ROUMANIE
La Roumanie s’est intéressée à la question. D’après des renseignemerits obtenus au Ministère de la Santé Publique et de l’Assistance Sociale, j’ai pu savoir qu ‘un projet avait été pré-
paré par le Gouvernement en février 1927, sous le nom de « projet Averesco ».
Il prévoyait, dans une première loi, que toute personne qui communiquerait une maladie vénérienne à une autre, même ihvolontairement, commettrait un délit. Une autre mesure établissait le certificat médical prénuptial. L’officier de l’Etat Civil ne pourrait célébrer un mariage qu'après avoir obtenu un certificat médical. Ce devrait être mentionné dans l’acte de mariage. Ce certificat devait attester que le fiancé n’était pas atteint de syphilis contagieuse, de tuberculose, ou de lèpre. Le mariage était imterdit à ces malades. Le gouvernement Averesco fit discuter la question, mais il ne put réaliser son projet, ayant démissionné en juin 1927. Depuis lors, on ne s’est plus occupé de la question. Mentionnons qu’elle avait eu en 1927 un certain écho dans la presse ; quelques personnes avaient alors nié l’utilité de ces lois.