ORLÉANS
jadis la résidence royale à Orléans, et François II y mourut en 1560. Il se compose d’un bâtiment principal et de deux ailes en retour, avec des niches renfermant des statues d'Orléanais célèbres. Les cariatides des balcons sont attribuées à Jean Goujon. Dans la cour est une statue de Jeanne d'Arc, en bronze, d’après le marbre de la princesse Marie d’Orléans, qui est à Versailles. On visite le premier étage, qui a des pièces remarquables, décorées dans le style du xvi e s. (s'adresser au concierge). La salle des Mariages a une belle cheminée, la salle du Conseil un beau plafond. Le grand salon renferme une statuette équestre de Jeanne d’Arc, avec un Anglais blessé à mort sous les pieds de son cheval, aussi par Marie d’Orléans.
Nous revenons maintenant sur nos pas par la rue Jeanne-d’Arc, jusqu’à la place de la République (v. ci-dessus). Là se trouve l’ancien hôtel de ville, édifice dégradé du xv e s., avec une tour goth., et qui a une seconde entrée de l’autre côté , dans la rue Ste-Catherine. Il renferme les musées de la ville (pl. D3), sauf le musée historique (p. 8). Ces musées sont publics les dim. et jeudi de midi à 4 h. et visibles aussi les autres jours pour les étrangers, excepté aux grandes fêtes et durant les vacances, du 1 er sept, au 1 er novembre.
Rez-de-chaussée. — Musées de peinture et de sculpture , sauf dans la l r ® salle, qui contient une partie du musée d'histoire naturelle (zoologie). Les 2 petites salles sulv. renferment des tableaux de valeur secondaire et des plâtres. Notons cependant, dans la 2 e salle, 253. un portr. de femme, par Mirevelt; sans num., une Vierge de Crivelli; une femme affaissée dans la neige, par Antigua; 264, un Apôtre de Murillo; dans la 3 e salle, 353, 354, des eopies de la Kermesse et d’une Fête à Vénus par Rubens ; 455 (2 e fen.), une Adoration des mages de l'école italienne; 349, une Ste Famille de Rottenhammer ; s. n., le Bon Samaritain, par Boutet de Monvel , l>ans le couloir menant à la grande salle, un Jeune équilibriste , statue en bronze par J. Blanchard; 479, à dr. de la porte, un triptyque de la tieille école française; 469, Histoire d'Enée et de Didon, de l'école de Sienne du xr e s.
Salle principale, beaucoup de grands tableaux de l'école française. Au-dessus de la porte: 352, Rubens, le Génie de la gloire et des arts; à dr., 362, Sacchi, la Résurrection de Lazare; 150, Oiordano , la Charité romaine; 146, 146, Fréminet , St Augustin, St Jérôme; 398, Fr. de Trop, portr. de la duchesse du Maine, qui tint longtemps une cour brillante à Sceaux, sous Louis XV; 65, Fhil. de Champaigne , St Charles Borromée; 60, Luc Cambiaso (m. 1585), les Israélites au pied du serpent d’airain; 71, Mich. Corneille (m. 1664), Esaü cédant son droit d’aînesse à Jacob; 267, Megrone (m. 1565), St Pierre et St Jacques le Mineur en prière devant la Vierge tenant le petit St Jean; 141, 144. Fréminet, St Mathieu, St Jean; 155, Ft. Girard, Jésus descendant sur la terre et dissipant les ténèbres, dernier tableau de l’artiste, achevé par une élève; 329. Restout, la Salutation angélique; 86, 84, Deruet (m. 1660), le Feu et la Terre; 229, C. tas Loo, portr. de Louis XV ; 93, ùeshays , St Benoît recevant le viatique; 230, C. van Loo , portr. du Régent (?); 166, llalli , la Fuite en Egypte; 85,87, Deruet , l’Air et l’Eau; 142, 143, Fréminet, St Marc, 8t Luc; 437, le Üominiquin, Ste Cécile; 210, Lancrct, le déjeuner au jambon; 375, Seghers, Ste Famille dans une guirlande de fleurs; 273, Iforblin, Mort d’Ugolin; 175, Holfeld, d'après Murillo, la Ste Famille ou plutôt la Ste Trinité, original à Londres ; 147, 148. Fréminet, St Grégoire, St Ambroise-, 241. 242, Maratta, Psyché admise dans l’Olympe, les Noces de Psyché; 79, Decker, pavsage. — Au milieu de la salie, des statues: 648. V. Vtllain, Hébé; 60 1 , Malknecht, dit Molchnet, Vénus sortant du bain: 630. Pradier, Vénus surprise au bain.
8 I. II. U ORLÉANS. De Paris
marbres; 646, Tournois , le Joueur de palet; 573, Caplier , Faune dansaut; s. n. Lan son , Jason, bronzes.
Salle de dr., œuvres modernes: 112, P. Dupuis , Zénobîe soignée par des pâtres; 125, P. Flandrin , paysage: 293, de Pignerolle, Pèlerinage à Notre -Dame - de- Lorette ; 937, Couder , Ketour des champs; 943, Laurent, Sodome; 25, Bertrand , les Chaussards e'raigrant. abandonnant la campagne de Rome pendant la saison des (lèvres; 402, M. de Vaines, Derniers moments d’Eustache Lesueur. — Dernière salle: 944, C. Lefebrre , Jacob et Joseph; 295, van der Plas, tête de vieillard; 952, Jos. Vernet , Rochers avec cascade; 232, Lucatelli , Cabaret italien. — Suite du musée de peinture, v. ci-dessous , 1 er et 2® étages.
I er étaoe. — Musée d'histoire naturelle, géologie et minéralogie, 2 salles. — Musée Jeanne d'Jrc. l rc salle: tapisseries de Beauvais, d’après la • Pucelle* de Chapelain; anc. bannière des processions de la fête de Jeanne d’Arc, plâtres des statues de la Pucelle par Gois (v. ci-dessous), par Chapu et par Marie d’Orléans (statue équestre; p. 7); divers portraits de Jeanne d’Arc; dans le fond, à dr., un St-Georges, peinture allemande longtemps prise aussi pour un de ses portraits. — 2 e et 3 e salles : statuettes, gravures, bas-reliefs, souvenirs du siège d’Orléans, modèle de statue équestre, etc. La 3 e salle, qui est voûtée, a une belle cheminée.
Suite du musée de peinture, dans des salles parallèles au musée de Jeanne d’Arc: petits tableaux modernes; Annonciation de l’école flamande, la Reine de Saba visitant Salomon, de la vieille école française, etc.
II e Étage: aquarelles, dessins et gravures, dont beaucoup représentant «la Loire et ses bords», et le reste des peintures, en particulier une Vierge sur fond d’or, style italien; un Vieillard méditant sur la mort, de l’école allemande.
Nous sortons par la rue Ste- Catherine, que nous remontons un instant, et nous tournons à g., dans la petite rue des Albanais, où nous voyons une belle petite construction du xvi e s., Vhôtel Cabut, souvent nommé à tort «hôtel de Diane de Poitiers». C’est là que se trouve le musée historique (pl.D3), qui est visible comme les autres musées de la ville (v. ci-dessus). Le concierge demeure sur le derrière, rue Neuve, 22. Il y a des étiquettes.
Au bez- de -chaussée, quelques sculptures antiques. — 1 er étage : parures en or de Chypre, bronzes gallo-romains (eheval et sanglier trouvés aux environs), verres, vases et terres cuites antiques; quelques petites antiquités égyptiennes, haches en silex. Dans une petite salle à g., des faïences et des curiosités de l’Orléanais. — 2 e étage : meubles, surtout des bahuts à personnages (xv® et xvi e s.); bénitier en fonte du xm e s., basreliefs en albâtre, belle cheminée du xvi® s. — Salle à g. dans la cour: faïences de Rouen, de Delft et de Ne vers; verres, médailles; très belle cheminée duxvi®a., avec bas-reliefs peints (légende de St Jean-Baptiste); porcelaines, petits objets d’art, ivoires, bonbonnières, montres, statuettes, etc.; calvaire en ambre fort curieux.
La rue des Albanais nous ramène plus loin à la rue Royale , la plus remarquable d’Orléans. Dans la rue du Tabourg (pl. C3) , la première à dr., se trouve, n° 15, la maison dite d’Agnès Sorti, de la renaissance. Le visiteur qui aura le loisir de parcourir la ville, y rencontrera encore nombre de maisons intéressantes.
Un beau pont du xvm e s. (pl. C 5) traverse la Loire dans le bas de la rue Royale. Le lit du fleuve est souvent en grande partie à sec. De l’autre côté se trouve le faubourg St- Marceau , à l’entrée duquel se voit une statue médiocre de Jeanne d’Arc, par Gois, auparavant place du Martroi.
Près de la rive dr., à 300 m. en aval, se trouve Notre- Dame-
fi Bordeaux. ORLÉANS. /. R. 1. 9
de- Reeouvrance (pl. C4), du style de la renaissance, construite en mémoire de la délivrance de la ville par Jeanne d’Arc. On y remarque surtout des peintures murales par H. Lazerges. — A env. 1 kil. de là en amont, St-Aignan (pl. F 4), du xv e s. Il n’en reste que le chœur et le transept, très dégradés à l’extérieur. — Au N.-E., près des boulevards, St-Euverte (pl. G 3), des xn e etxv e s. On y entre par une porte latérale à dr. Il y a près de 1 kil. V* de là à la gare.
Jolies promenades sur la rive dr. de la Loire , jusqu'au château de St-Loup , à 3 kil. en amont, et jusqu'à la chapelle St-Mesmin , à 4 kil. en aval. Omnibus, dans la journée, pour le retour de la chapelle à Orléans.
Jolie excursion recommandée à la source du Loiret, en voiture particulière ou par le tramway (p. 5) jusqu’à Olieet (restaur. de l’Eldorado), bourg d’où il y a encore 3 kil. l/s jusqu’au château de la Source , par la ire r ue à g. après le pont. On peut aussi faire, les dim. et jeudi, une partie de ce chemin en bateau à vapeur. Il y a en réalité deux sources, V Abîme et le Bouillon , remarquables par l'abondanee et la limpidité de leurs eaux. Elles communiquent, dit-on, sous terre, avec la Loire. Le château a de beaux jardins.
D'Orléans à Tours , v. ci-dessous; à Bourges et Revers, R. 20; à Malesherbes et à Bourron (Moret), p. 126; à Chartres, v. le Nord de la France, par Bædeker. — Embhakch. de cette ligne à Patay (24 kil.) sur Châteaudun (53 kil. ; p. 18).
D’Orléans à Montargis: 76 kil.; 2 h. à 2 h. 10; 8 fr. 50, 5 fr. 75, 3 fr. 75. — 2 kil. Les Aubrais (p. 5). On longe et traverse en partie la forêt d’Orléans. — 20 kil. (4 e st.) Donnery. — 23 kil. Fay-aux-Loges , sur le canal d'Orléans, reliant la Loire au Loing. — 51 kil. (11 e st.) Bellegarde- Quiers, aussi sur la ligne de Beaune-la-Rolande à Bourges (p. 126). — 59 kil. Laden , où une bataille eut lieu le 24 nov. 1870 (monument). — 76 kil. (16 e st.) Montargis (p. 121).
D’Orléans à Gien: 63 kil. ; 2 h. à 2 h. 10; 7 fr. 15 , 4 fr. 85 , 3 fr. 15. — Cette ligne remonte la vallée de la Loire , à une certaine distance du fleuve. — 6 kil. St-Jean-de- Braye. — 11 kil. Chécy-Mardié. On traverse le eanal d’Orléans (v. ei-dessus). — 19 kil. St-Denis- Jargeau. La petite ville de.Jargeau, sur la rive dr. de la Loire, est connue par une victoire de Jeanne d’Arc sur les Anglais, en 1429. — 26 kil. Châteauneuf- sur - Loire, petite ville avec les restes d’un vaste château reconstruit au xvm e s., et des jardins dessinés par le Nôtre. A 4 kil. 1/2 an S.-E., dans la direction de St-Benoît-sur-Loire (10 kil.; v. ci-dessous), Germigny-des-Prés, village connu par son église de l’époque carlovingienne, qui a été reconstruite dans le même style. Elle renferme le tombeau du duc de la Vrillière (1672-1718), ministre de Louis XIV, avee un beau groupe en marbre.
34 kil. St- Benoit- St-Aignan. — St-Benoît-aur-Loire (hât. du Grand-St- Benoit), à 4 ou 5 kil. au S. (voit, publ.) doit son origine à une célèbre et riebe abbaye de bénédictins, fondée en 620, qui eut des écoles comptant jusqu'à 5000 élèves et qui fut pillée et saccagée en 1562 par les calvinistes, sous Louis 1 er de Conde. 11 n’en reste plus que l'*église, une des plus anciennes et des plus curieuses de France. Elle a été construite de 1026 à 1218, dans le style de transition. Elle a deux transepts à l’E., lui donnant la forme d’une croix double. A l’O. est un porche à 2 étages, 3 nefs et 3 travées, dont les colonnes ont des chapiteaux très remarquables, et au N. une porte latérale flanquée de six grandes statues mutilées, avec un tympan où est représentée la translation des reliques de St Benoît du Mont- Cassin à l’abbaye. Les transepts n’ont pas de portails latéraux, mais des absidioles à l’E. Il y a une tour carrée sur l’intertransept. A l’intérieur, on remarque, sous cette tour, le tombeau de Philippe I er , roi de France (m. 1108), avec sa statue couchée, du xn e s.; les chapiteaux des colonnes, les stalles, du xv e s., etc. Les personnes qui voudront visiter d’ici Sully (8 kil. ; v. ci-dessous) auront plus court d’y aller directement de St-Benoît, par la rive dr. de la Loire. — Germigny-des-Prés est à 5 kil. Va au N.-O. (v. ci-dessus).
10 I. li. 1.
BLOIS
De Paris
41 kil. Les Bordes, où l'on croise la ligne de Beaune -la- Rolande à Bourges. Bitlly est la première stat. de cette ligne au 6. des Bordes (v. p. 126). — 50 kil. Ouzouer-Dampierre. — 65 kil. Oie n (p. 122).
B. D'Orléans à Blois.
57 kil. Trajet en 1 h. 5 à 1 li. 45. Prix: 6 fr. 50, 4 fr. 40, 2 fr. 85. La vue est généralement plus belle à g.
On retourne à la gare des Aubrais (p. 5) pour les trains express et directs, et l’on y change de voiture, tandis qu’on suit par les trains omnibus une ligne de raccordement qui ne passe pas aux Aubrais. A dr. , la ligne de Chartres. La voie suit la vallée de la Loire. — 127 kil. (de Paris). La Chapelle-St-Mesmin. — 133 kil. St-Ay (pron. «St-Y»).
A 11 kil. au U.- O. se trouve le petit village de Coulmiers , connu par la victoire ste’rile des Français sur les Bavarois le 9 nov. 1870. 11 y a un monument commémoratif. 11 kil. plus loin, Our.ouer-le-Marclié (p. 15).
139 kil. Meung-sur- Loire (hôt. St-Jacques), ville de3373hab., à g., avec une belle église goth. du xn e s. et une porte du xvi e s., reste de ses fortifications. A 5 kil. à l’E., Cléry , qui a une église remarquable du xv e s., avec le tombeau de Louis XI. Long viaduc avant Beaugency, qu’on voit à g.
147 kil. Beaugenc 7 {hôt. de l’ Ecu-de-Bretagne, place du Martroi), ville ancienne de 4313 hab., jadis fortifiée et souvent assiégée au moyen âge et dans les temps modernes. Elle offre encore diverses curiosités. On va directement de la gare à la grande place du Martroi. En descendant de là à g., on arrive à la tour de l’ Horloge, une anc. porte de la ville, à l’entrée de la rue du Change. Plus loin dans cette rue, l'hôtel de ville, qui a une jolie façade de la renaissance, malheureusement fort dégradée. Ensuite, au n° 3, une maison avec une porte du style gothique. La rue à dr. monte à une place où est la tour St-Firmin, reste d’une église du xvi e s. Près de là, le donjon de l’anc. château, énorme tour carrée. Le château , du xv e s., a été transformé en dépôt de mendicité et n’a plus que quelques parties intéressantes. A côté, Y église Notre-Dame, anc. abbatiale surtout du style roman du XX e s. et plusieurs fois restaurée. Un peu plus bas, la vieille tour du Diable, des restes de l 'abbaye-, des xvii e -xviii e s., et la Loire, avec un pont de 440 m. de long, qui a encore des arches gothiques.
159 kil. Mer. — 164 kil. Suèvres, qui a deux églises du xi e s.
169 kil. Menars, qui a un château de la seconde moitié du xvix e s. On passe avant Blois au-dessus de la ligne de Romorantin (p. 14); puis on aperçoit à g. la ville et le château de Blois.
178 kil. Blois (buffet).
Bloil. — Gares: Outre la gare des chemins de fer proprement dits (pl. A 5-6), Blois a deux petites gares de tramicays à vapeur, pour les lignes de V!raeieux(Chambord)-Lamotte-Beuvron (p. 13) et d’Ou/.ouer-le-Marché (p. 15), la première dans le faubourg de Vienne fpl. £6), la seconde dans le faub. Neuf (pl. B 2), à 15 et 10 min. du centre de la ville.
Hotels: Or. -U. de Blois (pl. a, C5). rue Porte-Côté, recommandé (cb. dep. 2 fr. 50; rep. 3 et 3.50); Or.- IL de France (pl. b, C5), place Vietor-
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