‹ Le Cervelet: Étude Anatomique, Clinique et PhysiologiqueChapitre 60 sur 72 · RO RO EU A · texte numérisé non relu

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Même état somniforme. Il s'écoule sans cesse de ses yeux un liquide purulent.

Le 28. Idem. État somniforme. Exagération des réflexes aux quatre membres. Pas de contracture. C

Il saisit les aliments placés près de lui, maïs la tête ne quitte pas le sol, illes prend de côté. Il ne peut boire seul. Quand la tête n’est pas fixée, elle est animée d’oscillations.

Le 9 octobre: Zdem.

Le 12. Idem. Oscillations de la tête et du tronc très marquées, quand ül mange ou boit. N

Du 12 au 21, les troubles oculaires signalés les jours, précédents s’aggravent, si bien qu'il se produit des ulcérations de la cornée avec fonte des deux yeux, et le 21 octobre, la cécité est absolue. ET 4

Le 21. Il cherche à faire quelques mouvements, à se tenir sur les membres antérieurs, mais l’équilibre lui fait défaut et il retombe à droite ou à gauche.

Le 25. Il fait quelques tentatives de marche, mais il ne peut se tenir en équilibre et il retombe soit à droite, soit à gauche ; du reste, il n’exécute ces mouvements que quand on l’excite, sinon il reste au repos couché sur le flanc, immobile.

Les réflexes patellaires sont égaux et normaux.

Oscillations de la tête et du tronc dans la préhension des aliments.

À partir du 4 novembre, l’amaigrissement augmente, il refuse toute alimentation et il meurt le 8.

AUTOPSIE. — Extirpation symétrique du cervelet (tout le vermis et la plus grande partie des hémisphères). Les deux flocculus sont intacts.

Pas de lésion accessoire,

OBSERVATION N. — Chien adulte. Poids, 7 kilos et demi.

Opéré le 18 août au matin.

Pendant l'opération : aucune secousse dans la tête ou les membres.

Après l’opération : Extension tonique de la tête; rigidité des membres antéricurs, Pas de mouvements de rotation. Il reste indifféremment couché sur le flanc droit ou sur le gauche.

L'œil gauche regarde en dehors (strabisme externe); quand on le soulève par la peau du dos, la tête exécute des mouvements gyratoires.

Le 19. Même attitude. Il déglutit bien les liquides.

Le 20. Zdem. 11 avale bien les liquides et la viande.

Injection des conjonctives. (Les yeux sont recouverts par un pansemént antiseptique.)

Le 22. Idem. Persistance du strabisme. Même attitude, Par la plaie, il s'écoule un liquide louche.

Le 23 au matin, il est trouvé mort dans sa cage.

AUTOPSIE. — Extirpation presque totale du cervelct, plus profonde à droite; de ce côté le tubercule quadrijumeau postérieur à été intéressé par la lésion.

OBSERVATION O. — Chat jeune, âgé de un mois. Poids : 485 grammes.

& .…— Opéré le 1er août 1896.

Pendant l'opération

: incurvation de la tête directement en arrière, puis en arrière et à droite.

Quand on le pose sur le sol immédiatement après l'opération, il écarte démesurément les pattes postérieures ; les membres antérieurs sont allongés et étendus directement en avant. Il peut garder cette position quelques secondes, puis les oscillations du tronc l’entraînent à gauche. Dans ses tentatives de marche, il décrit des. mouvements de rotation (sorte de mouvements de manège, soit à droite soit à gauche). l

Pas de nystagmus. Pas de strabisme,

Les jours suivants, les mêmes symptômes persistent, il ne peut toujours pas se tenir en équilibre, et à toute tentative de marche, il tombe soit à droite soit à gauche. Il ne peut s’alimenter. Il meurt le 6 août.

AUTOPSIE. — Le cervelet a été enlevé presque en entier,

4° Destruction et lésions du vermis.

OBSERVATION 4. — Chienne jeune, àgée de deux mois. Poids, 1,750 gr. Opérée le 1e' novembre.

Pendant l'opération aucune convulsion.

Après l'opération, posée sur le sol, elle essaie de se dresser sur ses pattes,

CZ

; FIG. 95. — Destruction totale du vermis.

mais aussitôt les membres antérieurs se mettent en extension, la tête s'incline énergiquement en arrière et elle tombe à la renverse. ;

Au repos, il n’y a pas d'extension tonique des membres antérieurs, la tête est légèrement étendue. Les yeux regardent en bas et sont animés d’oscillations nystagmiformes verticales. ;

Le 2. Elle garde au repos la même position que la veille. Le nystagmus persiste ; dès qu’elle tente de se dresser sur ses pattes, les mêmes phénomènes se renouvellent : c’est-à-dire extension des membres antérieurs, avec opisthotonos et chute à la renverse. Alimentation impossible. Troubles de la déglutition.

Le 3, Idem.

Le 4 Au repos, elle reste couchée sur le ventre, les pattes antérieures

… repliées en arrière le long du corps, les postérieures dirigées .en avant et très

écartées, la tête étendue en avant et s'appuyant sur le sol.

- Après plusieurs efforts, elle se dresse sur ses pales et peut se tenir en équilibre ; le corps est alors le sujet d'oscillations antéro-postéricures et transversales assez fortes : elle est incapable de se déplacer en avant, même quand on lui présente un morceau de viande ; elle lève une patte antérieure, pour se porter en avant, mais aussitôt elle recule de plusieurs pas et finalement tombe à la renverse et quelquefois sur le côté. Le phénomène de recul est done extrèmement marqué. Pendant la station debout, les membres antérieurs et postérieurs sont extrêmement écartés, les postérieurs toujours dirigés en avant.

À.Gillet

FIG 96. — Démarche du chien g. Destruction du vermis. Abduetion moyenne des

membres antérieurs. Abduction et Projection des membres postérieurs. (D’après une photographie instantanée.)

Les réflexes semblent normaux, il n'y a pas de différence nette entre les deux côtés.

Persistance du nystagmus et de la déviation des globes oculaires en bas.

Elle ne peut ni boire ni manger seule. Mais la déglutition est redevenue normale.

De 7 Persistance du recul. Impossibilité de marcher en avant.

Les pattes se détachent lentement et difficilement, comme si elles étaient collées au sol.

Disparition du nystagmus. Déviation oculaire encore manifeste.

Elle peut prendre seule les aliments : les troubles de la station augmentent pendant cet acte ; les oscillations du Corps, antéro-postérieures, sont assez intenses ; elle ne peut boire seule : à chaque tentative, la tête se redresse brusquement en arrière etelle tombe à la renverse.

Le 9. Elle commence à marcher en avant, les pattes antérieures écartées ; Jes pattes postérieures très écartées et portées très en avant sont détachées difficilement du sol, puis brusquement soulevées, et elles retombent de même : en somme, elle lance les membres postérieurs un peu comme un ataxique ; de

FIG. 97 — Tracé dela marche du chien g. Les pattes DPostérieures marquées en noir . sont plus écartées que les pattes antérieures indiquées en gris. En bas et à droite, écartement des pattes ramenées à leur position normale. (Echelle de 1/12.)

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ne — 271 —

plus le train postérieur se porte soit à droite soit à gauche. Pendant la marche, quelques oscillations antéro-postérieures.

‘Ces oscillations augmentent pendant la préhension des aliments, la défécation, la miction.

Déviation des globes oculaires en bas.

Pas de tremblement, ni d’oscillations de la tête.

Les jours suivants, les mêmes phénomènes se reproduisent pendant la marche; les oscillations du trone disparaissent; seules l'abduction et la projection des pattes postérieures persistent.

Le 10 décembre. Zdem. ;

Elle peut manger et boire seule, mais pendant ces deux actes, les oscillations du tronc, quoique peu marquées, sont encore très Mamifestes.

Elle peut se dresser sur ses pattes de derrière pour saisir un morceau de viande. /

Le 12. Elle commence à aboyer. L’occlusion des yeux cute pas les troubles de la station ou de la marche.

Elle peut avancer avec un poids de 100 grammes attaché à chaque membre postérieur (ce qui est assez considérable par rapport au poids total) : la marche

est alors moins régulière, mais les pattes sont soulevées avec énergie.

11 janvier 1897. La marche est la même. Les réflexes sont normaux.

Soumise à l’action de la force centrifuge, la réaction normale se prete

Disparition de la déviation des globes oculaires en bas.

Oscillations et titubation légère pendant la préhension des aliments, la défécation et la miction.

Elle nage bien : avant l'opération, elle n'avait jamais nagé.

Poids, 2 k. 370 gr.

L'animal est sacrifié le même jour. -

AUTOPSIE. — Le vermis a été enlevé entièrement. L'’écorce des hémisphères n’a pas été lésée.

Lésion accessoire. — Les tubercules quadrijumeaux ont été séparés l’un de l'autre par l’incision et sur la ligne médiane, mais ils sont intacts (mascroscopiquement). ;

OBSERVATION b. — Chat jeune, âgé de six semaines. Poids, 540 grammes.

Opéré le 21 mai 1896.

Immédiatement après l'opération, il se tient sur ses quatre pattes, mais immobile. |

Quelques heures après, il marche en titubant, il lance les pattes ; les chutes sont fréquentes et se font indifféremment sur un côté ou sur l’autre.

Il n'y a pas de modification de la sensibilité.

La tête est le siège d’oscillations de très faible cnnnese

Il n’y a pas de déviation des yeux.

Le lendemain 22 mai, les mêmes phénomènes se reproduisent : oscillations de la tête, titubation légère, l'animal marche en écartant les pattes, mais droit

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devant lui sans être entrainé ni d'un côté ni de l’autre. 11 ne marche du reste que si on l'y force, en provoquant la douleur, en lui marchant sur la queue ; sinon il garderait toujours le repos. On lui présente du lait, les oscillations de la tête augmentent ct sont très intenses quand il boit.

Les jours suivants le même état persiste : il marche toujours les pattes écartées et lentement, avec précaution, les chutes sont beaucoup moins fréquentes, néanmoins, il garde volontiers le repos. Quand on lé suspend par la peau du dos, les quatre membres s’agitent avec une égale vigueur: par conséquent il n'y a aucune trace de paralysie.

2 juin. Les symptômes se sont atténués, il marche même en écartant moins les pattes, les oscillations de la tête deviennent de plus en plus rares, même quand il boit ou mante; l’occlusion des yeux n'augmente pas les symptômes : quand on le met sur un plan incliné il reste immobile ; si on l’excite, il marche avec précaution et assez lentement, mais sans tomber. I] peut se tenir quelques secondes sur ses pates postérieures ; ainsi, si on suspend au-dessus de sa tête un morceau de viande attaché au bout d’une ficelle, il se dresse sur ses pattes postérieures pour l’attraper. Lâché à 1 môtre au-(lessus du sol, il retombe sur ses pattes.

Les jours suivants les symptômes vont en s'atténuant de plus en plus.

Le 29. Ils ont complètement disparu, l'animal est sacrifié : il pèse 920 grammes.

AUTOPSIE. — Lésion des 2/3 postérieurs de l'écorce du vermis.

OBSERVATION c. — Chat adulte, bien constitué, vigoureux : survie 25 jours.

(Opéré avec l’anse galvanique .) : Aussitôt après l'opération (anesthésie par le chloroforme), l'animal posé sur le sol tombe sur le côté gauche, la tête se relève et s'incline en arrière, les membres se raidissent, surtout les membres antérieurs : il cherche à reprendre sa position normale, mais il retombe sur le flanc gauche.

Les trois premiers jours qui suivent l'opération, les mêmes symptômes per- : sistent, l'animal ne marche pas encore, il reste immobile dans sa cage et plongé dans un état de torpeur très accusé.

Le quatrième jour, il commence à marcher, mais il est entrainé du côté gauche, sur lequel il tombe presque aussitôt ; il ne peut continuer sa marche qu’en S'appuyant contre un mur et en prenant son point d'appui sur le flanc gauche : parfois la tête s'infléchit fortement en arrière (opisthotonos), il se soulève sur les pattes postérieures et tombe à la renverse.

Le septième jour, l'animal peutreposer sur ses quatre pattes sans être entraîné à gauche ; mais les membres antérieurs sont en abduction et toujours en extension tonique, les pattes postérieures à demi fléchies. Il s’accote contre un mur. Le tronc est animé d’oscillations.

Pendant la marche, il se déplace tout d’une pièce, comme mu par un véritable mouvement de translation d’abord à gauche, puis à droite ; ces mouvements se combinent avec une légère. tendance au recul : c'est la démarche

ébrieuse, Les membres sont en extension tonique, la tête raide et très légèrement inclinée à gauche. Le mouvement de translation du côté gauche est plus marqué que celui vers le côté droit. Les pattes postérieures sont soulevées d’une façon exagérée, brusquement et retombent en frappant le sol. Pendant la Course, les phénomènes sont encore plus accentués : du reste l'animal se fatigue rapidement et se laisse tomber sur le côté gauche, gardant cette position jusqu’à ce qu'on l’excite de nouveau.

Sion supprime la vue en couvrant ses yeux, ces troubles s’accentuent, surtout la tendance au recul : à peine l'animal a-t-il fait les premiers efforts pour

avancer qu'il tombe en arriére et sur le côté gauche. La marche sur un plan.

incliné augmente également la titubation : lorsqu'il essaie de gravir une pente, un escalier, il tombe à la renverse. 11 n'ya pas de troubles oculaires, pas de Strabisme, les yeux’sont fixes comme la tête et les membres antérieurs.

Le huitième jour, la démarche est la même, avec cette différence que la tendance à se diriger vers la droite est équivalente à celle à se diriger vers la gauche : la démarche ébrieuse est très nette. Les autres phénomènes persistent.

Les jours suivants, la tendance de l'animal à se diriger à droite s'accentue. Elle est même plus marquée que le mouvement de translation vers la gauche.

Le dix-septième jour, l'entrainement à droite est si marqué que l'animal tombe du côté droit, puis il roule un tour sur lui-même, autour de l'axe longitudinal. La rigidité des membres est aussi marquée : la tête regarde encore légèrement à gauche. La réflectivité est exagérée.

Depuis l'opération, l'animal a toujours maigri, et l’émaciation est très prononcée : néanmoivs il s’alimente un peu et ne vomit pas les aliments. En dehors des examens, il reste dans sa cage dans un état somniforme assez accusé; lorsqu'on le sort de sa cage pour l'examiner, il marche aussitôt dans sa direction. Enfin, on observe parfois dans la patte postérieure gauche quelques secousses comparables à celle de la trépidation épileptoide.

Les jours suivants, rien de particulier à noter : l'entraînement à droite diminue, la démarche devient de nouveau comparable à celle de l'ivresse, mais la titubation est moins marquée qu'au début. Le vingt-sixième jour au matin l’animal est trouvé mort dans sa cage.

AUTOPSIE. — Sur le bord gauche du vermis, dans son quart inférieur, on distingue le point de pénétration de l’anse galvanique ; les coupes seules peuvent indiquer la topographie de la lésion. Les coupes sériées du vermis montrent qu'il a été traversé obliquement dans le sens antéro-postérieur de bas en haut, par l'anse galvanique et que le noyau du toit du côté gauche a été complètement détruit, la commissure antérieure n’a été intéressée que sur un trajet très court. Le noyau dentelé à été lésé sur son bord interne mais très légèrement.

OBSERVATION d, — Chat jeune, àgé de six semaines. Poids : 485 grammes, opéré le 21 mai 1896. ;

Pendant l'opération, il a perdu beaucoup de sang. Aussi immédiatement après l'opération reste-t-il immobile. Pas de mouvements de rotation.

fe 18

Le lendemain, 22 mai, il fait des efforts pour se tenir sur ses quatre pattes ; à

peine a-t-il pris cette position qu'il se produit de grandes oscillations du corps qui le font tomber aussitôt du côté gauche. La tête est légèrement inclinée en arrière et à gauche. Pas de déviation oculaire appréciable. - Le 23. Il se tient sur ses pattes, mais le corps et la tête sont le siège d’oscillations transversales et antéro-postérieures qui augmentent quand il essaie de marcher : après deux ou trois enjambées, il est entrainé vers le côté gauche et tombe sur le flanc gauche. Aussi s’appuie-t-il du côté gauche contre le mur ou les objets environnants. Démarche titubante. Abduction marquée des membres. Quand on le suspend par la peau du dos, les quatre pattes s'agitent avec la même énergie : aucune paralysie.

Le 25. Lés oscillations de la tête et du tronc sont plus faibles. La démarche est moins incertaine, les chutes moins fréquentes : sauf quand sous l'influence d'une excitation douloureuse, il accélère la marche, alors la patte antérieure gauche se replie brusquement sous le tronc et l'animal tombe sur le flanc gauche. Les pattes, surtout les antérieures sont très écartées ; elles sont détachées du sol après plusieurs hésitations, les pattes postérieures sont plus faibles et fléchissent souvent. Il peut boire seul le lait qu'on lui présente dans uns assiette, il ne se produit pas à ce moment de grandes oscillations, mais il survient un tremblement de la tête à oscillations transversales de très faible amplitude. Les troubles de la marche s’exagèrent quand 6n le place sur un plan incliné.

Le 29. Amélioration très sensible. La marche est néanmoins titubante et il s’accote le plus souvent contre un mur, quand il veut avancer. Il boit et mange bien, mais quand il boit la tête se porte trop brusquement dans le liquide et dépasse le but; de même quand elle se relève, elle est attirée trop brusquement en arrière, ce qui détermine une titubation et des oscillations plus grandes.

Les troubles de l'équilibre augmentent encore quand il accélère la marche, ou quand on fixe son attention en suspendant un morceau de viande au-dessus de sa tête; les oscillations du tronc, transversales et antéro-postérieures, augmentent aussitôt d'intensité, il se produit de grands déplacements du corps, plus manifestes encore quand il cherche à saisir la viande qui lui est ainsi présentée.

L'occlusion des yeux n’augmente pas ces troubles; au début seulement il se produit une très légère tendance au recul.

Les jours suivants. Persistance des mêmes symptômes avec atténuation progressive. |

8 juin. Il marche beaucoup mieux, la titubation est moins grande ; la démarche est lente. Les oscillations apparaissent et deviennent même assez intenses quand il cherche à saisir sa nourriture ; quand il lève les pattes antérieures pour prendre un morceau de viande suspendu au-dessus de sa tête, il retombe aussitôt et maladroitement sur le sol.

Le 29 juin. L'animal est maigre, et marche encore très lentement, et en s'appuyant contre les murs, les pattes antérieures très écartées ; la fatigue survient vite après tout effort, et il s’affaisse sur le sol.

! L'animal est sacrifié le même jour, il pèse 900 grammes. AUTOPSIE. — Ablation des deux tiers postérieurs du vermis ayant empiété très légèrement sur l'écorce des deux hémisphères.

OBSERVATION €. — Chat jeune, âgé de six semaines. Poids, 320 grammes. Opéré le 14 avril 1896.

-- Cautérisation du vermis. (Octte cautérisation n’a pas intéressé toute la surface de l'écorce cérébelleuse : voir autopsie.) Pendant la cautérisation de ces parties, il ne se produit aucune secousse ni aucune convulsion dans les muscles du corps et de la tête, ou des membres ; l'animal n'avait pas été

anesthésié,. .

| Aussitôt après l'opération, il est détaché et livré à lui-même. Il avance en : soulevant les paites antérieures d’une façon exagérée au-dessus du sol : les

pattes postérieures sont au contraire ramassées sur elles-mêmes et parésiées. Les membres antérieurs sont en extension tonique et très écartés, la tête est étendue’en arrière, sans opisthotonos et sans raideur. La démarche est titubante, les chutes sont fréquentes et se font soit à droite, soit à gauche, sans aucune prédominance. Du reste, après quelques hésitations, il se relève seul. Le corps tremble comme s’il avait froid,

Pas de troubles oculaires.

15 avril 1896. L'extension tonique des membres antérieurs a disparu, mais ils sont toujours plus écartés que normalement soit dans la simple station sur les quatre pattes, soit pendant la marche. La parésie des membres postérieurs, quoique moins marquée que la veille, persiste néanmoins : ilsrestent à demi fléchis. Pendant la marche, il n’y a plus d'oscillations ni de tremblement du COrpS, aucune chute. Il marche seulement les pattes écartées, lentement, avec précaution.

È Quand on le soulève par la peau du dos, les quatre membres s’agitent,

É surtout les deux membres antérieurs.

. L'ocelusion des yeux ne détermine l'apparition d'aucun autre phénomène,

3 si ce n’est un très léger mouvement de recul au début.

“4 Placé sur le dos il n’éprouve aucune difficulté à se remettre dans la station debout. ;

Lorsqu'il boit, il atfleure le-Hiquide comme un chat normal, puis, lorsqu'il a cessé de boire, il relève un peu trop brusquement la tête, ce qui détermine un

- léger mouvement de recul.

Le 16. Mème état que la veille. Pendant la marche, les pattes postérieures sont détachées difficilement du sol. Emaciation.

Le 17. Idem. Pourtant, il élargit moins la base de sustentation que les jours précédents. La fatigue survient vile et après quelques secondes de marche, il se produit des oscillations antéro-postérieures du tronc et des oscillations latérales

de la tête.

Br: Placé sur un plan incliné, il reste immobile. Il s’alimente peu. Le 18. Les troubles ont augmenté depuis la veille. Les oscillations du tronc

et de la tête apparaissent dès le début de la marche, il tombe soit à droite, soit à gauche. Amaigrissement. Fatigue rapide.

Le 19. Titubation très nette, avec oscillations du tronc dans les deux sens, oscillations de la tête: Écartement exagéré des pattes. Chutes fréquentes. Mis sur le dos il reprend difficilement l'attitude normale. La fatigue survient vite et au bout de quelques secondes, il se traîne sur le sol. Oscillations de la tête et du tronc quand il boit, du reste il s’alimente peu. Émaciation extrême.

Le 20. Il meurt.

AUTOPSIE. —- [ésion du vermis postérieur.

OBSERVATION f. — Chien très jeune (4 mois). Poids, 5 kilos.

Opéré le 20 août.

Après l'opération, il reste indifféremment couché sur le flanc droit ou sur le . flanc gauche. Les membres antérieurs sont en extension tonique et la tête fortement infléchie en arrière. Il s'agite, remue la tête et les membres, mais il n'existe pas de mouvement de rotation.

Nystagmus vertical des deux globes oculaires très prononcé.

Le 21. Idem. Il avale bien le lait introduit dans la gueule.

Le 22. Hyperextension tonique de la tête -et du tronc lopisthotonos), avec élévation du regard et nystagmus vertical; s’accentuant quand on le suspend par la peau du dos; la tête se tord un peu en spirale de telle sorte que le museau regarde à droite et en haut, l'occiput en bas et à gauche. Extension des membres antérieurs. Les membres postérieurs sont souples. Quand on pose l’animal sur le sol dans la position de la station debout, il se produit une chute en arrière. Déglutition facile.

Le 23. Idem. Suppuration abondante. Il refuse tout aliment.

Le 24. Idem. Mort dans la nuit du 24 au 25.

AUTOPSIE. — Destruction totale du vermis.

OBSERVATION g. — Lapin opéré le 29 mai 1896.

Anesthésie par l’éther. Après l'opération, il reste couché sur le flanc ; à toute

tentative qu'il fait pour se relever, il tombe. Le lendemain, l’animal se tient

difficilement en équilibre, il ne peut avancer. Le train postérieur ne peut se dresser, il reste appuyé sur le sol à gauche, les membres postérieurs étant dirigés en avant et à droite. Les membres antérieurs sont étendus en avant, la tête rejetée en arrière.

Peu à peu il réussit à se tenir en équilibre, mais pendant plusieurs semaines, il ne peut se déplacer en avant, il recule toujours, de quelque façon que l'on cherche à le mettre en mouvement.

Il est sacrifié au bout de trois mois.

Le recul est en résumé le seul phénomène observé,

AUTOPSIE. — Section du vermis sur la ligne médiane el dans presque toute son étendue (dans le sens antéro-postérieur).

Le

. OBSERVATION 4. — Lapine adulte.

Opérée le 3 avril 1896, par le gavalnocautère. Anesthésie par l’éther. Après l'opération, aucun trouble.

Les jours suivants on ne découvre aucun trouble de l'équilibre dans la station ou dans la marche; peut-être la tête est-elle plus inclinée en arrière ; l'animal garde le plus souvent le repos et il se traine plutôt qu'il ne marche, Le 6. Il repose sur le flanc droit contre Ja paroi de la cage, la tête est inclinée en arrière (opisthotonosi, la contracture est très intense : elle regarde aussi un peu vers la droite. Les membres antérieurs sont en extension tonique. Quand on le suspend en le saisissant par la peau du dos, il se défend moins que les jours précédents.

Placé sur le sol sans appui, il tombe sur le flanc droit et quand il veut avan- -cer il se traîne du côté droit. S’ilse maintient quelques instants dans la station normale, son corps est le siège d’oscillations horizontales qui entraînent rapidement sa chute à droite. Pas de troubles oculaires. Le 7, même état.

Le 8, il est trouvé mort dans sa cage.

AUTOPSIE. — Destruction de l’écorce du lobe médian dans presque toute

son étendue.

OBSERVATION À. — Cobaye mâle, adulte. Poids, 585 grammes. à

Opéré le 2 avril 1896. Anesthésie par l’éther.

Après l'opération, il tourne deux ou trois fois sur lui-même autour de l'axe longitudinal vers la droite. Pendant la marche, il tombe assez souvent sur le côté droit.

Le 3. Très légère tendance à se porter toujours à droite pendant la marche (mouvement de manège). Pas d’autres symptômes. | Le 4. Aucun troublé.

Survie de quinze jours. Pas d'amaigrissement. AUTOPSIE. — Destruction du tiers moyen du vermis.

OBSERVATION ÿ. — Cobaye mâle, adulte. Poids, 495 grammes.

Opéré le 2 avril 1896. Anesthésie par l’éther.

Immédiatement après l’opération, tendance au recul ; les pattes antérieures se mettent en extension tonique, la tête étendue en arrière (opisthotonos).

Le 3 au matin, au repos, les pattes antérieures et la tête gardent la même position que la veille. Oscillations du tronc dans lé sens transversal. Il marche en rampant, les pattes postérieures très écartées. Par intervalles, il se produit deux ou trois pas de recul, puis une chute en arrière et sur le côté (le plus souvent à droite).

Pas de déviations oculaires.

Il mange bien, mais la préhension des aliments s'accompagne d’oscillations du tronc assez intenses.

Le soir les phénomènes sont moins marqués.

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te 4. Les symptômes ont Dean diminué. L'extension tonique des membres antérieurs, l’opisthotonos et le recul ont disparu ; il persiste quelques oscillations du tronc pendant la préhension des Rene, elles FR à au bout d’un ou deux jours.

A Le 7. On n’observe aucun symptôme.

Après quinze jours de survie, l'animal est sacrifié ; pas d'amaigrissement. AUTOPSIE. — Destruction du tiers inférieur du vermis.

5° Destructions diverses du cervelet.

- OBSERVATION P. — Chienne adulte. Poids, 13 livres.

Opérée le 25 septembre 1896.

Aucune secousse, pendant l'opération.

Après l'opération, elle reste couchée sur le flanc gauche; il ne se produit

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