EUR
prolongements cylindraxiles chez les animaux nouveau-nés,érigées en méthode par Gudden, l'étude des uneset des autres en coupes sériées, ces différentes méthodes ont fait faire des progrès rapides à l'anatomie du système nerveux et, en quelques années, les relations des différentes parties du névraxe entre elles ontété pour un grand nombre élucidées. La méthode anatomo-clinique a subi une évolution semblable et la physiologie expérimentale a participé aux progrès de la chirurgie. Le manuel opératoire méthodique et l’aseptie, dont l'introduction est de date récente, ont permis aux physiologistes contemporains d’expérimenter plusheureusementsurle cervelet,et d'obtenir de longues survies ‘que leurs prédécesseurs n’avaient obtenues qu’exceptionnellement. Ils ont pu alors différencier dans les phénomènes consécutifs aux extirpations partielles ou totales de cet organe, des phénomènes immédiats et des symptômes éloignés, les premiers relevant de causes multiples et en particulier du choc et de l’irritation, les autres traduisant précisément la suppression de l'organe. Cette triple évolution de l'anatomie, de la clinique et de la physiologie expérimentale était indispensable à l'étude des fonctions des centres nerveux et du cervelet en particulier. On peut donc distinguer dans l’histoire de la physiologie du cervelet. deux périodes : une première s'étend de Rolando 1809 (1), jusqu’à Longet 1869 (2) (ce dernier a très clairement exposé les résultats obtenus pendant cette période); la deuxième commence avec Luciani (1884) et s'étend jusqu’à nos jours. Les résultats obtenus dans cette dernière période n'ont pas entraîné de nouvelles théories ; c'est ainsi que la théorie de Luciani, d’après l’auteur lui-même, se rapproche de celle de Rolando, et se confond avec elle; mais ils ont permis d’éliminer un grand nombre d'idées fausses sur la fonction du cervelet, et d'analyser plus méthodiquement les phénomènes consécutifs aux destructions de cet organe.
Willis pensait que le cervelet prend part aux fonctions orga= niques et aux mouvements involontaires ; mais, sous cette dernière dénomination, il désigne non pas des! mouvements automatiques ou
(1) ROLANDO. Saggio sopra la vera struttura del cervello, ete. Lassari, 1809. (2) Lox@nT. Traité de physiologie, 1869, t. III. |