‹ Le chambard socialisteChapitre 208 sur 412 · AUJOURD HUI · texte numérisé non relu

AUJOURD HUI

L’azur fip notre firmament s'est rouBèplé. nu fond fie l'Orient dorp, la sarabande des lu|’omlelles se déroula et nous appçjgtâf des gerbes de soIeU, des rayonnements de joie, de sapté et d'amour.

Que la ni(ture est bonne en cas pramîiifes allégresses ! La terre j»$ire ses flancs ponp reiifire pu ceptuplo les trésors de yio que l'tapianité laliprifuso lui a cppljès.

|."«raüj||Cs mx PFandii's •|||,|. „iW I™ arlilv. sont en révolu tjpp : leupg bourgeois explosent, de§ mitrailles de fleurs s'abattent sur les buissons; les rameaux arborent les couleurs de l'Espérance, la prairie pavoise et les cieux s’illuminent pour la Grande Fête.

L'hiver est en déroute; les autans pernicieux battent en retraite. Plus de douleurs, plus de soucis, la victoire reste au Printemps.

Salut aimable et généreux conquérant, dont les batailles ne coûtent, point de larmes ni de sang et qui apparaît a tous comme le libérateur armé seulement do bonté, de justice- et de gaieté.

Les méchants eux-mêmes subissent ton influeÿpg. Ils suspendent une minute leur œuvre néfaste pour applaudir à ton retour. Les cœurs les plus racornis frissonnent, quitte à sc sécher de nouveau et à refaire leur provision de fiel.

Il n'est personne qui demeure insensible à tes charmes. Raynal, cette immondice de notre espèce, qui comme tous • ceux de sa race a les pieds aussi mauvais que l'âme, soupire le soir en retirant ses chaussures : Ah ! voici la chaleur; je me sent vivre !

Chacun te souhaite la bienvenue à sa façon. Pour nous socialistes, tu es le symbole immortel, ta loi est notre loi, ta chanson, notre chant de guerre.

Tu dis : aimez ! et G’èst l’ainour qui nous mèue.

Tu ne connais ni maître ni esclave. Nous n’en voulons plus.

Tes biens appartiennent à tous. Nous n’acceptons pas qu'il y ait de par le rqonflc un Seul déshérité.

Tu pe distingues point entre -le§ hommes; l’humanité entière est ta famille. Nous n'otablissoRs, aucune hiérarchie entre les fils de la Terre. Au-J)amH*et-de- la vio.qpus demandons une place égaie pour chacun de nous. Notre code social tient en cette phrase : tin pour tous, tous poni: un.

Tu es le Rédempteur attendu. Notre Révolution sera la Rédemptrice'.

Tu mets un baume salutaire aux blessures faites par l'impitoyable hiver. La Révolution nous guérira dés maux atroces qui nous déciment.

Tu es le salut des faibles, tu redresses le brin d’herbe courbé sous le joug, terrorisé par les frimas. Nous n'appelons la Révolution que pour rendre aux travailleurs asservis leur dignité, leur droit à l'orgueil. Nous ne la . prêchons que pour leur apprendre à relever la tète et â regarder lâ-haut.

Tu chasses les loups dévastateurs. Elle nous dobarassera dos bêtes malfaisantes qui paginent au nom de l'iniquité ut voient les pauvres gens.

Tu es la revanche du beau sur le laid, du bon sur le mauvais, -de la fraternité sur l’égoïsme, de l'amour sur la hame.

La Révolution ne sera pas autre. Elle dissipôra de sou souille irrésistible les agents de discorde; de cette société avilie, elle fera sortir une société libre et fraternelle. Où règne l'oppression, elle instaurera l'égalité.

Printemps ! ton soleÿ est notre soleil : la venue annonce fa venue de notre Ij.oyolut.iou.

Salut Printemps!

Gérault-Richard.

Ah ! M. de La Palisse...

L’iljuslrg Jounurt vient dladoptor plusieurs projets de Môtrnp Ifittiji. bnyiW surs que ça lui coûtera moins cher que d’adopter i nombre égal d’oitfauis.

llubost trouve plqs profitable et moins périlleux de monter le coup à ses contemporains, qu’en fihilon. C'est d’ailleurs ce qui noyé fqrqpra, unjoûr ou l’autre, à le lui enlever.

Lès ddnntéa du Ventrese moquent un do leur siècle, pourvu qu’ils le soient

de n’ètro pas compris r dos listes d’acliiui-

Je sais, pourquoi les bourgeois capitalistes ne veulent lias se UiSWiS d° leurs bras. Ils auraient pour de devenir manchots.

Un auditeur, interrompant. — Vide donc, vieux farceur»! .jt cette iemme que vous vous êtes offerte moyennant une promegtjp (|() mariage ? Vous lui avez manqué de parole et elle «lent dp (je tjjor do chagrin. Parlez-nons-cn donc un peu !

Le Don Pasteur. — Horreur ! horreur I je vous le demande, tyjpg trps chers frères, pouvais-je épouser une iemme sans le sou r

/.'interrupteur. — Taisez-vous donc ! c’est vous qui êtes jjj|p vieille horreur, comme tous vos pareils : Jésuites à robos coimos ou longues, catholiques, ^testants pg rabbjos. Votrg fip|i Ojey s’appelle ja Pièce d<? cent spijs, c’eff pourqufl^ |es bourgeois pyiisiis, ventrus, sans eutraillos, sans qqpscionce et sçns pj^ur, ypyg estiment et voup snhyemiounepi. Vpi(g. vos bons dieux, ÿps saiqtps Vierges et vos fidèles, c'est clique, iiynpcqsie, canaille et Cio.

i-e lion Pasteur. — Mqlédiciipu sur vous. infi\|np bl^phétpptoiir !qno l’œil fig pieu sp fjjjjourpp fie voijs! que son tonqprro

Lintarruplenr se fève. — Je l!ai apclquo paj t, l'cpjl do l)ipi). Quant il son tonnerre, c'est pas lai pp|no do le iléraugpr. J’pp jfi un sur wj'i- (Ce dispnt, le lt)fté,h(5!MœIJF Ipit pptonfirp' P» soqofli nia rien fitangolique. H sort).

Le Bon Pasteur. — Jles chers frères, nous allons purifier le Temple.

Le DctfeUH. — ïj en a besoin.

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