‹ Le chambard socialisteChapitre 166 sur 412 · SCÈNE VT · texte numérisé non relu

SCÈNE VT

Le Croupier (£ un tan compatissant)

Eh bien, mun pauvre vieux ?

Ce cher Doschéques!

Quel fâcheux incident !

Bicloquet

Deschèques (faisant l’étonné) Quoi? Qu’avez-vous? Que voulez-vous dire?

Le Croupier (reprenant) Mon pauvre vieux !

Deschèques

Ah ça, vous fichez-vous de moi?

Mais ce document, qu’annonce le Petit Chantage ?

Forest de Bondy ( arrivant en coup de vent) Jo vous ai vu entrer. J’accours pour vous serrer la m que pensez-vous de toutes ees histoires ?

Bicloquet ( sèchement )

Très désagréables pour notre collègue.

Foresl de Bondy

Blagueur !

Comment?

Bicloquet

lin. Dites

Foresl de Bondy

Je dis t blagueur». A quand vos petits papiers, mes agneaux ?

Le Croupier

Nos papiers?

Foresl de Bondy

Oui, toi! Le Croupier, tu n’en es plus à compter par cent mille, francs. Combien de talons de chèques ? Et toi, Vénal ? Et toi, majestueux Bicloquet? Ah ah ! Seras-tu beau quand viendra l’heure de la sellette ! Je t’entends d’ici : « Président d’assassins, je te demande la parole ! » Très Convention, et très gilet rouge, liein ? Ab! le bon billet ! Devez-vous assez rire de la candeur de Deschèquos qui se fait du mauvais saDg pour une vétille ! Comme s’il existaitunequestiondu mépris ! On vit très bien sans amour-propre. Allons, législateurs, regardons-nous, et tâchons de 11e pas rire ! Il s’agit, cet après-midi, à l’Aquarium, de défendre mordicus l’honnêteté parleinementaire, l’intégrité parlementaire, l’incorruptibilité parlementaire, contre la coalition do tons les monsonges et de toutes les calomnies. Deschèqnos parlera. La majorité est à lui, si chacun de nos amis a le courage de voter selon sa conscience réelle. A toi la banque, Le Croupier, mon cher Maître ! Et pontons ferme ! La Franco, qui nous refait une virginalité à chaque législature, a les yeux fixés sur nous.

Vénal et Le Croupier

Ce sacré Forest de Bondy ! Est-il amusant !

Bicloquet, (vexé)

Amusant ? Jo ne trouve pas, moi.

Forest de Bondy

Tant pis. Allons à la Chambre. Mais de la tenue, est-ce pas ? Car, voyez-vous, uous serions propres si nos visages pouvaient trahir l’état de notre âme, et si par malheur le Peuple, en passan t près de nous, venait à entrevoir le joli régime qui en uous s’incarne, et à sentir combien nous empestons ! (Ils sortent tous).

FIN I1U PREMIEA ACTE

(La fin ait prochain numéro)

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