FAIT-DIVERS
o petit faît-divers, que
i apporte quelque
triste nouvelle de navrant suicide cause par l’épouvantable misère. ,
r,a foule s’en va grouillante, décimoo pur le froid, par la faim. Les sans-travail pullulent, leur nombre s'accroît Chaque jour, et ceux qui ont encore la permission do peiner dans les bagnes capitalistes, reçoivent une misérable bouchée de pain en échange de l'exténuant travail d’unjour.
Et pendant ce temps, la danse aux millions continue, dans les hautes sphères gouvernementales ot bourgeoises, Les louis d’or, les billets bleus exécutent une fantastique farandole.
La démoralisation envahit la société toute entière. La gangrène gagne les différentes parties do l'organisme social. La décompo-
grand médecin, le Roupie, qui attend le moment de guérir les plaies profondes, par les grands moyens de lu ;
D’ailleurs, écoutez cette petite '
je vais vous raconter. Rue des Trois-r rcres, a Montmartre, vivait dans nno modeste chambre, une pauvre petite institutrice de vingt-
jluiue de tons ses diplômes, intelligente et bonne, ello avait cru, pauvrette naïve, que le travail assure l’existence. Elle s’était donnée, corps et^ime, a la conquête des parchemins qui promettent paraît-il, ht vie tranquille et honorable.
Mais, 'elle s’était vite nppeiçuo que dans les luttes de la vie, ce n’est pas le travail, ce n’est pas l’intelligence, qui donnent droit au pain quotidien.
Ello était femme. Elle aurait dù savoir que le bonheur ne s’achète qu’au prix du corps livré en pâture aux vieux messieurs, financiers, magistrats ou autres. Elle aurait dtî regarder audessus d’elle. Elle aurait vu trôner dans los salons de ce qu’on est convenu d’appeler le grand inonde, des femmes dont la véritable place serait dans los lupanars de nos grandes cités.
Mais trop fiche pour se prostituer, elle a préféré mourir.
Samedi dernier, les voisins, inquiets d’une disparition du trois ‘ ' ihambretto. Elle était étendue
îblant dormir, un
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n père. Sur la table, une lettre : « L’in; te ne m’a servie à rien ; il eût fallu que ; •re ; j’aime mieux mourrir que de n
;. Je n
La plume me tombe
P"A quand la délivrance de l’Humanité, à quand la lia de l’horrible martyre ?
La parole est au Peuple.
Georges Moitet.
Patriotisme et Internationalisme
Dimanche dernier, à lu M n on du Peuple, nno fétu internationaliste de bienvenue était offerte au citoyen Jean Voldors, délégué du Parti nuvrior.belge. Notre hôte et les oitoyens Vaillant, Jules Guesde, Avez, Thierry-Gazes, députés, la citoyenne Paule Minck ont tour à tour répudié l’odieuse compression des frontières et salué le prolétariat international.
Le lendemain, los journaux bourgeois, dos réactionnaires aux radicaux, no trouvèrent d’encre assez vertueusement patriotique pour flétrir les sans-patrie. Nous n’avons aucune réponse à faire
n ms leur opposons la déclaration ci-après, empruntée) à l’un rlos plus illustres de lours devanciers, fis apprendront, grâce à elle,
Qu’on ne s’y trompe point : ce n’est pas pour I que nous pensons, mais pour le monde, parce que le lendet.......
de la France contient l’avenir de l’humanité. Nous sommes placés on effet dans cette admirable position que, sans cesser d’ètre nationaux nous sommes nécessairement cosmopolites et presque plus cosmopolites que nationaux. Celui qui est Français et qui ne sorait pas cosmopolite mentirait à l’histoire de son pays ; car la France n’a jamais pu faire prédominer nue idée qu’elle ne fut pour le monde entier. (Explosion de bravos.)
Il n’est pas jusqu’à la monarchie qui, en Franco, n ait etc amenée par le génie de la nation à servir, au dehors, la liberté. Qui soutint dans le Nouvoau-Momle la jeune Amérique ! La France. Et rapprochement remarquable, eo fut la plus vietllo monarchie (le l’ancien monde qui vola an secours de lu première république dn monde nouveau. (Bravo ! bravo I)
Mais ce qui est vrai, messieurs, do la I rance monarchique, comment ne le serait-il pas, surtout, de la France républicaine?
Oit rencontrer dans l’histoire" quelque chose qui ressemble a cet admirable dévottomomt de la République, quand, épuisée par e sang qu’elle a versé sur los frontières ot sur les eclmlauds, ello en trouve encore à répandre pour ses frères batay.es ; lorsque, vaincus ou vainqueurs, elle illumine ses ennemis mêmes des éclats de sou génie. (Bravos prolongés.)
Lotus Blanc.
(Discours prononcé en Di 17 au lut, a, net réformiste de Dijon.
— Discours politiques , édition Germer-BailtiéreJ.