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*. assez fréquent que la destruction du lobe médian intéresse la partie la
ja plus externe des noyaux dentelés. | u Bien que l'existence de fibres cérébelleuses descendantes soit niée LE 14 par Ferrier et Turner, par Singeret Münzer(ces auteurs ont
‘3 opéré surtout sur des animaux jeunes), nous n'hésitons pas à admet-
d: tre avec Marchi l'existence de fibres cérébelleuses descendantes,
À nous éloignant toutefois de l’auteur italien, sur le trajet de ces mêmes
pee fibres. Comme elles tirent leur origine du noyau dentelé, et que le
+ pédoncule cérébelleux supérieur naît de ce même noyau, la dégéné-
£ rescence de ces deux systèmes de fibres se produit dans les mêmes
À conditions, elle est proportionnée à la lésion du noyau dentelé. :
À IT. — Rapports du cervelet avec le bulbe, — PiponcuLe céré-
: BELLEUX INFÉRIEUR. — Le pédoncule cérébelleux inférieur comprend
deux parties à considérer : 4° le corps restiforme ; 2 le segment interne du corps restiforme, confondu aussi avec la racine ascendante
de l’acoustique, racine ascendante de Roller, que nous désignerons sous le nom de faisceaux cérébello-vestibulaires.
1° Corps resriIroRme. — Le corps restiforme est constitué par deux systèmes de fibres :fibres ascendantes etibres descendantes: les
fibres ascendantes représentent le prolongement des fibres du faisceau Cérébelleux direct de Flechsig, des fibres venues du cordon de Goll et de Burdach, et des noyaux des cordons postérieurs : une section de à la moelle cervicale entre la première et la deuxième paire, comme nous l'avons vu plus haut, entraîne une dégénérescence très nette du corps restiforme. Le gros contingent dés fibres ascendantes du corps restiforme, est formé par les fibres qui prennent leur origine dans l’olive inférieure du côté opposé. (V. page 80.)
Après ablation de la moitié du cervelet, il existe des fibres dégénérées dans le corps restilorme; ces fibres sont très peu nombreuses, ‘plus abondantes sur le bord externe ; mais par rapport à la masse de l'organe, elles forment une quantité presque négligeable (fig. 42-43). Aussi, quand on examine des préparations colorées par la méthode de Pal dans un cas de destruction complète du cervelet avec survie de trois mois et demi, on ne peut saisir une différence appréciable entre les deux corps restiformes, tandis qu'il existe une différence considérable entre les deux pédoncules cérébelleux supérieurs. On peut donc admettre que le système cérébello-olivaire, du moins chez le chien (nous verrons plus tard comment il faut l’interpréter chez l'homme), est un système à direction centrifuge par rapport aux olives : c’est-à-dire que les fibres qui le constituent sont les prolongements des cellules des olives inférieures.
Les fibres qui dégénérent dans le corps restiforme à la suite d’une lésion cérébelleuse, ne se terminent pas dans l'olive bulbaire ; le plus grand nombre s'arrêtent dans la substance réticulée du bulbe principalement dans le noyau antéro-latéral ou noyau du cordon latéral (NI, fig. 43) ; les fibres arciformes internes dégénérées sont en très petit nombre; quelques-unes ne semblent pas venir du corps restiforme lui-même, mais du segment interne du corps restiforme ; il n'existe de dégérescence marquée des fibres arciformes internes que si l'instrument tranchant a sectionné ou comprimé les noyaux des cordons postérieurs ; dans ce cas aussi la couche interolivaire et le ruban de Reil médian du côté opposé contiennent un grand nombre de corps granuleux.
Il nous semble donc évident que le cervelet n’envoie pas de fibres aux olives inférieures par le corps restiforme, où du moins sil en envoie, c'est un nombre infime.
L'examen des olives inférieures par la méthode de Marchi n’en est pas moins intéressant ; tandis que l’olive du côté de la lésion paraît absolument normale, ne contient aucun corps granuleux, l’olive du côté opposé contient un semis de grains noirs extrémement fins et très nombreux, mais ne ressemblant nullement aux corps granuleux; nous discuterons plus loin l'interprétation d'un tel fait, après avoir décrit l'état du pédoncule cérébelleux moyen et de la substance grise du pont.