‹ Le chambard socialisteChapitre 236 sur 412 · A CE PAUVRE · texte numérisé non relu

A CE PAUVRE

Quand, pour me dérober aux clameürs de l'orage, Jeyiens me reposer dans mon petit village A l’ombre des rameaux épais;

Quand, versant dans mon cœur les larges rêveries,- Je viens redemander aux fleurs de nosprairies Un peu de silence et de paix;

Quand sous les verts taillis, pleins du frisson des ailes, Je viens chercher l'oubli des luttes éternelles Où la liberté m'appela;

O mon Joyal ami, cœur honnête, aime forte!

Je ne manque jamais de frapper à ta porte Et de te crier: — Me voilà !

Car, tu combats aussi pour l'idéal suprême;

;Car j'aime ta parole austere comme j'aime La douce fraîcheur de nos bois;

Car nous allons tous deux liant la nuême gerbe; ■ Etj’Iionore. pensif, ta pauvreté superbe Qu’on (e reproche quelquefois.

Va, lajsse sous tes pieds grincer les basses haines! Marche horsdu sentier des lâchetés humaines!

Rêve, plane, prends ton essor!

Et méprise avec moi dans ta fierté robuste Les modérés ventrus, ces faux prêtres du juste A genoux devant le Veau d'or !

Il faut dans toute armée une phalange ftère Qui, bravant la mitraille et marchant la première. Entrant les lourds escadrons.

Eh bien! soydns-de ceux qui, hardis dans la lutte, Soittqu’on lés applaudisse ou qu’on les persécute, Marchent à côté des clairons!

Après les.durÀ combats et: les saintes revanches,

Nous irotfs nous asseoir ensemble sous les branches,.

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