OU LA SEMAINE DES SIX BANQUETS
e déléga-
M. Marty, ministre duc ,
Gon des viticulteurs de P. luc/e, son département*
lui apportaient l’écho poli des lamentations do leurs compatriotes. L’éloquence des côtelottes de M, Mir, sénateur, les élans persuasifs de la redingote do M. Gauthier, non' moins sénateur; les exclamations enflammées do M. Bourde qui porte justement ce mot et une calvitie de Sahara; la silencieuse logique de M. Barré dont l’intellect justifie le nom. ot qui outrago la mémoire du roi lin et galant Henri IV, en lui empruntant sa physionomie; les ploiements d’échine de M. Bes.lîére, le bien nommé, ont remué le ministre jusqu’au fond dolMmc. M. Turrel protégeant les derrières de la délégation1 a fini de le pénétrer de la nécessité qui s’impose à lui de faire quelque chose ponr le commerce.
Demeuré en tête-à-tête avec M. son Fils, dit le Mourzouek do la (iiro/tr-tfiro/la de Mouteluaard, M. - Marty cherohe à prendre """ résolution virile. La conversation suivante, sténographiée
•lus stricte e y parvient, ce n’est pas sans mal.
■e Marty. — Mon fils, regardez celui auquel v
ingl-quairo ans et lo nom que vous portez. Vous voyez homme d’Etat aux prises avec les responsabilités de sa charge...
/•<■' fil» Marty , rigolo. — Oh! p’pa votre charge est moins ter blc que celle dos cuirassiers do Reisoltoffen. (Fredonnant) :
à-bas,
Le père Màrty. — Noble enfant ! Gomme jo reconnais hier ce sang généreux que nous léguèrent nos aïeux. Mais laisser ses romimseonsoB généalogiques et bolliquettsos. D’autres laut (ont a cueillir dans l'arène oit je marche appuyé sur toi, mou bnton de ma vieillesse.
fils,
Le fils Marty. - Le pétv Marty. — Le commerce est dans lo marasme, la viticulture gémit dans la détresse. Il m’appartient, on ma qualité do membre du grand ministère Casimir Périer, do revivifier ces deux branches de l’arbre national. Que faitt-il pour cela ?
Le /ils Marty. — Je mo le demande, i 1 Marty. — 11 faut nous m
n per.
Le père Marty. N’agitez pas ce problème pharmaceutique mon hls car. ; ospere que vous n’avez plus à vous en servir. Je reprends : 11 faut, en nous montrant partout, en nous prodiguant sur tous; les points du territoire, ramener la prospérité qui semble déserter nos foyers. •
Le /Us Marty. — Chouette "papa ! vous êtes éloquent, comme i...e proclamation ue Bonaparte. Quel pays honorerez vous de
Le père Murty. — Comme ministre, je me dois à la France entière Comme député, l’Aude a des droits sur moi. Comme vaïï mè d.'uTîior ’ J° "‘° d6V"?'8 aux mk'r(hs •do canton. Jo
Le /ils Marty. — Faites pas ça, papa. Vous pourriez vous fausser un membre. Un accident est si vite arrivé.
Le père Marty. — Mon fils, chassez de votre ;îme ces accès de
pusillanimité. Soyez romain, enfant de ma chair.
“ ,Ie VÛ,U hkm ,Ure romainr mais que dira Car-
l.e pire Marty. -» Carcassonne se taira poux mieux vous admirer. Or donc, le conseiller général se rendra dimanche prochain •dans cette ville J y proclamerai dans un banquet démocratique les bienfaits de l Espnt nouveau.
Le fils Marty. — A qui en emprunterez-vous.?
Le père Marty. — Mais... à . Spuller parbleu! C'est lui Jo
fils Marty. -
a a peut-être pus trop pour sa familjo et
AU TEMPS DE LA COMMUNE
Souvenirs d'un vieil insurgé