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VENDÔME

l'on aperçoit à dr., rue Gambetta, la flèche en pierre de V église St- Valérien. Cet édifice, du xn e s., a un portail latéral du style roman. A l’intérieur, sous l’orgue, une fresque du xiv e s., très dégradée. — La même rue, par laquelle on peut retourner au chemin de fer, mène au cimetière, où il y a une chapelle goth. en ruine et un monument érigé aux victimes du 18 octobre 1870.

Ligne A' Orléans, v. p. 9; ligne de Nogent-le-Rotrou-Courtalain, v. le Nord de la France, par Btedeker.

En repartant de Châteaudun, on voit à dr. son cimetière, avec la chapelle en ruine. Plus loin, à dr. , un château du xv e s.

146 kil. Cloyes, bourg qui a un beau clocher du XV e s. Vue étendue à dr. — 155 kil. Morée-St-Hilaire. — 160 kil. Fréteval, qui a un château en ruine du xi e s., à g. de la voie. On aperçoit déjà dans les coteaux des grottes comme il y en a beaucoup dans la contrée, sur les bords du Loir, une partie servant encore d’habitations (v. p. 17 et 20). — 166 kil. Pezou.

177 kil. Vendôme (hôt. : Jonquet, Grande-Rue; du Lion -d' Or, près de la Trinité), ville de 9538 hab. et chef-lieu d’arr. de Loiret-Cher, sur le Loir , à env. t / i d’h. au S.-E. de la gare, dont elle est séparée par un faubourg.

Elle est d’origine fort ancienne, antérieure même, dit-on, à la domination romaine. Elle était la capitale d’un comté au ix e s., et sa puissante abbaye de bénédictins fut fondée vers 1140. Le comté fut érigé en duché-pairie par François 1 er en faveur de Charles de Bourbon, aïeul de Henri IV. Vendôme fut prise par les calvinistes en 1562 et 1586, et elle adhéra à la Lijgue en 1589. Henri IV la prit alors d’assaut , en lit démanteler le château et la donna à son fils naturel César de Vendôme.

En continuant tout droit au delà d’un premier bras de la rivière, on passe derrière la chapelle du lycée, du style ogival flamboyant. Le lycée lui-même , anc. collège fondé par César de Vendôme, date de 1623-1639. — Plus loin, on arrive à la place St-Martin, où s'élève une assez belle tour, reste d'une église de la renaissance. On y remarque aussi, à dr., une maison en bois du xv e s.

L’*église de la Trinité, à g. de la rue , est un monument fort remarquable des xn e -xv e s. Elle dépendait de l’abbaye , dont on voit encore de beaux restes, du style roman (xn e s.), sur la petite place qui la précède. Devant le portail se dresse un magnifique *cloclier du style de transition (xii e s.), avec flèche en pierre. L’intérieur en est aussi particulièrement intéressant pour les connaisseurs , par sa grande salle du bas et l’étage du beffroi, dont la disposition est unique. La *façade de l’église est du style flamboyant et d’une grande richesse d'ornementation.

L’intérieur, à trois nefs, des xiv e et xv e s., forme un ensemble majestueux. Le triforium et les fenêtres se font remarquer par leurs dimensions. Les bras du transept, du xm e s., sont plus bas et voûtés dans le style angevin (domical). Lo chœur a des restes de vitraux anciens, 32 *stalles des xv e -xvi e s. et un autel en marbre dans le style du xv e s. On remarquera encore la clôture du sanctuaire, du commencement de la renaissance ; deux retables du xvi® s.,

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