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Les origines de l'acoustique

Slratum superfxciale Straitim prolVndum

Le corps trapézoïde

Noy. dorsal

Noy. du Toit du cervelet

H a ii lié

Noy. latéral

le cervelet (fig. 107) par un filet (branche vestibulaire et ampullaire de l'acoustique) qui suit le pédoncule cérébelleux inférieur et se rend aux noyaux du toit (faisceau sensoriel d'Edinger). Il est en rapport, en outre, avec l'olive protubérantielle et avec les noyaux des muscles de l'œil, connexions remarquables et importantes dans la question de l'équilibration, car l'olive reçoit un faisceau cérébelleux, et de pareilles connexions expliquent les mouvements réflexes associés et compensateurs des yeux (impressions émanées des canaux semï - circulaires) pour empêcher le vertige (le nerf vestibulaire est le nerf du sens de l'équilibre du corps).

— Ruban de Reil

7 Corps trapézoïde

e du Pont Noy. interne Racine vestibulaire

-- G. de Scarpa

Neuro-cpitltélium des taches acoustiques Neuro-épitliéliutn de l'organe de Corli

Fig. 107. — Origines du nerf auditif

fibres du nerf acoustique. II ne considère comme tels que le noyau ventral et le tubercule latéral de Slieda. Le nerf acoustique, pour lui, se répand tout entier dans le noyau ventra et le noyau latéral. Ni le noyau de Deiters (Deitcrs, Laura, Forel, Onufrowicz, Baginsky), ni le noyau dorsal (Forel, Unufrowicz, Baginskp) n'y participeraient.

NERFS CRANIENS

Le nerf acoustique est constitué par l'accolement de deux racines distinctes :

1° une racine interne, antérieure ou vestibulaire; 2° une racine externe, postérieure ou cochléaire (flg. 99, 106, 107 et 108).

La racine postérieure (cocbléaire) se rend au noyau dorsal et au tubercule

Fig. 108. — Plancher du 4° ventricule. — Stries acoustiques

BCA, colonne grise brisée représentant la base de la corne antérieure de la moelle ; TCA, colonne grise représentant la tète de cette même corne ; BCP, colojine grise représentant la base de la corne postérieure, et TCP, la tète de la même corne; CL, corne latérale de la moelle; PCI, pédoncule cérébelleux inférieur; PCS, pédoncule cérébelleux supérieur; PCM. pédoncule cérébelleux moyen; er et ea, tubercules quadrijumeaux ; P, pédoncule cérébral; R, ruban de Reil latéral; AE. aile blanche externe ; AG, aile grise; Al, aile blanche interne ; S, stries acoustiques. — ET, eminentia teres ; LC, locus cœruleus. A droite de la figure on voit comme s'ils avaient été isolés dans le corps du « Tronc cérébral » les différents noyaux de nerfs crâniens.

acoustique; une partie de ses libres se portent dans le corps trapézoïde (stries médullaires de Monakow), aux olives supérieures des deux côtés, au ruban de Reil latéral et aux tubercules quadrijumeaux du côté opposé. Les axones des cellules du noyau latéral, du tubercule acoustique, de l'olive supérieure, du noyau trapézoïde, du noyau du ruban latéral (voie acoustique centrale) viennent constituer un nouveau contingent de libres à la voie auditive.

NERFS CRANIENS

La racine antérieure (vestibulaire) se rend au noyau interne (noyau de Deiters et noyau de Bechterew). En pénétrant dans le noyau, les fibres suivent une marche descendante et s'épuisent peu à peu (racine descendante de l'acoustique). Les connexions de ce noyau se font avec la bandelette longitudinale postérieure, et par elle, avec les noyaux des nerfs oculo-moteurs ; avec le noyau latéral ou restiforme et le noyau des IX' et X* paires.

Quant aux stries acoustiques (barbes du calamus) elles se partagent en deux groupes. Les unes restent superficielles, s'entrecroisent sur la ligne médiane, glissent sur le plancher du sinus rhomboïdal et vont se perdre dans la racine du corps restiforme et le flocculus du cervelet. Une des barbes, la baguette harmonique, se rend au pédoncule cérébelleux moyen. Les autres stries, après avoir contourné le corps restiforme, s'enfoncent (stries profondes) dans l'épaisseur du bulbe où elles s'entrecroisent et s'engagent dans le groupe des fibres arciformes pour se porter finalement dans le ruban latéral de Reil. Elles viennent du tubercule acoustique.

Par le bras du tubercule quadrijumeau postérieur les voies acoustiques sont reliées au corps genouillé interne et, en fin de compte, sont en connexion avec les deux premières circonvolutions temporales du cerveau par des neurones qui suivent le ruban latéral de Reil, le tubercule quadrijumeau postérieur, le corps genouillé interne et la couronne rayonnante.

La voie auditive possède enfin d'autres connexions qui la mettent en rapport avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs et le noyau de l'oculo-moteur commun (voie acoustico-optique), le noyau du facial (voie affectée à la conduction réflexe) et avec les cellules d'origine de la voie sensitive centrale.

Le noyau de Deiters envoie en effet des fibres qui vont, par l'intermédiaire de la bandelette longitudinale postérieure, au noyau de l'oculo-moteur commun du côté opposé et le rattache de la sorte à l'appareil vestibulo-cérébelleux qui préside à l'équilibration de la tête et à la coordination de ses mouvements. C'est par l'intermédiaire de ces fibres que peuvent se produire les mouvements compensateurs et associés des yeux quand la tète et le corps changent de position. Leur lésion explique la déviation conjuguée de la tête et des yeux. (Thomas, Société de Biologie, 1896). L'association du nerf ampullaire aux noyaux des oculomoteurs rend compte des troubles oculo-moteurs dans les lésions du labyrinthe (nystagmus, mouvements incohérents des globes, diplopies, vertige, signe de Romberg). Dans ces circonstances, il y a troubles réflexes du côté de l'oculomotricité par irritation des centres nucléaires du nerf vestibulaire.

L'émergence l'origine apparente) du nerf auditif se fait au niveau de la fossette latérale du bulbe sous la forme d'un cordon blanc et mou (portion molle de la T paire), à côté de l'émergence du facial (portion dure de la 7e paire). A ce niveau, il est facile encore de séparer les deux branches vestibulaire et cochléaire l'une de l'autre.

6. Nerf facial (7' paire). — Le facial naît de deux noyaux. L'un, noyau propre ou inférieur, situé dans le champ du réseau latéral du Pont, sur le prolongement de la colonne motrice des nerfs mixtes, est composé de grosses cellules multipolaires et fait suite à la corne antérieure de la moelle (fig. 99, 106 et 107) ; l'autre, noyau commun au facial et à l'oculo-moteur externe ou noyau supérieur (8, fig. 110) est situé sur le plancher du 4e ventricule en un point qui correspond à l'eminentia teres, et représente la base de la corne antérieure de la moelle.

NERFS CRANIENS

Le premier noyau, situé entre l'olive du Pont et la racine bulbaire du trijumeau, est le foyer d'origine du facial inférieur ; le noyau accessoire est la source du facial supérieur qui n'innerve que le muscle frontal et l'orbiculaire des paupières. Toutefois, les observations pathologiques (Gowers, Déjerine, etc.) et l'expérimentation (Gudden) semblent infirmer l'opinion de ceux qui admettent dans le noyau du moteur oculaire externe un noyau accessoire ou secondaire pour le facial.

Si, chez un jeune Lapin, on détruit les muscles innervés par le facial supérieur (muscles frontal et orbiculaire des paupières), on trouve, au bout de quelque temps, une dégénérescence nette de la partie postérieure du noyau de l'oculomoteur commun du même côté (Mendel) mais sans lésion des noyaux du facial

et de l'oculo-moteur externe.

Le plus souvent aussi dans le cas de maladies centrales du facial (écorce de la partie inférieure de Fa, paralysie bulbaire), le facial supérieur n'est pas atteint. 11 s'ensuit que de la partie postérieure des noyaux de l'oculo-moteur commun descendraient quelques fibres qui suivent la bandelette longitudinale postérieure et aboutissent au genou du facial. Quand on arrache le facial au sortir du trou stylo-mastoïdien, on observe la chromolyse dans le noyau propre (méthode de Nissl), et non pas dans ce que l'on a appelé le noyau accessoire. 11 en résulte que le noyau de l'oculo moteur ne donne pas de fibres au facial.

Pour quelques auteurs, un certain nombre de fibres radiculaires viennent du noyau du côté opposé (Bechterew, Flatau, Bary, Wyrurow), mais cette opinion est contredite par d'autres (Bergmann, Lugaro, Kljatschkin, Van Gehuchten, etc.). Après l'arrachement du facial, la chromolyse ne se fait que dans le noyau correspondant, ce qui exclut l'existence des fibres croisées. Cependant, une section sagittale médiane du bulbe peut produire une paralysie faciale double.

Certains anatomistes (Laura, Edinger) ont admis qu'au facial viendraient aussi s'ajouter quelques fibres de la racine descendante de la ve paire.

Quoi qu'il en soit, du noyau propre ou principal, les fibres radiculaires du facial se portent en dedans et en arrière, vers le sillon médian du plancher; là, elles rencontrent un noyau qui fait saillie sur le plancher, au niveau de Veminentia teres, le noyau du moteur oculaire externe, contournent ce noyau en formant une anse appelée genou du facial et longeant verticalement le raphé où elles soulèvent légèrement le plancher du 4" ventricule, fasciculus teres, elles se portent ensuite en avant et en dehors, passent entre le-trijumeau et le noyau

l'oculo-moleur externe (Mathias Duval).

a, plancher du 4" ventricule (base de la corne postérieure : noyau de l'acoustique); 6. raphé; c, tète de la corne postérieure ; f, tète de la corne antérieure, noyau du facial ; g, genou du facial ; ?i, base de la corne antérieure (noyau de l'oculo-moteur externe) ; 1,1, pyramides; 2, 2, 3, 3, rubans de Reil ; 6, nerf oculo-moteur externe ; 7, nerf facial ; 8, nerf auditif, avec 8' sa racine interne, et 8" sa racine externe.

NERFS CRANIENS

d'origine et viennent émerger dans la fossette latérale du bulbe, au-dessus de l'acoustique (origine apparente). Le nerf facial décrit donc une boucle dans l'épaisseur du bulbe, mais une boucle contournée en pas de vis en vertu de laquelle le nerf émerge à 2 mill. plus haut que son foyer d'origine (VII, fig. 98 et 110).

Les connexions cérébrales entre le noyau du facial et l'écorce ont lieu par l'intermédiaire du faisceau pyramidal. Elles passent par le genou de la capsule interne et aboutissent à la partie inférieure de la circonvolution frontale ascendante (centre cortical ou volontaire du facial). Lorsque les fibres commissurales entre le noyau du facial et le centre cortical de ce nerf sont rompues, le mouvement volontaire des muscles de la face devient impossible. Néanmoins dans les émotions psychiques (rire, douleur, etc.), les deux moitiés du visage peuvent encore exprimer lessentiments. Inversement, l'innervation volontaire des deux nerfs faciaux peut rester intacte dans les altérations d'une seule couche optique, tandis que la moitié controlatérale du visage ne suit pas parallèlement les mouvements de la mimique passionnelle (Obersteiner).

On peut en conclure (Bechterew) que le noyau facial par la voie pyramidale est aussi en connexion avec la couche optique du côté opposé, et que cette dernière voie est destinée à transmettre les impulsions psychiques réflexes dans le domaine du facial.

ç. 110. — Dissection schématique du bullie et de la protubérance pour montrer les origines du facial et de l'acoustique.

Pyramide postérieure du bulbe; 1', lige du calamus ; 2, pédoncule cérébelleux inférieur sectionné ; 2', corps restiforme; 3, aile blanche externe ; 4, aile grise; o, aile blanche interne ; 6, saillie du fasciculus teres ; 7, baguette harmonique ; 8, noyau commun au facial et à l'oculo-moteur externe; 9, pédoncule cérébelleux moyen; 10. pédoncule cérébelleux supérieur; 10, pédoncule cérébral et Ruban de Reil ; 11, faisceaux pyramidaux sectionnés ; 12, noyau du trijumeau ; VII, nerf facial avec ses deux noyaux ; VIII, nerf auditif avec ses deux racines et les stries acoustiques (barbes du calamus).

Le facial est un nerf mixte chez les Vertébrés inférieurs. Chez les Poissons il se fusionne avec le trijumeau.

Dans les autres classes de Vertébrés,

ces deux nerfs présentent encore de nombreuses anastomoses. Mais chez les Mammifères il est à son point de départ exclusivement moteur.

A la description du facial se rattache celle du nerf Intermédiaire de Wrisbera, qui se confond avec le facial dans son trajet périphérique et devient très vraisemblablement la source de la corde du tympan (Cl. Bernard). L'origine de l'Intermédiaire de Wrisberg est encore discutée. Cuscoet Bischoff le regardaient comme la racine sensitive du facial, qui serait devenu de la sorte un nerf

NERFS CRANIENS

mixte; Longet voulait y voir l'origine du petit pétreux superficiel, parlant l'origine de la racine motrice du ganglion otique.

Plus récemment Pierret l'a considéré comme originaire de la colonne intermédiaire de la moelle, qui se prolongerait ainsi jusque dans le bulbe, colonne qu'il considère comme l'origine du grand sympathique. Mais des recherches de Mathias Duval et Spitska, il semble plus probable que l'Intermédiaire de Wrisberg est une racine erratique du glosso-pharyngien (I, fig. 105). Le glossopharyngien deviendrait ainsi le seul nerf sensoriel et vaso-moteur de toute la langue.

Le nerf de Wrisberg émerge du bulbe entre l'acoustique et le facial. Il accompagne le facial jusque dans l'aqueduc de Fallope. Au niveau de l'hiatus de Fallope il se termine dans le ganglion géniculé. Le ganglion géniculé est formé de cellules bipolaires analogues à celles qui constituent, chez l'embryon, tous les ganglions cérébro-spinaux (His, Retzius, Mahtin, Lenkossèk, etc.) ; il est donc l'homologue d'un ganglion cérébro-spinal. S'il en est ainsi il ne peut appartenir au nerf facial, puisque le facial est un nerf moteur et qu'il n'y a que les nerfs sensitifs qui aient un ganglion sur leur trajet. Dans ces conditions, il ne reste plus à considérer le nerf Intermédiaire de Wrisberg que comme un XIIIe nerf crânien, nerf sensitif exclusivement ayant son noyau d'origine dans le ganglion géniculé (Sapolini), ou bien qu'à le regarder comme la partie sensitive du facial qui deviendrait dès lors un nerf mixte.

De fait, l'Intermédiaire est constitué par les axones des cellules du ganglion géniculé qui vont se rendre au faisceau solitaire dans le Bulbe (fibre centrale) et par un prolongement périphérique qui s'en va dans la corde du tympan. Il y a donc lieu de considérer l'Intermédiaire et la corde du tympan comme un seul et même nerf.

Quelques unes des cellules du ganglion géniculé envoient leurs axones dans le nerf facial qui devient de ce fait un nerf mixte.

1. Nerf moteur oculaire externe (VIe paire). — V oculo-moteuy externe, nerf abducens, naît d'un noyau à cellules étoilées de 4 mill. de longueur et de 2 mill de largeur, situé sous le plancher de la partie moyenne du 4' ventricule, au niveau de Veminentia teres, à laquelle il donne lieu. Ce noyau se détache comme une partie renflée des cordons longitudinaux du plancher du bulbe; il est situé sur le prolongement du noyau du grand hypoglosse, et correspond à la base de la corne antérieure de la moelle ou colonne motrice dorsale (6, fig. 106, n, fig. 109). Nés de ce foyer, les filets radiculaires traversent directement d'arrière en avant toute l'épaisseur de la partie supérieure du bulbe pour aller se réunir et émerger du sillon bulbo-protubérantiel, immédiatement au-dessus des pyramides {origine apparente) sous la forme du nerf oculomoteur externe. -

Un deuxième noyau (noyau accessoire ou ventral) situé entre le noyau principal et le noyau d'origine du facial a été récemment décrit à ce nerf par Lugaro, Van Gehuchten et Pacetti.

L'abducens paraît n'avoir que des fibres directes. Au niveau du Pont, des fibres issues de son noyau et d'autres provenant du noyau de Deiters, traversent le raphé, montent dans la bandelette longitudinale postérieure controlatérale et

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se rendent dans le noyau de la IIIe paire de ce côté. Cet entrecroisement des libres d'association entre les noyaux des 111° et VIe paires, a été décrit par Duval et Laborde, qui ont comparé ces anastomoses aux rênes dans un attelage à deux chevaux (fig. 111). Les fibres anastomotiques entre la VIe et la IIIe paire du côté opposé (fibres entrecroisées) rendent compte de la parésie du droit interne controlatéral dans certaines pa-.

ralysies de l'abducens d'origine bulbaire et expliquent aussi les mouvements associés du droit externe d'un œil et du droit interne de l'autre œil dans la déviation conjuguée des yeux.

De même l'existence de fibres vestibulaires (fibres du noyau de Deiters) dans la bandelette longitudinale postérieure (fibres d'association) rend compte de la production des mouvements compensateurs et associés des yeux quand la tête et le corps changent de position d'équilibre.

Cependant , des recherches histologiques de Van Biervliet chez le Lapin, et de Siemerling et Bœdeker chez l'Homme, il semble résulter que les connexions admises par Duval et Laborde entre la IIIe et la IV1 paire des nerfs crâniens n'existent pas.

Le noyau de l'oculo-moteur externe enfin serait relié au cervelet, au noyau de Deiters, au noyau masticateur controlatéral et à l'olive supérieure par un faisceau auquel on a donné le nom de pédoncule de l'olive. C'est à la polyomyélite du noyau de la VIe paire qu'il

faut rattacher une partie de la polyencéphalite supérieure de Wernicke (ophtalmoplégie nucléaire progressive).

Les connexions cérébrales entre le noyau de l'abducens et l'écorce ont lieu par l'intermédiaire des fibres du faisceau génicuié du cordon pyramidal. Ces fibres traversent le raphé et gagnent le noyau du côté opposé (faisceau

1H. — Diagramme des noyaux et des connexions de la 6» et de la 3e paire des nerfs crâniens.

Globe de l'œil ; 2, muscle droit externe ; 3, muscle droit interne ; 4, pédoncule cérébelleux supérieur; 5, pédoncule cérébelleux moyen; 6, nerf oculo-moteur externe (fibres croisées allant à'I'oculo-moteur commun) ; 7, pédoncule cérébelleux supérieur; 8, verrou ; 9, pyramide postérieure ; 10, nerf auditif ; 11, moelle épinière ; III, noyau d'origine de l'oculo-moteur commun ; IV, nerf pathétique; V, noyau d'origine du pathétique ; VI, noyau d'origine de l'oculomoteur externe et fibres du nerf oculo-moteur externe ; VIII, noyau dorsal de l'acouslique ; IX+X, noyau sensilif des nerfs glosso-pharyngien et pneumogastrique ; XII, noyau d'origine du nerf grand hypoglosse ; A, aqueduc de Sylvius.

NERFS CRANIENS

descendant croisé de Meynert). Le centre cortical de ces fibres avoisine celui du nerf facial.

vésiculeiix

. cérébr. sup.

oy. mastic.

8. Nerf trijumeau (Ve paire). — Le nerf trijumeau ou tri facial, est un nerf mixte. Il est formé de deux racines, une grosse (sensitive), une petite (motrice), qui émergent l'une à côté de l'autre de chaque côté du Pont de Varole {origine apparente).

La racine sensitive naît des cellules du ganglion de Gasser. Ces cellules émettent un prolongement qui se bifurque en T. La branche périphérique s'engage dans le nerf ophtalmique de Willis, maxillaire supérieur et la portion sensitive du maxillaire inférieur. La branche centrale se rend à la Protubérance (origine apparente du trijumeau, grosse racine). Là, elle traverse à peu près directement la Protubérance et se divise en branche ascendante (racine ascendante, racine supérieure)

Fibres pyramidales . , , , .

et en branche descendante {racine descendante, racine bulbaire). Les branches descendantes se ramifient dans un noyau, noyau sensitif terminal, qui n'est que le prolongement de la corne postérieure de la moelle (fig.

Il 2) et dont la constitution histologique rappelle celle du noyau de Burdach. Ce noyau descend jusqu'au tubercule cendré de Rolando (niveau du 2' nerf cervical) sous la forme d'une colonne continue et solitaire (noyau gélatineux) dont la longueur égale 30 à 35 millimètres et forme la substance gélatineuse de Rolando qui coiffe la tète de la corne postérieure. La racine descendante du trijumeau descend le long de ce noyau et ses fibres se terminent successivement par des arborisations autour de ses éléments cellulaires, tout en émettant des collatérales qui se mettent en relation avec les noyaux masticateur, facial, ambigu, du spinal et de l'hypoglosse (ce qui explique les actions réflexes du trijumeau). Reil admet que quelques fibres vont au noyau controlatéral (fibres croisées). A cette racine viendraient s'adjoindre : 1° des fibres cérébelleuses (Meynert, Edinger, etc.) qui suivent la voie du pédoncule cérébelleux inférieur ; 2° des fibres provenant du locus coeruleus (racine descendante externe de Meynert).

La racine ascendante ou supérieure monte sur les côtés de l'aqueduc de Sylvius jusqu'aux tubercules quadrijumeaux antérieurs, mais en s'épuisant peu à peu. Au niveau du locus coeruleus, racine supérieure et racine bulbaire s'unissent l'une à l'autre, et se portent en avant et en dehors pour venir sortir à la surface du Pont (grosse racine ou racine sensitive du trijumeau).

céréb. irîf.

it Ru brin

Jiac. desc. du trijumeau

Fig. 112. — Les origines du nerf trijumeau

NERFS CRANIENS

La racine supérieure s'adjoint pour les uns comme nous venons de l'exposer (Merckel, etc.) à la racine bulbaire pour constituer avec elle la racine sensitive ; mais pour d'autres (Kolliker, Bechterew, Van Gehuchten, etc.) elle s'unit à la portion motrice du nerf trijumeau. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'elle est enfouie dans un long noyau vésiculeux ponto-pédonculaire (colonne vésiculeuse). Si on considère ce noyau, avec Ramon y Cajal, comme un noyau moteur, les axones de ses cellules (cellules unipolaires du noyau vésiculeux) vont s'unir à ceux du noyau masticateur; si on accepte sa nature sensitive, les branches ascendantes de bifurcation des fibres sensitives y vont s'y ramifier. Golgi, après Deiters et Henle, avait admis que ce noyau appartenait non pas au trijumeau mais au pathétique.

La petite racine, racine motrice du trijumeau (nerf masticateur) provient d'un noyau à grosses cellules et à grosses fibres, placé en dedans du noyau sensitif terminal, sur le prolongement du noyau du facial, c'est à-dire sur le trajet de la colonne motrice ventrale, qui représente la tète de la corne antérieure de la moelle (c.fig.i 13).

Ce noyau termine cette corne dans le Tronc cérébral (à moins qu'on ne considère le noyau vésiculeux comme son prolongement) ; il siège sous le locus cœruleus dans la région moyenne du Pont, et près de l'orifice de l'aqueduc de Slyvius (fig. 100).

De ce noyau (noyau moteur, noyau masticateur), les fibres radiculaires (petite racine) marchent à la rencontre des fibres sensitives et s'unissent à elle pour venir émerger sur le côté de la Protubérance (origine apparente) à la face interne de la grosse racine. Selon Bechterew toutes les fibres motrices viendraient du noyau masticateur du côté opposé (entrecroisement complet). Van Gehuchten et Kure, au contraire, ont trouvé avec la méthode de Nissl que toutes les fibres motrices du trijumeau sont directes.

On a admis des connexions plus ou moins bien établies entre la grosse racine et les noyaux du vague, du facial, des trois nerfs moteurs de l'œil et avec le cervelet.

Les connexions cérébrales motrices du trijumeau proviennent de l'écorce du tiers inférieur de Fa, passent par le genou de la capsule interne, atteignent les voies pyramidales dans le pédoncule et gagnent le noyau masticateur du côté opposé par les voies de la voûte de l'aqueduc et du raphé-

DtBlEHftï. — 1-'.

Fig. 113. — Coupe transversale de la protubérance et du 4" ventricule. — Origine du trijumeau et du pathétique

a, a, libres transversales de la protubérance; b, plancher du 4" ventricule (base de la corne postérieure) ; c, noyau moteur du trijumeau (tète delà corne antérieure); t, tête de la corne postérieure (terminaison de la racine sensitive du trijumeau); p. pédoncule cérébelleux supérieur; y, valvule de Vieussens; 1, pyramide; 4, 4, nerf pathétique ; 5, grosse racine ou racine sensitive, et 5', petite racine ou racine motrice du trijumeau.

NERFS CRANIENS

9. Nerf pathétique (IV paire). — Le pathétique ou nerf trochlèateur tire son origine d'un noyau jaunâtre situé sous l'aqueduc de Sylvius, au niveau de la ligne de séparation des tubercules testes et nates (4, fig. 114). Ses fibres se portent en bas {branche descendante du pathétique) en contournant l'aqueduc, traversent les pédoncules cérébelleux supérieurs et s'entrecroisent avec celles du côté opposé dans l'épaisseur de la valvule de Vieussens (IV, fig. 112) avant d'émerger de chaque côté du frein de la valvule (origine apparente du nerf), immédiatement en arrière des tubercules quadrijumeaux, c'est-à-dire à la face supérieure de l'isthme de l'encéphale.

Ce nerf subit donc une décussation complète. Van Gehuchten cependant, avec la méthode de Nissl, a pu mettre en évidence que quelques fibres proviennent du noyau du même côté.

Ses fibres radiculaires, lorsqu'elles sortent de leur noyau d'origine, passent sur la face dorsale delà bandelette longitudinale postérieure et contractent probablement avec elles des connexions. Plus loin, elles longent la face interne de la racine ascendante du trijumeau avec laquelle elles s'enlacent chez certains animaux (Cheval, Lapin, etc.).

Stilling a décrit une racine cérébelleuse qui viendrait se joindre à la IVe paire en passant par la lingula.

10. Nerf oculo-moteur commun (IIIe paire). — L'origine du nerf moteur oculaire commun se fait dans un noyau allongé (8 à 10 mill. de longueur), continu en arrière avec celui du pathétique et développé dans les régions antéro-latérales de la substance grise de l'aqueduc en arrière de la bandelette longitudinale postérieure (3, fig. 106). Composé de cellules multipolaires jaunâtres, ce noyau est formé de plusieurs noyaux secondaires que l'expérimentation et la pathologie ont dissociés. C'est ainsi que Hensen et Wolckers, en particulier, ont réparti comme suit les centres suivants de haut en bas : 1° noyau du muscle ciliaire (centre de l'accommodation) et du sphincter de la pupille; 2* noyau du droit interne ; 3° du droit supérieur; 4" du releveur; 5" du droit inférieur; 6" du petit oblique, qui conline au noyau du grand oblique ou noyau du pathétique (voy. fig. 115).

Perlia a donné en 1889 une description qui s'accorde mieux avec la pathologie que celle de Hensen et Wolckers. En effet, la succession linéaire des noyaux admise par ces derniers auteurs ne permet pas de saisir la raison de l'intégrité habituelle du releveur de la paupière supérieure dans l'ophthalmoplégie nucléaire. Perlia a décrit deux groupes nucléaires à l'oculo-moteur : 1° un groupe principal composé de deux noyaux ventraux situés l'un derrière l'autre et de deux noyaux dorsaux également placés à la file. — Ces deux groupes

Fig. 114. — Coupe transversale des pédoncules cérébraux. — Origine des nerfs pathétique et oculomoteur commun.

1, tubercules quadrijumeaux; 2, aqueduc de Sylvius; 2, nerf oculo-moteur commun avec son noyau d'origine, 3', dans la paroi de l'aqueduc; 4, nerf pathétique naissant dans la même colonne grise que l'oculo-moteur; 4', noyau rouge; 5. ruban de Reil; 6, locus niger; 7, pied du pédoncule.

NERFS CRANIENS

sont placés latéralement, de chaque côté de la ligne axiale. Entre eux vient s'interposer un noyau impair médian ou central. A ces 5 noyaux qui sont constitués par de grandes cellules nerveuses vient s'ajouter en avant des noyaux ventraux, un noyau à petites cellules, le noyau d'Edinger-Westphal. — 2° Un

Haùèmile

GaJic/lion cJc IViabèjudc

N a/ifèro-lalèral

D cirhc/i cLvitch

N.EdingejxWestpha N. cmte ve/drat M cmfê dors al M poste ucj lirai.

N. poste doj'sal

JV du palhctiaue.

Valvule de Keicssensz.

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