‹ Le Cervelet: Étude Anatomique, Clinique et PhysiologiqueChapitre 65 sur 72 · N N RS · texte numérisé non relu

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F1G. 105. — Destruction du vermis et d'une partie des hémisphères.

Déglutition normale, mais impossibilité de prendre elle-même les aliments et de boire seule. : |

Le 28. L'impossibilité de se tenir en équilibre persiste ; la tête est plus souple. Les réflexes ne semblent pas exagérés.

Elle exécute quelques mouvements avec les pattes antérieures, elle se dresse même et cherche à marcher, les membres antérieurs sont en abduction, le tronc et la tête commencent à osciller, mais les membres postérieurs ne peu-

vent se dresser; après quelques secondes, elle retombe soit sur le côté droit, soit sur le gauche.

Elle peut saisir seule les aliments. | Les jours suivants il ne se produit aucune modification dans son état. 9 octobre. Elle commence à manger seule, mais la préhension des aliments

détermine un tremblement très intense et à grandes oscillations de la tête et du ‘tronc.

Le 12. Impossibilité de se tenir debout en équilibre. Au repos, conservation de la position couchée sur le flanc gauche, où bien elle repose sur le ventre, les membres antérieurs et postérieurs en extension, dirigés en arrière, Quand on la pose sur le flanc droit, elle se remet immédiatement sur le flanc gauche.

Persistance du tremblement intentionnel de la tête et du tronc quand elle boit ou mange.

Les jours suivants les mêmes phénomènes persistent, mais elle maigrit, et dès le 14 octobre, elle refuse toute nourriture.

Le 17. Elle est trouvée morte. Poids : 3 kilos.

AUTOPSIE. — Destruction asymétrique ayant intéressé tout le vermis, une très faible partie de l'hémisphère gauche et la moitié de l'hémisphère droit.

OBSERVATION U. — Chien adulte. Poids : 13 kilos.

Opéré le 16 mai 1896. Pendant la destruction du cervelet, aucune secousse musculaire. Immédiatement après l'opération, l'animal est posé sur le sol et sur le flanc droit ; les quatre membres sont en extension, il n’ÿ a pas de contracture des muscles de la nuque... pas de strabisme ni de nystagmus. La respiration est accélérée, le nombre des respirations est de 60 à la minute.

Le 17. La position est la même que la veille : les pattes sont en extension, sauf la patte postérieure droite qui est en flexion légère ; l'extension des autres pattes est due à un degré très marqué de contracture. IL repose indifféremment sur le flanc droit et sur le flanc gauche, et reste immobile. La tête est en extension forcée sur la nuque. Si on place l'animal sur le ventre, les pattes se fléchissent : il peut garder cette position pendant quelques minutes. |

Il n'y a pas de troubles oculaires : ni strabisme ni nystagmus.

Aucune alimentation n’est possible, il rejette tous les aliments qui sont introduits dans la gueule.

Le 18. Il repose indifféremment sur l'un ou l’autre côté ; la patte posté rieure droite est légèrement fléchie ; les autres pattes sont contracturées en extension, mais la rigidité y est beaucoup moins prononcée que la veille. La tête est en extension peu marquée.

L'animal peut se coucher sur le ventre, le train postérieur repose sur le côté gauche. Dans cette attitude, la tête et le tronc sont le siège d'oscillations verticales très marquées et il se produit quelques secousses dans les membres, surtout du côté droit, Les pattes droites sont en abduction, tandis que les gauches sont repliées sous le corps. Si on fait du bruit ou si on le frappe, il retombe sur le flanc et la tête se met en extension forcée.

Si l’on essaie de le mettre sur ses pattes en le saisissant par la peau du dos, les pattes antérieures se mettent en extension forcée, tandis que les pattes postérieures restent fléchies et le siège repose sur le sol. La tête oscille dans le sens vertical; ces oscillations sont de grande et fréquente amplitude.

En résumé, malgré quelques secousses qui agitent par intermittences les membres, il garde habituellement la position qu'on lui donne. L'alimentation se fait au moyen d’une sonde introduite dans l'estomac.

Le 19. L’amélioralion S’accentue. Les troubles de la déglutition diminuent, le lait introduit dans la gueule est avalé. Il commence à se tenir sur le ventre, couché en arc de cercle, les pattes antérieures très écartées. La tête est dirigée en avant, animée d’oscillations verticales et transversales, à moins qu’elle ne soit en contact avec le sol. Le corps et les membres sont sans cesse parcourus par de petites trémulations, surtout fréquentes dans les pattes postéricures. Il à l'air indifférent à ce qui l’entoure, ne faisant aucune tentative de marche, ne réagissant que par des mouvements réflexes et des modifications d’attitude aux excitations douloureuses auxquelles on le soumet, sans aboyer.

Les conjonctives sont injectées.

Les jours suivants, il ne se produit aucune modification dans l'attitude; il existe une double conjonctivite avec suppuration abondante.

Le 22. La rigidité de la tête et la contracture des membres ont disparu, ils ont recouvré leur souplesse; il semble complètement indifférent à ce qui l'entoure, et reste immobile. Il ne fait aucune tentative de marche, aucun mouvement : il est continuellement plongé dans un état somniforme, Il déglutit bien les liquides qui sont introduits dans la gueule, Les troubles oculaires Sontplus marqués. Il existe à droite une ulcération dans la moitié inférieure de la cornée. Fonte de l'œil droit.

Le 23. Même attitude, même état somniforme, pourtant il réagit mieux aux excitations ; quand on lui marche sur la queue il aboie un peu.

Le 25. 1] peut prendre quelques morceaux de viande placés devant sa gueule, mais il n’y réussit qu'après avoir décrit de grandes oscillations avec la tête. Le corps tremble presque continuellement, comme s’il avait froid.

Le 26. I fait pour la première fois, des tentatives de marche, mais il ne se déplace que par des mouvements désordonnés, retombant tantôt. sur le flanc droit, tantôt sur le flanc gauche ; il ne peut se dresser sur ses quatre pattes ; la tête oscille. Les oscillations augmentent quand on lui présente des aliments : il saisit, après quelques oscillations, le morceau de viande, mais il ne peut boire, à moins qu'on ne lui maintienne la tête au-dessus du liquide : en effet, quand on lui présente du lait dans un plat, il abaisse la tête lentement jusqu'à la surface et en décrivant des oscillations d'amplitude croissante, puis au moment même où il commence à laper, la tête est rejetée brusquement en arrière, entraînant avec elle le tronc. La déglutilion est normale.

La sensibilité est bien conservée.

Au repos, le corps est toujours animé de tremblement. Quelquelois il peut se dresser sur ses pattes antérieures, la tête dirigée en avant et oscillante, mais il ne peut ni se lever ni marcher. Les membres sont souples.

Le 27. Même état : la sensibilité est plus vive que les jours précédents ; quand on le touche, il cherche à mordre.

Lesjours suivants, il ne se produit aucune modification : il fait des essais de marche plus nombreux, mais il ne réussit pas à se lever complètement sur ses quatre pattes. Mêmes oscillations de la tète et du tronc dans l'effort volontaire, la préhension des aliments: tremblement du Corps au repos. Hyperesthésie de

la peau. La conjonctivite réapparaît de nouveau sur l'œil gauche avec suppuration abondante.

3 juin. Ulcération de la cornée gauche. Fonte de l'œil. Il reste immobile. Le 8. Depuis trois jours, il pousse des gémissements continuels, il refuse toute alimentation, il cherche à mordre les personnes qui l'approchent. L'animal est sacrifié. Poids, 10 kilos et demi. AUTOPSIE. — Destruction de presque toute l'écorce du cervelet, plus marquée à droite qu'à gauche et intéressant les deux noyaux dentelés, mais davantage aussi à droite.

OBSERVATION V. — Chien adulte. Poids : 5 kilos.

Opéré le 13 août 1896.

Pendant la destruction du lobe droit du cet il s’est produit quelques secousses cloniques dans l’oreille droite.

Après l'opération, il est calme, les membres sont souples et il reste indifféremment couché sur le flanc droit ou sur le flanc gauche,

Deux heures après l’opération, il commence à s’agiter ; qu’il soit dans sa cage ou déposé librement sur le sol, il exécute des mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal, soit de droite à gauche, soit de gauche à droite.

Nystagmus des deux yeux.

Le 14. La tête est infléchie en arrière ; il est couché sur le flanc droit, et il tourne autour de l'axe longitudinal presque exclusivement de gauche à droite. Ces mouvements de rotation sont plus intenses et plus fréquents quand on fait du bruit auprès de lui ou qu’on l’excite. Nystagmus moins marqué. Pas d'exa- & gération des réflexes. Il déglutit assez difficilement le lait.

* Le 15. Même état.

à Il meurt dans la nuit du 15 au 16 août.

, AUTOPSIE. — Extirpation de tout l'hémisphère droit, du vermis et de la

moitié externe de l'hémisphère gauche.

OBSERVATION X. — Chien jeune, âgé de 3 mois. 6 kilos. Opéré le 11 septembre.

Après l'opération, extension tonique de la tête et des membres antérieurs. Strabisme interne de l’œil gauche.

3 Reste indifféremment couché sur un côté ou sur l’autre.

Pas de mouvements de rotation.

Déglutition facile.

Le 12. Mêmes symptômes.

Le 13 et le 14. Zdem.

L'animal rejette les liquides. Suppuration.

Mort le 14 septembre.

AUTOPSIE. — Ablation de l'hémisphère gauche, du vermis et de la moitié interne de l'hémisphère droit.

OBSERVATION Ÿ. — Chat jeune, âgé de six semaines. Poids : 460 grammes.

Opéré le 27 mai 1896.

Immédiatement après l'opération, l'animal met ses quatre membres en extension et incurve fortement la tête en arrière (opisthotonos). Il reste dans la position où on le met. Pas de troubles oculaires. — Pas de mouvements de rotation.

Le 29. Il ne peut se tenir en équilibre, il reste couché sur le flanc> Quand on le soulève par la peau du dos, il se met en opisthotonos, et les quatre membres sont eu extension forcée. Reposé sur le sol, il se couche le plus souvent sur le flanc droit, et ses membres sont en demi-flexion, la tête toujours en extension. La sensibilité est conservée. On est obligé de le nourrir à la sonde.

Le 30. Même état. Il cherche à se dresser sur ses pattes en les écartant beaucoup, mais il ne réussit pas, et il est entraîné, après chaque effort, en arrière et à droite (c’est toujours de ce côté qu'il tombe). Soulevé par le dos, il se produit, comme la veille une extension tonique des quatre membres avec opisthotonos.

1e juin. Il occupe la même position que la veille : couçhé sur le flanc droit, . la patte antérieure gauche étendue en avant, la droite repliée sous le tronc, il essaie de mettre les deux pattes en avant et de se lever, mais aussitôt il tombe en arrière et à droite. La colonne vertébrale est inclinée latéralement (pleurothotonos) et présente une convexité regardant à droite, Quand on le suspend par le dos, bien exactement sur la ligne médiane, les deux pattes antérieures sont en extension, mais la gauche est dirigée en avant, la droite perpendiculairement à l'axe du corps.

Le 2. Il fait de nombreux essais de marche, la patte antérieure gauche se fixant au sol par les griffes et entraînant tout le corps à sa suite; elle est dirigée obliquement en avant ct à droite, de telle sorte qu’elle imprime autour du train postérieur une sorte de mouvement d'horloge vers la droite, mouvement du reste très lent.

Les mêmes symptômes ont persisté jusqu’au 13 juin. L'émaciation était extrême, le poids de 420 grammes. I] a été sacrifié le 13 juin.

AUTOPSIE. — Destruction de toute l'écorce de la partie postérieure du vermis et de la plus grande partie de l'écorce de l'hémisphère cérébelleux droit, ainsi que de son noyau dentelé. ,

OBSERVATION Z. — Chat jeune, âgé de six semaines.

Opéré le 27 mai 1896.

Immédiatement après l'opération, inclinaison très marquée de la tête en arrière el à droite avec mouvements de rotation autour de l’axe longitudinal de gauche à droite.

Le 28. Très vif. Quand on le soulève par la peau du dos, les quatre membres S'agitent énergiquement avec une tendance très nette à tourner encore de gauche à droite. Sensibilité très bien conservée. Il peut se tenir quelques

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secondes sur ses quatre pattes ; puis il se produit des oscillations progressivement croissantes en fréquence et en amplitude qui l’entrainent définitivement à droite et déterminent un mouvement de rotation autour de l’axe dans ce sens. Pas de déviation appréciable des globes oculaires, ni de nystagmus.

Le 29. 11 cherche à se placer sur le ventre, et réussit : les pattes antérieures très écartées et étendues en avant, la tête inclinée fortement en arrière, mais il se produit aussitôt deux ou trois fortes oscillations du tronc et il retombe sur le côté droit. Il fait de nouveaux efforts pour se redresser ; pour cela il dirige ses pattes antérieures en avant, mais il ne peut se lever, parce que les membres postérieurs trop faibles restent repliés sous le tronc. Sensibilité intacte.

Alimentation difficile.

Le 30. Il réussit à se dresser sur ses pattes, celles-ci sont très écartées, surtout les antérieures. Après deux ou trois oscillations il retombe sur le flanc droit ; les membres du côté gauche sont alors en extension tonique, les membres du côté droit sont repliés sous le tronc ; les membres, en s’agitant, déterminent un mouvement de rotation analogue à celui des aiguilles d'une montre et qui se fait de gauche. à droite. La fatigue survient vite.

Suspendu par la peau du dos, la colonne vertébrale et la tête se portent à droite, la patte droite tombe verticalement; la patte gauche étendue en avant est plus raide ; les pattes postérieures sont à demi fléchies. La patte droite est en rotation, la plante regardant en dedans, elle repose souvent sur la face dorsale.

Pas de troubles oculaires.

Il est alimenté à la sonde.

Les jours suivants, il fait des progrès pour la marche, et peut faire quelques pas en écartant d'une façon exagérée les pattes antérieures et en les raidissant, mais la fatigue et les oscillations déterminent au bout de quelques secondes sa chute sur le flanc droit.

L'émaciation s’accentue tous les jours.

I meurt le 4 juin.

AUTOPSIE. — Ablation de l'écorce cérébelleuse de l'hémisphère droit, du vermis, et de l'hémisphère gauche dans sa moitié inférieure. Le noyau dentelé du côté droit a été plus intéressé que le gauche.

OBSERVATION #. — Chat jeune, âgé de cinq semaines.

Opéré le 14 mai 1896.

Après l'opération, extension tonique des membres antérieurs. Extension de la tête en arrière. Opisthotonos. Mouvements épileptiformes dans la patte gauche,

immédiatement après l'opération. Sensibilité conservée, pas de troubles oculaires.

Le 15. Même état.

Le 16. Alimentation difficile. Déglutition impossible, le lait introduit dans la gueule est aussitôt rejeté. Aussi est-il introduit à la sonde.

Tendance très nette à fomber sur le côté droit chaque fois qu'il essaie de se redresser ; le membre antérieur gauche a plus de tonicité que le droit, les membres postérieurs sont plus faibles que les antérieurs.

Mort le 17. É

AUTOPSIE. — Ablation de l'écorce du vermis postérieur, de la moitié interne de l'hémisphère cérébelleux droit et de la plus grande partie a corps rhomboïde du même côté.

OBSERVATION /. — Jeune chat, âgé de six semaines. Poids : 500 grammes.

Opéré le 14 mai 1896, sans anesthésie.

Pendant l'opération, aucun mouvement de rotation.

Immédiatement après l'opération, il repose sur le flanc droit, la tête inclinée en arrière et regardant à droite ; placé sur le flanc gauche, il revient sur le flanc droit par un mouvement de rotation de gauche à droite.

Pas de strabisme, ni de nystagmus.

Le 15. La position est la même que la veille, sur le flanc droit. Le membre antérieur droit est replié sous le corps ; la tête, inclinée du côté droit, regarde à droite. Le membre antérieur gauche est en extension. Les membres postérieurs sont extrèmement écartés. Sous l'influence du bruit ou d’une excitation quelconque l’animal exécute des mouvements assez énergiques avec les membres postérieurs et le membre antérieur gauche, le droit semble moins vigoureux ; le membre antérieur gauche, en extension, s’arc-boutant sur le sol, repousse tout le corps vers la droite, et lui imprime un mouvement semblable à celui des aiguilles d’une montre dont le siège serait le pivot. Il n’y a pas de parésie du train postérieur.

Il n’y a pas de troubles oculaires (nystagmus ou strabisme), ni au repos, ni après les mouvements.

Si on place l'animal sur le flanc gauche, il revient aussitôt sur le flanc droit.

Quelquefois, surtout sous l'influence d’une excitation, la tête se renverse en arrière et le tronc s'incurve dans la même direction (véritable opisthotonos).

Le 16. Il est plus éveillé que la veille.

I se tient pendant quelques secondes sur le ventre, la patte droite antérieure repliée sous le thorax, et en rotation externe, de telle sorte qu’elle ne repose pas sur le sol par la plante, maïs par le bord externe. Il se produit au repos des oscillations de la tête et du tronc (instabilité) qui entraînent bientôt la chute de l'animal sur le flanc droit. Enfin, quand on le frappe ou qu’on lui marche sur la queue de façon à le faire avancer, les pattes antérieures s'écartent ainsi que les postérieures, il pose une patte en avant, puis la patte antérieure droite se replie sous le thorax, entraînant la chute sur je flanc droit. Il cherche à se redresser et à se coucher sur le ventre ; il y réussit après quelques hésitations sans être irrésistiblement entrainé à droite, comme les jours précédents.

Soulevé par la peau du dos, la tête s'incline en arrière et à droite, les pattes restent immobiles. Quand on le couche sur le dos, il remue énergiquement ses quatre membres pour se redresser, puis il-retombe sur le côté droit.

Pas de troubles oculaires.

Il boit bien au biberon.

Le 17. Il commence à se tenir pendant quelques secondes sur ses pattes, la droite antérieure est toujours un peu en retrait vers le thorax. L’instabilité est très grande : oscillations du tronc transversales et antéro-postérieures.

Au moment de se mettre en marche il détache la patte gauche antérieure et retombe sur le flanc droit : il détache difficilement les pattes postérieures qui sont très écartées. Eve

Quand on le suspend par la peau du dos, les membres restent inertes et la tête regarde à droite.

Soulevé par la queue, il est animé d’un mouvement giratoire qui le fait tourner à droite. :

Il s’alimente bien.

Le 18. La marche est plus facile. Les quatre membres sont très écartés, la patte antérieure droite est plus faible que les autres. Les oscillations du Corps et de la tête sont très amples et déterminent de la titubation et des chutes qui se font toujours à droite. La marche est encore très lente, une seule patte étant détachée à la fois, et après plusieurs hésitations. Il mange et boit bien. Mais quand on lui présente des aliments dans un plat, la tête, avant de les saisir, est animée d’un tremblement intentionnel d'autant plus marqué qu'elle se rapproche davantage du but; ce tremblement entraîne lui-même la titubation et la chute de l'animal.

Le 19. Chutes moins fréquentes. Pendant la marche, les membres sont encore écartés, la démarche est titubante : les membres droits sont levés plus haut et plus brusquement que les gauches.

Dans la préhension des aliments, les mouvements de projection de la tête se font brusquement, elle dépasse ainsi le but et détermine un choc. Aussitôt l'aliment saisi, la tête se retire en arrière rapidement, puis il se produit des oscillations de la tête et du tronc, de la titubation.

Le 23. Marche très améliorée. Il marche et court sans tomher, mais en élargissant toujours la base de sustentation. Légère tendance à se porter à droite (titubation). Oscillations de Ja tête et du tronc. Les membres droits sont toujours plus levés que les gauches.

Oscillations de la tête et du tronc dans la préhension des aliments.

x Quand il boit, ii manifeste une grande maladresse, et maintient difficilement = + la gueule à la surface du liquide.

£ Le 29. I1 marche bien et droit devant lui. Il court de même. La marche sur un plan incliné est normale, Mais quand on attire son attention en lui présen-

tant un morceau de viande, quand il se précipite sur une mouche, quand il - boit, et enfin chaque fois qu’il change d’attitude, il titube, les oscillations apparaissent, entraînant parfois la chute de l'animal.

2 juin. Zdem. Poids 675 grammes.

Le saut est normal; jeté à un mètre au-dessus du sol il retombe le plus souvent sur ses pattes; quelquefois aussi, il perd l'équilibre et oscille, ou tombe sur le côté.

Le 8. Mêmes symptômes ; oscillations constantes, mais moins intenses, dans les déplacements ou changements d’attitude.

Les jours suivants, l’état est le même.

Le 11. Idem. La marche est’presque mormale, si ce n’est que les membres droits sont toujours plus soulevés que les gauches. Incertitude et oscillations dans les changements d’attitude (quand on attire l'attention de l’animal au-dessus de lui, de façon à ce qu'il lève la tête). L’occlusion des yeux ne détermine pas d’accentuation marquée des divers symptômes.

L'animal s’est surtout développé dans les derniers jours. 1 Malgré cela, comparé avec un autre chat de la même portée, il est chétif et bien moins développé.

Malheureusement, aucune mensuration n'ayant été prise sur ce second ani-

mal avant l'opération, les chiffres n’ont pas une grande valeur. Toutefois les deux animaux étaient d'apparence aussi longs et aussi forts. La mensuration donne les résultats suivants :

CHAT OPÉRÉ CHAT SAIN POS RE PE RE er ie ET AN CPE 1.180 gr.

Longueur du COTPS. ee PR 41-00 Cent: 23 cent. Pattes antérieures (longueur depuis l'olécrâne jusqu'à l'extrémité). ..... FREE 10 — 11 — Circonférence des pattes antérieures ...... 17 — 20 — Pattes postérieures (longueur).:.......... 8 — 9 — Circonférence des pattes postérieures... 23 — 26 —

Il n'existe pas de différence à la mensuration entre le côté droit et le nue gauche.

Le 15. L'animal est sacrifié. De nouvelles mensurations ont été faites après l’autopsie entre les deux côtés du corps, sur les membres garnis ou dégarnis de leurs parties molles : il n’y avait aucune différence.

AUTOPSIE. — Extirpation de toute l'écorce de l'hémisphère droit et du vermis. Extirpation de la moitié interne de l'écorce de l'hémisphère gauche.

OBSERVATION ». — Ghat âgé de deux mois.

Anesthésie par le chloroforme.

Après l'opération, l'animal étant placé sur le sol présente une inclinaison très nette de la tête et de la colonne vertébrale à droite (pleurothotonos). Il est plongé ensuite dans un sommeil continuel pendant 48 heures. Deux jours après l’opération, il sort de cet état de torpeur et peut prendre un peu dé nourriture. Le corps est le siège d’oscillations transversales plus marquées dans la moitié antérieure du corps, avec une tendance très légère à tourner de gauche à droite autour du train postérieur (mouvement d'horloge). Les membres postérieurs sont fléchis ct les pattes antérieures sont en extension tonique. L'animal ne réussit pas encore à se tenir en équilibre sur ses quatre pattes. Il ne peut avancer. Pas de strabisme.

Les jours suivants, il commence à se tenir sur ses quatre pattes, mais il est entraîné aussitôt à droite et tombe sur le côté droit; aussi, dans sa cage, s’appuie-t-il toujours contre les parois.

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