AMBOISE
De Paris
milieu du xvi e s. un des principaux châteaux forts de France, à la couronne à partir de 1434 et jusqu’en 1762. Son nom éveille immédiatement le souvenir de la conspiration de 1560, formée par la noblesse et les calvinistes pour soustraire le roi François II à l’influence toujours croissante des Guises. Elle se termina par la défaite des conjurés, dont un grand nombre, 1200, dit-on, furent massacrés au château, en présence de la cour, qui s’y était retirée de Blois, pour être plus en sûreté. Le corps de leur principal chef, la Renaudie, fut exposé au pont , et ceux des autres à la balustrade en fer du château du côté de la Loire. Le château a servi ensuite longtemps de prison d'Etat, en dernier lieu à Abd-el-Kader, de 1847 à 1852. Devenu propriété de la maison d’Orléans sous la Restauration, il lui a été rendu en 1872, et il appartient maintenant au comte de Paris, qui en a commencé la restauration en 1875, mais Fa interrompue depuis son exil (1886).
L’intérieur du château se visite sous la conduite du gardien, qui demeure à g. dans le passage voûté par lequel on arrive au jardin, mais ce jardin est une promenade ouverte au public. Ce qu’il y a de plus curieux, c’est la *chapelle St-Uubert, qu’on a déjà remarquée en arrivant, sur un énorme massif de maçonnerie accolé à l’enceinte. C’est un bijou d’architecture goth. de la seconde moitié du xv e s., restauré sous Louis -Philippe. Elle a dans le tympan de la porte de magnifiques hauts-reliefs, dont les sujets sont tirés de la vie de St Hubert, et une Vierge moderne, entre Charles VIII, le fondateur, et Anne de Bretagne, sa femme. L’intérieur est remarquable par ses sculptures ornementales, des dentelles de pierre. Sous une dalle à g. ont été déposés en 1879 des ossements parmi lequels on suppose que se trouve ceux de Léonard de Vinci, mort en 1519 à Amboise, oû l’avait appelé François I er . Ces ossements ont été trouvés près de là, sur l’emplacement d’une anc. chapelle, que désigne un petit monument avec un buste du peintre. Le château même , ou plutôt ce qu’il en reste, date aussi en majeure partie du xv e s. La restauration intérieure est peu avancée. Les tours, qui atteignent env. 40 m. de hauteur, sont si larges qu’on a pu y établir, au lieu d’escaliers, des plans inclinés permettant d’accéder par là à l’intérieur et à la terrasse à cheval et même en voiture. On a une belle vue des balcons et de la terrasse, où il y avait d’autres bâtiments, détruits sous le premier empire par l’ancien consul Roger Ducos. On montre à l’extrémité une porte basse où Charles VIII trouva la mort, en s’y heurtant (1498).
On aperçoit, du jardin du château, à l'opposé de la Loire et à l’extrémité S. d’Amboise, Clot-Luci , maison qu'habita et où mourut Léonard de Vinci. An loin, au commencement de la forêt d’Amboise (3kil.), la Pagode de Chanteloup , pyramide baroque censtruite de 1775 à 1778 par le duc de Choiseui; ministre de Louis XV, qui posséda le château du même nom, maintenant détruit.
Redescendu dans la ville, on y verra encore, près du château, une ancienne porte de la vieille ville, du xiv e ou xv e s., et près do
à Bordeaux.