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F1G.100. — Attitude du chien P. dans la station. Abduction des memtres antérieurs. (D'après une photographie instantanée.)
Le 21. Idem. ‘
La déviation des yeux est moins marquée : ils sont plutôt déviés en bas et agités de quelques secousses nystagmiformes.
Le 25. Dans les tentatives de marche, les pattes s’écartent plus que normalement et sont soulevées brusquement.
Le réflexe patellaire est plus marqué à gauche.
4 novembre. Elle commence à avancer, la démarche est irrégulière, les pattes légèrement écartées sont soulevées très haut au-dessus du sol, le corps est porté alternativement à gauche, puis à droite, puis de nouveau à gauche ; les
. déplacements vers la droite sont toujours beaucoup plus grands. Les membres
postérieurs semblent plus faibles que les antérieurs et se détachent plus difficilement du sol. La fatigue survient vite. L'arrêt n’est pas lent, mais au contraire brusque, toujours provoqué par une chute.
Le réflexe patellaire est plus fort à gauche.
Les deux yeux regardent en bas.
Au repos, la tête oscille quand elle n’est pas appuyée.
Elle n’aboie pas.
Le 30. Idem. Très légère augmentation des troubles de la marche par l'occlusion des yeux (les chutes sont plus fréquentes, les déplacements du corps plus considérables).
La marche sur un plan incliné est impossible ; dans l'ascension ou la descente d’un escalier, il se produit des culbutes, l'animal roule sur lui-même, etc.
Pendant le mois de décembre, il ne se produit pas de modifications dans son état; les troubles de la marche s’atténuent très peu. On constate toujours l’augmentation des oscillations ef de la titubation dans tous les changements d’attitude. (Marche, défécation, miction, préhension des aliments, etc.)
4 janvier 1897. Marche très altérée. Yeux encore un peu déviés, surtout le droit (en dehors).
Inflexion latérale légère de la colonne cervicale, la tête regardant à gauche avec mouvement de torsion; occiput regardant en bas et à droite.
Réflexe patellaire plus marqué à gauche.
L'animal nage bien, pourtant, au début, il tourne plusieurs fois sur lui-même (Mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal) ; puis il nage comme un chien normal, mais la fatigue survient vite. LE
Sacrifié le 13 janvier 1897.
AUTOPSIE. — Extirpation du vermis, et de l'hémisphère gauche.
Lésion accessoire. — Extirpation des tubercules quadrijumeau postérieur et antérieur gauche.
OBSERVATION Q.— Chienne jeune, âgée de deux mois. Poids: 1,700 grammes. Ê
Aveugle de l'œil gauche.
Opérée le 18 octobre.
Pendant l'opération, il ne se produit aucune convulsio n, dans les muscles de la tête, du tronc ou des membres,
Immédiatement après l'opération, il se produit une extension tonique des membres antérieurs et postérieurs. La tête, en extension, est rejetée en arrière. Il n’y à pas de déviation appréciable des yeux. Pas de nystagmus. Pas de mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal. A chaque tentative qu’elle fait pour se dresser sur ses pattes, ou à chaque effort, elle retombe toujours sur le flanc gauche.
Le lendemain : Même état, elle s’alimente bien (mais elle ne prend pas ellemême les aliments). ‘
I y a toujours impossibilité de se tenir en équilibre, elle réussit pourtant à se dresser sur ses deux pattes antérieures, mais elle ne peut garder cette position et retombe presque aussitôt à gauche : le tronc et la tête sont le siège d’un tremblement continuel ; lesoscillations sont petites, mais augmentent dans l'effort.
Strabisme externe de l'œil gauche.
Le 20. Zdem. L'animal fait de plus fréquentes tentatives de station sur les
pattes, ou de marche : il se produit aussitôt de grandes oscillations du corps et de la tête; les pattes antérieures se replient sous le tronc et restent dirigées en arrière ; la tête est penchée en avant. Aussitôt après la chute, elle fait une nouvelle tentative, les pattes sont plus écartées que normalement, mais elles se replient bientôt sous le corps; l'animal semble avancer, par des inflexions latérales du tronc simulant ainsiles mouvements de reptation. Quand on lui présente de la viande, la tête exécute de grandes oscillations ; ce n’est qu'après de nombreux efforts qu’elle peut réussir à saisir un morceau.
La sensibilité semble très bien conservée, quand on marche sur la patte ou
F1G. 101. — Ablation du vermis et d'une partie de l'hémisphère droit.
sur la queue, elle exécute aussitôt de grands mouvements pour se soustraire à ces excitations douloureuses.
Les réflexes patellaires sont exagérés des deux côtés.
Il n’y a plus de déviation oculaire, pas de nystagmus.
La contracture a complètement disparu. Quand on la suspend par la peau du dos, les membres sont souples et exécutent des mouvements, il ne se produit aucune inclinaison du tronc.
Le 21 et les jours suivants: persistance des mêmes symptômes ; pourtant en écartant beaucoup les membres antérieurs, elle réussit à se tenir quelques secondes sur les quatre pattes ; elle saisit plus rapidement les aliments, malgré de grandes oscillations, mais elle ne peut boire seule.
Le 26, elle meurt. Poids : 1,100 grammes,
AUTOPSIE. — Ablation du vermis et de la moitié de l'hémisphère droit.
OBSERVATION R. — Ghien, bouledogue, adulte. Poids: 8 kilos.
Opéré le 10 septembre.
Pendant l'opération, aucun mouvement de la tête ou des membres.
Après l'opération, l’animal encore endormi est placé sur le sol, il reste indifféremment couché sur le côté droit ou sur le gauche, les membres antérieurs en extension tonique, la tête également. |
Quelques heures après l’opération : mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal de droite à gauche, quand on le place sur le sol, ou bien encore
FIG. 102, — Destruction du vermis en totalité et des hémisphères en partie.
dans sa cage, lorsqu'on le caresse ou quand on fait du bruit auprès de lui. Au repos, il reste couché sur le flanc gauche la tête et les membres én extension.
Les yeux sont déviés: l'œil droit en dehors et en haut, l'œil gauche en dedans.
Le strabisme se complique de quelques oscillations des globes oculaires nystagmus).
Le 11, mêmes symptômes que la veille, il déglutit bien l’eau qu’on lui introduit dans la gueule. Suspendu par la peau du dos, les mêmes mouvements de rotation tendent à se produire : la tête exécute de grands mouvements de rotation. Les jours suivants, les mouvements de rotation persistent, mais ils sont beaucoup moins rapides. Le strabisme persiste. a
Au repos, il est couché sur le flanc gauche ; si on le pose sur le flanc droit, il reprend sa position ; il ne fait pas encore de tentative de marche.
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Le 15, il ne se produit plus de mouvements de rotation, soit spontanés, soit provoqués. Au repos, il est couché sur le flanc gauche. Le strabisme a diminué, mais il est encore très manifeste. I] mange bien tout ce qu'on lui donne, mais il ne peut prendre seul les aliments, à cause des oscillations considérables de la tête et du tronc.
Le 21, au repos, couché en arc de cercle, la concavité formée par le tronc regarde rennes à droïte ou à gauche. La tête regarde à gauche, elle oscille. Le tremblement devient très intense quand il veut prendre les aliments (oscillations irrégulières comme direction, comme fréquence et comme amplitude) : le plus souvent, on est obligé de lui fixer la tête avec les mains pour qu'il réussisse.
Léger degré de strabisme du même sens que les jours précédents. Suspendu par la peau du dos, la tête s'incline fortement à gauche, subissant en
- même temps un mouvement de torsion qui porte l’occiput en bas et à gauche et
le museau en haut et à droite. Les deux pattes antérieures gauches se mettent en extension. Il se met dans la même position qu'il prenait lorsqu'il exécutait encore des mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal.
Marche : nulle.
Le 24, au repos, même attitude. Suspendu par le dos: même inclinaison de la tête et du tronc.
Pendant la préhension des aliments, oscillations très marquées de la tête et du tronc.
Diminution très grande du strabisme qui n’est plus perceptible que du côté gauche. ss
Il cherche à exécuter quelques mouvements comme pour se tenir sur ses pattes : le membre antérieur droit s'étend et soulève le tronc, mais le membre antérieur gauche reste replié ‘sous le tronc; le membre droit, en s’archoutant ainsi sur le sol détermine des déplacements du corps vers le côté gauche.
Réflexe patellaire plus marqué à gauche.
Le 28, au repos, idem. Tremblement toujours irrégulier comme fréquence, amplitude et direction. Lorsque la tête prend un point d'appui sur le sol ou sur une autre partie du corps, elle reste immobile. Il n’y a plus de strabisme. Le regard est fixe et semble indifférent au monde extérieur.
Il commence à marcher; les pattes sont en extrême abduction : le train postérieur se soulève à peine et reste presque constamment en contact avec le sol, sur la fesse gauche. Avant de pouvoir se mettre dans une telle position, dans laquelle il ne reste d’ailleurs en équilibre que pendant quelques secondes, il doit au préalable faire plusieurs tentatives qui ne sont suivies de succès qu'après quelques chutes sur le flanc gauche. Lorsqu'il avance, au moment où la patte gauche se détache du sol pour se porter plus en avant, elle se replie brusquement sous le tronc, et tout le corps est entrainé à gauche et retombe sur le flanc; le train postérieur ne se soulève qu'incomplètement et le membre postérieur gauche moins étendu que le droit prédispose ainsi à la chute. La fatigue survient vite.
Placé dans un escalier, il se place contre le mur; pour la descente, il se laisse
glisser ; si on le met dans le sens de l'ascension, il soulève ses pattes antérieures, le tronc et la tête s'étendent fortement (opisthotonos) et il retombe à la renverse.
Devant les aliments, il écarte ses membres antérieurs le plus possible, puis la tête décrit de grandes oscillations, qui entraînent des chutes jusqu’à cinquante centimètres à un mètre du but proposé.
Il n’aboie pas, même quand on le frappe.
Pour qu’il puisse boire, on est obligé de lui maintenir la tête avec les mains, sinon au moment où le museau affleure le liquide, la tête, le tronc et les membres se raidissent et il tombe en arrière et à gauche.
6octobre. La marche est encore très pénible, La direction générale est conservée, mais il s’'avance suivant une ligne brisée, étant successivement entraîné à gauche puis à droite, maïs toujours plus à gauche. En somme, il titube et il tombe fréquemment. La chute a toujours lieu à gauche. Le membre antérieur gauche se replie sous le tronc et le corps tombe sur le flanc gauche comme une: masse. Les membres antérieurs très écartés, mais moins qu’au début, ne se détachent brusquement qu'après plusieurs hésitations pendant lesquelles il se produit de grandes oscillations transversales et antéro-postérieures du tronc. Le membre antérieur gauche se soulève plus et plus vite que le droit. Le train postérieur semble toujours faible et les membres postérieurs sont à demi fléchis, le membre postérieur gauche particulièrement.
Le9. Amélioration de la marche, les pattes sont moins écartées, les chutes moins fréquentes, le train postérieur moins faible.
Il ne peut monter un escalier : il tombe à la renverse au moment où la patte .Soulevée va franchir une marche. Pour la descente il se laisse glisser le long d’un mur.
Oscillations pendant la préhension des aliments, moins fréquentes.
Les jours suivants, améliorationlente mais progressive.
Le 16, marche presque en ligne droite, le tronc et la tête très légèrement infléchis à gauche. Les membres antérieurs encore très écartés, surtout le gauche ; les membres postérieurs moins écartés ont une position à peu près normale. Les membres gauches sont soulevés plus haut que les droits. Par instants, il se produit encore une titubation assez marquée, mais les chutes deviennent très rares,
Impossibilité de monter un escalier.
Oscillations moins larges et moinsfréquentes dans la préhension des aliments.
C'est au moment du changement d’attitude (passage de la position couchée à la station debout, mise en marche, arrêt, action de se gratter, de se secouer), que la titubation et les oscillations du corps deviennent les plus intenses, Ainsi quand on attire l’attention de l'animal, en lui présentant au-dessus de lui un morceau de viande, il chancelle ; aussitôt qu’il lève la tête, et s’il essaie de lever une patle ou de se dresser il titube, et tombe sur le côté gauche ‘et en arrière : ou bien il se produit quelques petits mouvements dans les membres, analogues à ceux que ferait un animal qui serait fixé au sol par des liens étroits et essaierait de se détacher.
Pas d’exagération du réflexe patellaire à gauche.
Jeté à l'eau, il nage pendant quelques secondes, le flanc droit plongeant plus que le gauche, puis, par un mouvement progressif de rotation de gauche à droite, il se place sur le das et se noïerait si on ne venait à son secours ; au moment
à 1 d’atterrir et de franchir le bord, il présente les mêmes troubles de l'équilibre Me. que dans l'ascension d’un escalier, et il retombe à la renverse dans l’eau.
È Il est sacrifié le même jour.
ù Poids: 6 kilos.
23 AUTOPSIE. — Extirpation du vermis en entier, de la plus grande partie*de à l'hémisphère cérébelleux gauche (sauf le flocculus), de la moitié de l'hémisphère # cérébelleux droit.
Lee Pas de lésion accessoire.
OBRSERVATION $S. — Chien griffon, âgé de 14 mois. Poids: 6 kilos. “4 Opéré le 1er juin 1896.
Fi. 103. — Destruction de la plus grande partie de l'écorce et d'une partie des noyaux gris centraux:
Immédiatement après l'opération, l'animal posé sur le sol n’exécute aucun mouvement, il reste indifféremment couché sur le flanc droit ou sur Le flanc gauche ; ses yeux sont clos : il est encore sous l'influence de l’anesthésie,
Les pattes antérieures sont en extension forcée ; les pattes postérieures sont
contracturées en demi-flexion. La (ête est en extension forcée et légèrement inclinée à gauche,
Dans l'après-midi, il s'agite beaucoup et tourne autour de l'axe longitudinal de droite à gaüche ; la rotation commence en effet par une chute de l'animal sur le côté gauche : il tourne ensuite deux ou trois fois sur lui-même, puis reste couché sur le flanc gauche dans la position décrite plus haut ; une excitation tactile (tact simple) ou auditive provoque de nouveau la rotation autour de l'axe longitudinal qui se fait toujours dans le même sens.
Si on prend la tête de l'animal avec les deux mains et qu’on la place convenablement dans le prolongement de l’fxe du corps et bien droite, on constate un strabisme interne des deux yeux très marqué.
Le 2 il s'agite moins, mais les excitations tactiles et auditives déterminent encore des mouvements de rotation autour del'axe longitudinal (droite à gauche), il ne faitjamais plus de deux ou trois tours de suite.
Posé sur le sol sur le flanc droit, il fait un demi-tour et reste ensuite couché sur le flanc gauche ; les pattes droites sont en extension tonique, les pattes gauches légèrement fléchies ; latête regarde à droite, le regard est fixe : il y a un clignement assez fréquent des paupières, mais pas de nystagmus ; il n'existe plus de strabisme. $
Quand on le soulève par la peau du dos, de telle, façon qu'il n’y ait pas d’inclinaison latérale de la colonne vertébrale, la tonicité est plus marquée dans les pattes du côté droit, qui restent en extension, tandis que les pattes gauches sont flasques, la tête est inclinée alors du côté gauche.
Dans sa cage, il s’accote contre la paroi et peut allonger ses pattes en avant; le moindre mouvement détermine des oscillations de très grande amplitude de la tête et du tronc dans le sens transversal et antéro-postérieur.
I déglutit bien le lait qui est introduit dans la gueule.
Le 3. L'animal est dans la même position que la veille, couché sur le flanc gauche : il fait des tentatives inutiles pour se dresser sur ses quatre pattes, il retombe presqu’aussitôt sur le flanc gauche et cette chute est fréquemment suivie d’un ou deux mouvements de rotation autour de l'axe ; dans ces essais, la tête décrit au préalable des mouvements de rotation tels que la nuque regarde directement en bas et à gauche et la face directement à droite : enfin il réussit quelquefois à se tenir en équilibre dans le décubitus abdominal les pattes antérieures étendues en avant, mais extrêmement écartées ; le train postérieur reste au contraire en contact avec le sol par le flanc gauche ; mais cette dernière position n'est possible que pendant quelques secondes, pendant lesquelles se produisent des oscillations latérales et antéro-postérieures de la tête et du tronc, de large amplitude, oscillations qui déterminent finalement la chute sur le côté gauche.
Le 4 et les jours suivants : les symptômes sont les mêmes; il ne peut boire seul ; on est obligé au moyen d’une sonde, de lui introduire le lait dans la gueule. Quand on lui présente des morceaux de viande, la tête est animée de telles oscillations qu'il ne peut en saisir aueun ; il tombe alternativement sur le
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