SCÈNE II
LISETTE, LUCILE, LISIDOR.
LuciLE, d'un ton naïf.
Ah ! vous voilà, Monsieur?
LlSlDOR.
Quelles que soient mes occupations, belle Lucile, mes sentiments pour vous se justifient par ma conduite. Je consacre à vous attendre tous les moments où je suis privé de vous voir.
Lucile.
Je ne m'étonne plus si la fin du dîner m'a tant ennuyée.
LlSlDOR.
Que cet aveu m'enchante ! Ce qui ne serait qu'un trait ingénieux de la part d'une coquette devient un sentiment dans votre bouche.
Lucile.
Gardez-vous d'en tirer avantage. Je ne sais plus ce que je vous ai dit; je suis si troublée! ma mère m'a tant grondée !