‹ Le cerveau et ses fonctionsChapitre 25 sur 132 · Claude Bernard. Sysième nerveux, tome I, page · texte numérisé non relu

Claude Bernard. Sysième nerveux, tome I, page

îations sensitives, pour les transformer, par son action métabolique propre , en réactions motrices coordonnées. — Dès co moment les forces vives de l'organisme sont hiérarchisées et réparties d'une façon méthodique : le travail physiologique est régulièrement divisé ; tel groupe d'éléments est en rapport avec la sensibilité, tel centre avec la motricité, et tel autre avec les fonctions de la vitalité organique.

La sensibilité se trouve dès lors nettement isolée dans les régions spéciales du système, nettement collectée dans les appareils particuliers, et, par cela même qu'elle est soutirée des régions périphériques, comme un fluide électrique, à l'aide des conducteurs nerveux, au profit des régions centrales, — elle devient ainsi une force mobile disponible, — transmissible à distance comme l'électricité dynamique.

Une fois concentrée dans ces régions centrales du système, elle représente ainsi, avec tous les éléments divers qui la constituent, la véritable synthèse de toutes les sensibilités partielles de l'être vivant, et le véritable élément générateur de son unité sentante et vivante.

Les phénomènes de la sensibilité chez les animaux supérieurs ne sont donc pas des phénomènes simples, constitués par la pure réaction d'un tissu en présence d'incitations extérieures; ce sont donc des opérations complexes, hiérarchisées, de l'activité nerveuse qui nécessitent pour arriver à leur entière évolution la participation d'un grand nombre d'appareils successivement mis en réquisition. C'est sous ces états divers que nous allons successivement les envisager»

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