartements ont été aussi restaurés; ils sont remarquables par leur décoration, mais ils ne sont plus meublés. — On visite au I er e'tage les salles des Gardes de la Reine, la première avec deux cheminées dorées; puis la galerie de la Reine, le cabinet de toilette de Catherine de Médicis, la chambre où elle mourut en 1589 et dont on remarquera les jolies poutrelles; son oratoire, en partie dans une des tourelles en encorbellement; son cabinet de travail, qui a env. 250 panneaux en bois sculpté , tous différents, et dans lequel on montre la fenêtre par où s’évada Marie de Médicis, qui était retenue au château par ordre de Louis XIII, son fils. A la suite se voit une partie de la tour des Oubliettes, ou du donjon, et le cachot où fut assassiné le cardinal de Guise, frère du Balafré (v. ci-dessus). — Au 2 e e'tage était l’appartement du roi: deux salles des Gardes, avec de belles cheminées; la galerie du Roi, son cabinet de travail , sa chambre à coucher , où vint mourir le duc de Guise, dit le Balafré, assassiné ici en 1588, par ordre de Henri III, dont il était le rival; l’arrière -cabinet où il reçut les premiers coups, le cabinet de toilette et la garde-robe, où deux moines priaient pendant l’assassinat, «pour la réussite d’un grand projet». — Le 3 e e'tage est plus nouvellement restauré. On a de la galerie une vue qui s’étend, à l’E. , jusqu’à Chambord (p. 13). On redescend par un escalier à l’extrémité de la galerie de Louis XII , d’où on visite la salle des Etats, qui remonte jusqu’au xm e s., comme la tour des Oubliettes. Elle est divisée en deux par huit colonnes.

A l’autre extrémité de la galerie Louis XII se trouve encore un escalier qui conduit à un musée peu important , public le dim. de midi à 4 h. et qu’on peut aussi toujours voir moyennant un second pourboire. Il possède toutefois, dans la 5 e ou dernière salle du 1 er étage, deux tableaux authentiques et précieux , des Moutons de Bosa Bonheur et Colombine de Léonard de Vinci. La plupart des salies ont de belles cheminées de l’époque de Louis XII. Ce musée se continue au 2 e étage, où sont également des peintures et des sculptures, moins remarquables; une collection d’histoire naturelle et des gravures. Joli coup d’oeil de la première salle.

Une ruelle avec des escaliers, à dr. en sortant, descend du château vers l'église St-Nicolas (pi. C6), la plus belle de Blois, anc. abbatiale construite de 1138 à 1210. Elle a une façade fort remar-

à Bordeaux.

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