LE DÉPUTÉ AUX CHAMPS
Travaillez en paix. Le gouvernement vous assure l’ordre et la tranquillité.
Il est ben honnête. J’aimerions autant qu’y nous assure un morciau de pain tous les jours.
Silence aux Pauvres !
En prévoyant que les lois Sites de préservation sociale, atteindraient moins les partisans de la dynamite que les socialistes, nous étious dans le vrai. Tous nos soupçons sei. trouvent confirmes un à un, fi mesure que l'encombrement dos prisons nécessite la mise on liberté des citoyens, Victimes de l'artitraire policier.
La semaine dernière, les portés' de. Mazas s’ouvrirent pour vingt prisonniers. L’un d'eux m'a raconté les péripéties de sa détention. Il fut cueilli un matiu du mois do mars, à Titube, par le commissaire de police de la ville 4c banlieue qu'il habite depuis plusieurs années.
Celui-ci exhiba le. lhandat d'amener qui portait : As.sOciation de malfaiteurs. La perquisition à laquelle il sé livra amena Ta découverte dé quelques numéros de la Petite République et du Chambord. Ce fut tout le butin.
Après uno semaine d'attente, notre camarade comparu I, devant le juge Meyer.
— Vous êtes inculpé d'appartenir à une association de malfaiteurs.
— Ah ! Laquelle?
— Mais... vous le savez bien.
— Non.
— Voyons, ne cherchez pas à égarer la justice. Vous fréquentez les réunions publiques .et vous v prenez la parc Ifc.
— Je ne savais pas que ce fut uu délit de pratiquer les libertés reconnues par la loi.
— Ce n’est pas ce délit qu'on vous reproche...
Et le juge parcourut le rapport de police. Il dénonçait l'inculpé comme faisant partie d’un groupe du parti ouvrier, comme orateur socialiste et révolutionnaire ; ajoutant que., dans maintes rencontres, il avait .controversé avec les anarchistes. ,
— Je vois, dit-il, que vbtis'nc comptez pas en effet dnus les groupes oùl’on prêche l'emploi des bopibeg comme moyen. de propagande.
— C'est exact, répondit le camarade. Je réprouve les actes individuels, qu'ils portent atteinte A la vio ou fi ln chose d'autrui. Je suis socialiste, par conséquent, ennemi d'un état économique où les hommes exploitent les hommes pour vivre d'eux. Révolutionnaire, j’attends, do T’effort collectif, le renversement de cotte société inhumaine. Mais je ne saurais admettre que, sous prétexte d'escompter l’avenir, on pratiquât le vol et l'assassinat, c’est-à-dire les vices inhérents au milieu bourgeois. Ce n’est pas en.perpétuant ces vices qu’on les fera disparaître. Je ne crois l>as fi l'homéopathie en matière de rénovation sociale.
— C'est bien, fit le juge.
Et notre homme fut reconduit fi Mazas. Quinze jours après, nouvel interrogatoire.
— S'ous vous êtes rencontré dans les Venu ions publiques avec des anarchistes. Les éonnaissez-vous? (
— Non.
— Si.
— Je vous dis: non. Et quand même; attendez-vous de moi leurs noms et leurs adresses? Vous vous trompez grossièrement, alors.
— C'est la seule manière d'étabir votre innocence,
.-T- Je n’ai plus à l’établir. Votre commissaire de police ✓•'l'a reconnue; vous-même n'en doutez plus. Si je suis ici, pendant que ma femme et mes cinq enfants errent dans les rues à la recherche de quelques erofitos, c'est que des •' ennemis inconnus m'ont dénoncé.
Le juge répondit ces mots :
*— Votre premier ennemi c'est vous-méme. Vous rives du tort .de vous occupe)- de politique.
' Notre camarade' fut rendu à sa famille en détresse, ,1e surlendemain seulement. Il avait payé d'un mois de •Mazas, le crime de s'occuper de politique. Sa femme et ses enfants l’avaient expié avec lui. Sans l’aide de voisins charitables, les malhoureux seraient morts de faim.
A sa sortie de Mazas, le criminel en question se rencontra avec vingt autres.- Tous sans .exception professent des opinions socialistes ,et anti-anarchistes. Tous sans exception avaient entendu de la bouche' du juge Meyer les paroles latidiques : Vous (irez le tort de vous occuper de politique.
. Vingt-trois années de République, de luttes sanglantes, d’héroïques efforts, de dévouement soutenu, de foi, d'espérance, d'abnégation, vous ont. amenés, ô travailleurs ! fi cette mise eu demeure ;
Silen
La parole n'appartient plus qu’aux millionnaires, E peuple devra se taire jusqu'à ce que s’élève la voix canon d'alarme. Alors il parlera pour condamner ceux ift»n contents de lui voler son pain, veulent encore yiJler son âme.
Gérault- Richard.
• LES- TBOIS-HUIT
U excellent ehoz les a'
, On ppnt lire celle at'ti nmi'iTon ullroli . lwmt'gooïs. Que si on leur tjemando pot autres pennies no saurait quo nous :
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ii ce qui eonviem u , ils répondront qu’t
i Pôle
■ lu journée de liuii heur
vol exemple pour l’arsenal do Spandau.
C’est admirable! s’éeriohl le Figaro, les I) tuais il faut admirer de loin. Ils n’osent pas aji français leur parait trop bête pour imiter les a . leurs restrictions ne signifient p'as antraebose.
Bon pOpulo ganlois, couibïences hommes là l'estiment et l’aiment
{.et lu Temps,
■ que le peuple , peuples, mais ■