NOS BELLES RELATIONS
Le czar (ait beaucoup de politesses à nos ennemis depuis quelque temps. Son ambassadeur à Berlin porto des toasts enflammés en l’honneur de Guillaume II. Lui-même comble d’attention les deux princes Victor et Louis Bonaparte.
Il est visible que son amitié pour la République française se relâche. Pour la resserrer il n’y a pas d'eau de riz qui vaille un bon emprunt.
Nous nous faisons des amis pour nous donner un coup de main le cas échéant. Hélas ! c’est nous qui les donnons tous sans jamais
J’aime mieux l’empereur d’Autriche. Celui-là au moins vient dépenser eu Franco la bonne galette que lui fournissent ses sujets et quand il quitte notre pays il s’en déclare enchanté, comme la Flûte de son compatriote Mozart.
-SS- II n’est pas jusqu'à la reine régente de Hollande qui, pour faire sa cour à Casimir, mot à la porte du Parlement los députés de son pays et les traite comme de vulgaires opportunistes français.
On assure à ce propos que M. Carnot aurait l’intention d’adressor à la mère de la joune reine W’ilhelmine tous ses compliments et l’expression do sa sincère amitié.
O’ost effrayant ce que notre président consomme d’amitié et do télégrammes dans ses relations avec les têtes couronnées do l'Europe!
Mais ça nous pose, aux yeux des nations ! Et cela nous va si • bien de poser !