‹ Le Cervelet: Étude Anatomique, Clinique et PhysiologiqueChapitre 66 sur 72 · TA EX · texte numérisé non relu

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Le septième jour après l'opération, il peut marcher et même courir, il est alors entrainé à droite, comme par un mouvement de translation, et ne peut y résister, mais il ne tombe pas ; il soulève les pattes d’une façon exagérée ; ces Symptômes diminuent de jour en jour ; un mois environ après l'opération ce chat ne présente plus aucun trouble.

Le quinzième jour après l'opération, il a eu plusieurs vomissements alimentaires qui se sont répétés pendant une dizaine de jours.

L'animal qui avait maigri à cette période a repris très vite et s’est bien développé.

Six semaines après l'opération, il aété sacrifié.

AUTOPSIE. — Lésion de la moitié inférieure du lobe droit {noyau dentelé y compris).

OBSERVATION #. — Cobaye adulte.

Opéré le 8 juin 1896. Sans anesthésie.

Après l'opération, il est animé de mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal de gauche à droite, mouvements qui réapparaissent par intervalles, surtout à la suite d’une excitation douloureuse ou auditive. Au repos, il reste couché sur le flanc droit.

Le 9. Idem.

Le 10. Mort. j

AUTOPSIE. — Destruction presque totale du cervelet.

OBSERVATION 0. — Cobaye adulte. Poids, 530 grammes. Opéré le 2 avril 1896.

Pas d’anesthésie.

Après l'opération, oscillations transversales du corps. [1 garde ensuite le repos, couché indifféremment sur le flanc droit ou sur le gauche. Le 3. Parésie des membres postérieurs.

Mouvements de propulsion très rapides.

Impossibilité de garder l'équilibre. Couché sur le ventre, il retombe plus souvent sur le flanc droit. ; Pas de déviations oculaires, pas de troubles de la sensibilité. Alimentation nulle.

Le 4 et les jours suivants, persistance des mêmes symptômes; pourtant il prend la nourriture qui lui est introduite dans la gueule. Il meurt le 7 au soir. Poids, 375 grammes.

AUTOPSIE. — Destruction des 2/8 inférieurs du vermis et de la moitié inférieure de chaque lobe latéral.

OBSERVATION p (1). — Chat adulte, vigoureux.

Après l'opération, l'animal repose sur le flanc gauche. Il ne présente ni mouvements de rotation autour de l'axe longitudinal, ni de déviation des yeux.

(1) Voir Soc. de biologie, 1896. Lésion sous-corticale du -cervelet, déterminée expérimentalement sur le chat, Dégénérescences secondaires,

Mais il ne peut réussir à se tenir sur le flanc droit ou sur le ventre. À toute tentative, il retombe sur le flanc gauche.

Les jours suivants, les symptômes s’amendent, la patte antérieure droite, en se portant en avant et en dedans, imprime au tronc un mouvement de rotation analogue à celui des aiguilles d’une montre et dont le train postérieur ser= virait de pivot. Ce mouvement a toujours lieu de droite à gauche.

Au bout de huit ou dix jours il commence à se tenir sur ses paîtes, mais il est toujours entraîné du côté gauche. Au début, ce mouvement est très intense et on dirait que l'animal est mû par un mouvement de translation dans le même sens. Les chutes sur le même côté se reproduisent fréquemment.

Un mois après l'opération il est sacrifié.

AuTopsie. — L'écorce du cervelet ne présente aucune lésion apparente. Sur les coupes sériées, il a été constaté une destruction de la substance blanche et du noyau dentelé du côté gauche dans sa moitié inférieure ; le noyau du toit a été partiellement intéressé et le corps restiforme a été sectionné à sa pénétration dans le cervelet.

L'extrémité inférieure du vermis et du-lobe droit a été légèrement endommagée. La lésion avait été déterminée par l'introduction d’une curette entre le vermis et le plancher du 4 ventricule, puis dirigée en haut et à gauche, de façon à produire une lésion étendue du lobe gauche du cervelet.

6° Lésions localisées à l’écorce des lobes latéraux.

OBSERVATION q. — Chien adulte. Poids, 8 kilos et demi.

Opéré le 28 juillet 1896.

Pendant l'extirpation du cervelet il ne se produit aucun mouvement, ni de la tête ni des membres.

Immédiatement après l'opération, l'animal, encore endormi, reste couché indifféremment sur le flanc droit ou sur le flanc gauche. |

Trois ou quatre heures après l'opération, il occupe toujours la même position (couché sur le flanc gauche). Quand on l’excite, la tête s'incline très fort du côté gauche, le membre antérieur du mème côté est en extension forcée, le tronc s’infléchit (concavité regardant à gauche), puis il retombe sur le côté gauche ou à la renverse.

Il n’y a pas de strabisme.

Suspendu par la peau du dos, les membres restent souples ; maïs la tête se porte à gauche. Couché sur le flanc droit, il garde cette position (la patte antérieure gauche n’est plus alors en extension). Quand on l'appelle ou que l’on fait du bruit, il regarde du côté d’où vient le bruit.

Aucune exagération des réflexes.

Le 29. Au repos, même attitude. Lorsqu'il se dresse sur ses pattes, il se produit de grandes oscillations latérales du tronc; de même, quand il se met en marche; alors la tête regarde à gauche, le corps est incurvé de telle sorte que la concavité regarde à gauche ; pendant la marche le corps est entraîné à droite, puis à gauche.

Suspendu par la peau du dos, il prend la même attitude que la veille,

Il prend les aliments, mais la tête oscille beaucoup.

Le 30. Mêmes symptômes que la veille.

Le 31. Pendant la marche, les membres antérieurs sont levés plus haut que normalement ; de plus, il ne se déplace pas suivant une ligne droite, mais suivant une ligne brisée, étant porté alternativement à droite et à gauche (titubation). Le corps est raide. Au moment de se mettre en marche, il se dirige indifféremment à droite ou à gauche. Au bout de quatre ou cinq mètres, il s'arrête et se repose. Le tronc et la tête sont alors le siège d’un tremblement très intense, qui diminue peu à peu. Dans la préhension des aliments, le même tremblement apparaît.

Les jours suivants, les mêmes symptômes diminuent progressivement d’intensité, et le 12 août il n'existe plus aucun symptôme. La marche et la course sont

normales : il prend les aliments sans trembler; il peut monter et descendre les escaliers : mais il est généralement triste et se couche dans un coin obscur. Il existe une très légère exagération du réflexe rotulien à gauche.

FIG. 106 et 107. — Destructions de l'écorce du cervelet chez le chat, n'ayant pas entraîné de symptômes.

Il est sacrifié le 12 août.

AUTOPSIE. — Ablation de la moitié inférieure de l'écorce de l'hémisphère gauche. Le corps rhomboïde a été à peine intéressé.

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Effets de la destruction partielle ou totale du cervelet.

Les effets de la destruction totale ou partielle du cervelet etles con-

nexions de l'organe étant connus, les données du problème de sa fonction sont posées.

Les troubles consécutifs à la d Soit à l’irritation des parties fonction des parties détruites, sines ou d’autres centres nerv

estruction du cervelet peuvent être dus sectionnées, soit à Ja suppression de soit à la suppléance par les parties voi-

eux. Les plus précoces sont les phéno-

au moment même de la section ; immé-

aître les phénomènes de Suppression ;

nes de suppléance. Les phénomènes

urte durée; l'excitation déterminée par la section des fibres nerveuses doit aussi cesser avec elle; mais ils

Peuvent être encore l'effet d’une Compression des parties voisines par

un Caillot sanguin ou par l'instrument tranchant au moment de la section.

Les phénomènes de suppr

ession surviennent immédiatement après la destruction de l'organe,

de sorte qu’à un moment donné il peut y avoir un ensemble de désordres relevant à la fois de l'irritation de certains centres et de la destruction de certains autres. Les phénomènes de suppléance se superposent aussi après un certain temps à ceux de suppression ; de sorte qu’il n’est jamais possible d'observer exclusivement des phénomènes de Suppression, des phénomènes de suppléance : seuls les phénomènes d’irritation pourraient être, dans ces conditions, accessibles à notre investigation: mais l’anesthésie ou les liens qui fixent l’animal pendant l'opération les empêchent de se manifester. Schiff a fait à ce sujet une judicieuse remarque; il a constaté que la section du pédoncule cérébelleux moyen déterminait au moment … même de la section deux ou trois rotations sur le côté sain, puis une D série de mouvements rotatoires en sens inverse vers la lésion : les

- premiers seraient l'effet de l'irritation, et les mouvements inverses

celui de la paralysie. Luciani a pourtant distingué deux espèces de phénomènes après le réveil de l'animal : des phénomènes irritatifs causés par la section des fibres efférentes du cervelet, et des phénomènes dus à l'imperfection ou au manque d’innervation cérébelleuse : les premiers se prolongeraient pendant plusieurs jours. Pour des raisons que nous exposerons plus loin, les phénomènes d'irritation décrits par Luciani ne semblent pas justifier cette dénomination : aussi préférons-nous décrire simplement l'évolution des troubles observés et discuter ultérieurement leur nature.

Destruction unilatérale du cervelet. — Îl ne se produit rien jusqu’au réveil de l'animal, lorsqu'il a été anesthésié. Aussitôt après x se produit des mouvements de rotation autour de l’axe longitudinal du côté sain vers le côté opéré, si on admet que le sens de la rotation est déterminé par le côté sur lequel tombe l'animal, lorsque, primitivement placé dans la station sur les quatres pattes, il est abandonné à lui-même : la rotation se ferait au contraire du côté opéré vers le côté sain, si le sens de la rotation est déterminé par la direction du museau et du regard au moment où la rotation va commencer : la tête s'incline en effet du côté opéré, mais elle subit en même temps un mouvement de torsion qui dirige le museau du côté sain. C'est peut-être faute de s'être entendu sur la désignation même du sens de la rotation qu'il y a eu si souvent contradiction dans les expériences physiologiques. Nous admettons que le sens de la rotation est déter- . miné par le côté sur lequel tombe l'animal, lorsqu'il a été primitivement . placé dans la station sur les quatre pattes. S’iltombe sur le côté droit, l'animal roule autour de l'axe longitudinal de gauche à droite; s’il tombe sur le côté gauche, il roule de droite à gauche : etcomme l'animal qui a subi la destruction unilatérale du cervelet-tombe toujours sur le côté opéré, on peut donc affirmer que la rotation se fait du côté sain vers le côté opéré. Luciani, quiadéterminé le sens du mouvement de rotation d’après la direction de la torsion et le strabisme, dit que la rotation autour de l’axe longitudinal se fait du côté opéré vers le côté sain : mais les résultats qu'il a obtenus concordent parfaitement avec les nôtres ; il n’y a que l'expression qui diffère. Russell (1) est revenu

(1) RusseLL. The direction of rotation in cerebellar affections. British medical Journal, 1897.

À plus récemment sur la détermination du sens de la rotation. Il a fait

remarquer que pour cela il faut observer deux règles : 1° L'objet doit être placé devant l'observateur et regarder dans la même direction; 2° Le sens de rotation autour d'un axe horizontal doit être exprimé en termes se rapportant à la direction dans laquelle se meut la moitié supé- | rieure de l’objet : appliquant ces données au sens du mouvement de rotation provoqué par la destruction du lobe droit du cervelet, il dit que la rotation se fait de droite à gauche. Ses résultats deviennent alors contradictoires de ceux de Luciani et des nôtres.

Les mouvements de rotation s’accompagnent d'une déviation conjuguée des yeux, telle que l'œil du côté sain se porte en dehors et l'œil du côté opéré en dedans. Les déviations oculaires sont d’ailleurs assez

variables, suivant les Cas ; parloisil y a du strabisme très marqué, par-

fois seulement du nystagmus, Dans le cas de lésion unilatérale ou de lésion prédominante d’un côté, les yeux regardent généralement le côté le moins atteint.

Ils se produisent Spontanément, surtout les deux premiers jours, ou, plus fréquemment, sous l'influence d’une excitation douloureuse ou acoustique, ou même d’une simple sensation tactile: ils sont séparés par des intervalles de repos.

Au repos, l'animal est contracturé, couché sur le côté opéré, la tête en extension, rejetée en arrière et du côté de la lésion ; les membres en extension, surtout les membres antérieurs ; pour les antérieurs et les postérieurs ce sont ceux du côté opéré quisont le plus contracturés. La contracture est surtout marquée les premiers jours: elle s'amende graduellement. La déviation des yeux persiste, mais moins accusée, elle

s'associe à des mouvements nystagmiformes (nystagmus horizontal).

Quand on suspend l'animal par la peau du dos, en le saisissant bien sur la ligne médiane, il se produit une inflexion latérale du tronc à concavité tournée du côté opéré (pleurothotonos), les membres antérieur et postérieur du côté opéré sont contracturés en extension et se rapprochent l’un de l’autre.

Les mouvements de rotation sont de courte durée et ne se reproduisent guère au delà de deux ou trois jours.

On observe assez fréquemment des troubles de la déglutition et des vomissements alimentaires. L'animal n’aboie pas, il pousse seulement

‘Quelques cris plaintifs.

Au bout de quatré ou cinq jours, l’animal essaie de faire quelques mouvements ; c’est à partir de cette époque que vont se manifester les désordres véritablement intéressants.

L'inclinaison de la colonne vertébrale à concavité tournée du côté opéré oupleurothotonos persiste plusieurs jours ; elle peut être constatée non seulement lorsque l'animal est au repos, couché sur le ventre, mais encore quand on le soulève par la peau du dos. Les excitations douloureuses, dans cette attitude, provoquent des mouvements désordonnés, plus énergiques dans les membres du côté sain, ils ne présentent pas le caractère de mouvements de défense.

Les réflexes tendineux ne peuvent être recherchés que plusieurs jours après l'opération; il existe en effet au début une contracture trop prononcée. Lorsque l'examen en est devenu possible par la diminution de la contracture, on constate une exagération des réflexes tendineux du côté opéré; elle diminue progressivement. Comparés aux autres désordres, ces symptômes sont de courte durée et d’importance secondaire : lorsqu'ils ont disparu, on constate plutôt une diminution de tonicité dans les mêmes muscles et leur interprétation n’est pas facile. Luciani considère la contracture et l’exagération des réflexes du début comme des phénomènes d’inhibition, tändis que pour Russell, ils démontrent l'influence directe du cervelet sur les. centres spinaux; comme ils sont transitoires et font place à de l'atonie musculaire, ils doivent être plutôt envisagés comme des phénomènes irritatifs, mais à ce sujet aucune opinion sûre ne peut être émise. es

Nous avons vu qu'immédiatement après l'opération l'animal restait conché sur le côté opéré, sur le flanc gauche, si la moitié gauche du cervelet avait été enlevée, ou en arc de cercle, l’incurvation regardant à gauche par sa concavité : cette position est irrésistible; que l’on couche l'animal sur le flanc droit ou sur le ventre, il se retourne sur le flanc gauche par un demi-tour ou un quart de tour de rotation autour de l'axe longitudinal. Les jours suivants (trois ou quatre jours après) | il peut rester couché sur le côté sain, ou même sur le ventre, mais dans cette attitude la peau est soulevée par des contractions fasciculaires qui deviennent de plus en plus intenses, produisent du tremblement et même de grandes oscillations; la chute sur le flanc du côté opéré en est le plus souvent la conséquence.

La station debout et la marche sont encore impossibles, elles se rétablissent lentement et graduellement, suivant un mode absolument - Spécial et dans un ordre invariable : la Station debout, puis la marche: l'animal privé de cervelet réacquiert d'autant plus vite un mouvement Où une attitude que le mécanisme qui doit entrer en jeu pour son exécution est plus simple. | . La station debout en équilibre stable ne.sera réalisée que plusieurs jours, quinze à vingt jours, après l'opération. 73 E Dans le décubitus abdominal,: [es membres antérieurs étaient . très écartés, et celui du côté lésé toujours davantage que celui du côté sain, Sur ses pattes ainsi écartées, l'animal essaie d'élever au-dessus … du sol le segment antérieur du corps ; ces premiers essais ne sont pas suivis de succès, le tremblement et les oscillations apparaissent aus- … sitôt et causent la chute. Toutefois, après deux ou trois jours, l'animal 4 réussit à se tenir en demi-station debout pendant quelques instants ; letrain postérieur ne quitte pas encore le sol. C’est dans cette atti- - tude que seront faites les premières tentatives de marche. Une patte + antérieure est élevée au-dessus du sol, comme s’il voulait avancer, E mais ce mouÿement entraîne l'animal et le fait tomber ; ou il reste sans effet, puisque le train postérieur, comme collé au sol, empêche la progression. Dans tous ces mouvements le membre antérieur du côté lésé paraît plus faible que celui du côté sain ; au repos, dans le décubitus abdominal, il est presque toujours en supination. La moitié de la tâche est faite désormais ; pour la station debout, il "1 ne lui reste plus qu'à soulever le train postérieur : ce mouvement exige = beaucoup plus de temps que le premier pour être réalisé (1). Les ten- tatives ne seront suivies de succès qu'après de nombreux essais et - insuccés, car le tremblement et les oscillations des premiers jours — persistent, les oscillations augmentent d'amplitude à mesure que le . mouvement devient plus complexe: le train postérieur ne sera d’abord | soulevé qu’à demi et davantage du côté sain que du côté opéré, mais aussitôt qu’une patte antérieure quitte le contact du sol, le corps s’af- . faisse du côté opéré. Pendant ces différents mouvements, les pattes . antérieures sont toujours en abduction très marquée, surtout celle | du côté opéré. Peu à peu, le train postérieur s'élève plus haut au- (1) Ces différentes phases de la rééducation seront plus facilement comprises par … l'examen successif des figures 85, 86, 87.

dessus du sol, mais très longtemps, plusieurs semaines même, il reste sur un plan inférieur à la moitié antérieure du corps.

En résumé, quinze jours après l'opération, l'équilibre en station debout peut être maintenu un certain temps, au bout duquel le tremblement et les oscillations du corps soit antéro-postérieures, soit transversales, apparaissent et entraînent la chute: la chute est encore fatale, si une patte s'élève au-dessus du sol dans la progression: La fatigue survient vite. Ce qui apparaît déjà nettement, c'est que ces attitudes n’ont rien de comparable aux attitudes analogues chez un chien normal : elles ne peuvent être maintenues que par un mécanisme spécial, en rapport avec un déplacement du centre de gravité; l'abduetion des membres antérieurs en est la preuve la plus évidente: l’abduction plus marquée de la patte du côté lésé semble indiquer que le centre de gravité s'est déplacé de ce côté; le tremblement et les oscillations du corps nous démontrent que le centre de gravité est non seulement déplacé, mais qu’il n’est plus fixe: elles ont pour but de le ramener à unesituation invariable ; tout déplacement d’un membre ou d’une partie du corps entraîne la chute de l'animal, parce que le déplacement du centre de gravité qui s'ensuit ne ‘provoque plus l’ensemble des contractions musculaires dont la combinaison doit y obvier. |

La miction ne se fait plus suivant le même mode que chez un chien normal ; elle se fait dans la position accroupie, les pattes postérieures s'écartant davantage, mais gardant toujours le contact avec le sol : la miction et la défécation entraînent de grandes oscillations du corps, surtout dans le sens antéro-postérieur; la chute en est la conséquence fatale, du moins au début. Le coit est impossible, non pas: que l'instinct génital soit diminué ou aboli, le contact de la femelle excite encore le mâle et il essaie de satisfaire ses appétits, mais l’équilibre instable ne lui permet pas de prendre ou de garder l'attitude né-cessaire. Seule, la natation est encore possible, à la condition qu'elle ne dure pas trop longtemps, parce que la fatigue survient vite. La situation du tronc dans l’eau n'est pas symétrique et le côté sain plonge toujours plus que le côté opéré ; la tête s'incline un peu du côté sain : la progression ne se fait pas absolument suivant une ligne droite, mais dévie toujours un peu vers le côté sain. Lorsque l'animal sort de l'eau et se secoue, même plusieurs semaines après l'opération, ces

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