II. Groupe postérieur { \ 5) Releveur
En dehors { 6) Droit supérieur ( 7) Oblique inférieur
Mais cette localisation est prématurée.
Au niveau de l'origine de ses fibres radiculaires, l'oculo-moteur est en relation avec les fibres de la bandelette longitudinale postérieure dont les axones émettent des collatérales qui viennent prendre contact avec les dentrites des cellules radiculaires de la IIIe paire. Cette disposition permet de comprendre l'association de la VI* et de la IIIe paire, et la double origine, directe et croisée du nerf a pour but d'associer les mouvements du droit interne et du droit externe de l'œil. Par la bandelette postérieure, l'oculo-moteur commun est mis en relation avec les autres nerfs du globe de l'œil et peut-être aussi avec le noyau du spinal qui préside à la rotation de la tête, associée elle-même aux mouvements de latératité des yeux. Par cette même bandelette enfin, il est mis en rapport avec la couche optique (par l'intermédiaire de la commissure postérieure). Meynert a décrit une connexion entre le noyau de ce nerf et la racine sensitive du trijumeau. C'est à cette connexion qu'il attribue la sensibilité de la IIP paire dès son origine.
Les connexions cérébrales de l'oculo-moteur passent par le pied du pédoncule, mais on ne connaît pas encore exactement leur trajet dans la capsule interne et leur aboutissant à l'écorce. On a cherché le centre cortical du releveur de la paupière dans le pli courbe (Charcot, Surmont), parce que des lésions circonscrites de cette partie de l'écorce se sont montrées en même temps que la paralysie de la paupière contrôla térale (ptosis), mais le fait n'est pas constant.
Chez la Taupe qui n'a plus qu'un moignon oculaire les noyaux des nerfs des muscles des yeux font tout à fait défaut (Gudden). La différenciation du noyau de la 111" paire, si prononcée dans l'espèce humaine et beaucoup de Mammifères, l'est beaucoup moins chez les Oiseaux, et beaucoup moins encore chez les Reptiles (Spitzka).