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BLAYE

sur leurs flancs arrondis et dentelés. Les travaux les plus importants sont à l’anae des Huttes (3 kil.) et à la pointe de Grave (8kil.). On a aussi fait des plantations de pins pour fixer les dunes.

101 kil. Le Verdon (hôtels), localité encore sans importance, mais qui a un petit port de refuge où l’on a projeté de faire de grands travaux, qui lui assureraient un brillant avenir.

De la gare, il y a encore */ 4 d’h. de trajet, dans la forêt, par des tramways qui font gratuitement le service de la correspondance jusqu’au bateau. Il y a un fort à dr. de l’embarcadère. A g., on aperçoit, dans la direction de la pointe de Grave, la ville et surtout le casino de Royan. En face, c’est St-Georges-de-Didonne (p. 116).

La traversée se fait d’ordinaire en moins de 3 / 4 d’h. A g. lemusoir de la pointe de Grave (v. ci-dessus); au loin, le phare de Cordouan (p. 116). Joli coup d’œil à l’arrivée sur Royan, (v. p. 115).

B. Par la Gironde.

Bateaux à vapeur, près de Quinconces (pl. D4), 2 fois par jour en été (juillet, août et sept.), 1 fois les mardi, jeudi et samedi le reste de l'année. Trajet en 4 h. l/j a 6 h. Va; départ en été à 8 h. et à 2 h.; en dehors de la saison seulement à 8 h. ou 8 h. Va du matin. Prix des places: l res , 6 fr. ; 2 e8 , 4fr. Billets d’aller et retour, valables pendant 8 jours: 9 et 6 fr. •Trains de plaisir» le dim., en été: 3 et 2 fr. Bestaur. abord. — Départs de Koyan à 7 h. et 2 h.

I.a contrée est relativement peu intéressante, à peu près sans relief, et l’eau du fleuve est généralement trouble et jaunâtre. Cependant la Gironde est imposante par sa largeur, qui atteint près de 12 kil., mais que dissimulent en partie plusieurs îles. Le trajet paraît toujours long, surtout au retour et quand la marée est contraire ou la mer mauvaise à l’embouchure de la Gironde, ce à propos de quoi on devra se renseigner avant le départ. L’excursion ne peut se faire en une journée par le bateau; mais on peut à la rigueur aller par le chemin de fer et revenir par le bateau ou vice versa.

On traverse d’abord une grande partie du port de Bordeaux, que bordent des magasins, des usines et des chantiers. Vers l’extrémité, à g., le bassin à flot et des docks. A dr., les coteaux de Lormont (p. 35) et son petit château, dans un joli site. A g., Parempuyre (p. 112). A dr., Montferrand. A g., Macau (p. 112). A dr., Ambès et le Bec d’ Ambès, pointe de terre basse et très aiguë qui s’avance au loin au confluent de la Garonne et de la Dordogne.

Le mascaret, lame d’eau analogue à la Barre dans la Seine et qui peut atteindre 2 et 3 m. de hauteur, remonte jusqu’ici en août et en septembre. Il se produit à la marée montante ; c’est , au moins en partie, le résultat des deux courants contraires dans le lit du fleuve.

Ensuite, à g., de longues îles; à dr., des carrières dans la rive dr., qui est assez belle jusqu’au delà de Blaye.

A dr. (40 kil.), Blaye (pron. «blaïe» ; hôt. du Me'doc), ville de 5015 hab., et chef-lieu d’arr. de la Gironde. Elle existait déjà sous les Romains et elle a toujours eu une certaine Importance comme place forte. Elle n’a guère de curiosités , mais elle occupe un assez joli site, en partie sur une colline. Sa citadelle, sur un rocher au bord du fleuve, est complétée par le fort du Pâte', sur un îlot, et

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